Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 18. (Budapest 1961)

RADOCSAY, DENIS: Le probleme des confins de la sculpture en bois gothique de Hongrie. II.

s'efforçant de rendre plausible son origine médiévale plaide plutôt pour une date plus tardive. C'est la Pietà de Sümeg récemment découverte qui nous aide à exactement dater les quatre Pietà de la Zips, situées entre des larges limites chronologiques. 21 Selon l'histoire manuscrite de l'ordre des Franciscains, la statue de Sümeg a été sculptée en 1653. Rien ne nous amène à douter de la justesse de cette date, bien que l'auteur du cahier Sümeg de la série de publications traitant de nos monu­ments historiques, l'ait mise en doute en se basant sur une note du XVIII e siècle, même qu'il ait pensé justifier son origine médiévale en rappelant sa ressemblance avec le bas-relief de Spissky Stvrtok —Csütörtökhely et l'Ermite de Zalaszentgrót. 22 Sa mise en parallèle avec la statue de Spissky Stvrtok est juste, or l'Ermite de Zala­szentgrót n'a rien a voir avec la Pietà de Sümeg, ni avec le groupe de la Zips. Il est indubitable que le style des Pietàs de Sümeg et de la Zips est issu de la même source, et que leur sol vital était la tendance gothisante du XVII e siècle, même, leurs traits de parenté permettent de supposer qu'elles ont été en rapport étroit l'une avec, l'autre. Connaissant la diffusion en Transdanubie, relativement rapide, du style baroque et la vivacité des traditions gothiques survivant dans l'art de la Haute Hongrie, il est logique de supposer que cette influence soit arrivée en Transdanubie de la Haute Hongrie. Il découle de cette supposition que nos Pietà de la Zips ont dû précéder la statue de Sümeg exécutée en 1653, ou du moins qu'elles doivent dater du milieu du XVII e siècle. Ainsi l'incertitude qui s'est présentée dans leur datation, entre la seconde moitié du XIV e siècle et 1720, diminue, et la limite de 350 ans peut être réduite à une ou deux dizaines d'années. Ce phénomène peut être démontré, à côté de la Haute Hongrie, connue jusqu'à présent comme la patrie des tendances gothisantes, en Transdanubie également. Il est donc probable que ce phénomène avait accompagné dans une mesure plus ou moins grande la sculpture Renaissance tardive ou le baroque naissant dans tout le territoire de la Hongrie ; fait dont té­moigne un second, représentant du type commun transdanubien, la Pietà de pierre de Fertőszentmiklós, sculptée en 1676 et publiée dans le volume de Sopron (p. 522, fig. 534) de la série topographique de la Hongrie. La Pietà visible dans la nouvelle église de Vrutky —Ruttka, ne fait pas partie de l'ensemble de nos statues de la Zips, il nous semble pourtant utile d'en faire brièvement mention. Selon la remarque de Divald, à l'église de Vrútky se trouvait une statue de Saint Jean et une Pietà. 23 La première peut être aisément identifiée 21 K a m p i s, A.: op. cit. p. 69, n'ayant pu examiner de plus près la Pietà qui était disposée très haut sur le maître-autel baroque, dans une armoire vitrée, la date condition ­nellement des environs de 1420 —1430. "Végvári, L.: A sümegi Maulbertsch freskók (Les fresques de Maulbertsch à Sümeg). Budapest, 1958. p. 11, fig. 4. L'histoire manuscrite de la maison conventuelle ne peut être retrouvée à Sümeg, elle se cache évidemment quelque part. 23 D i V a 1 d, K.: Csúcsíveskori szárnyasoltárok Bars és Turóc vármegyében (Retables de l'époque ogivale dans les comitats de Bars et de Tuióc). A Magyar Mérnök és Építész Egylet Közlönye XLV, 1911. p. 553. C'est ici que nous signalerons que la date de l'autel du Calvaire de Sväty Ján—Szentivány était jusqu'à nos jours problématique. Myskovszky mentionne en tout que dans le tabernacle sont visibles un calvaire à trois personnages et sur les volets les images des quatre évangélistes sur fond d'or, et qu'à la place de son tympan se trouvent des tableaux provenant d'un autre autel. Sa description ne permet pas même de savoir si le calvaire du tabernacle est taillé ou peint. (Liptó megye középkori építészeti emlékei. — Les monuments de l'architecture médiévale du Comitat de Liptó. Archaeoló­giai Közlemények XI, 1877. pp. 17, 18.) Dans mon livre (A középkori Magyarország tábla­képei — Les tableaux de chevalet de la Hongrie médiévale. Budapest, 1955. p. 432) ce ne sont que les volets considérés comme médiévaux qui, d'après Myskovszky, figurent à Sväty Ján—Szentivány. Je cite les deux tableaux triangulaires dy tympan sous le nom do

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