Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 18. (Budapest 1961)

PUPPI, LIONELLO: Une ancienne copie du „Cristo e il manigoldo" de Giorgione au Musée des Beaux-Arts

32. Maître vénitien d'après Giorgione. Gravure sur bois Velencei mester Giorgione után. Fametszet opportun de discuter ici. Re­marquables, plutôt, pour nos fins, certaines variantes. Les plis du manteau du Christ sont accentués et, en quelque sorte, roidis et géométrisés à l'attache de la manche, tandis que l'avant-bras est tracé au dos du bois, bien visible, de la croix, avec le résultat d'un éloignement en profondeur de la scène ; l'inclination de la tête du Porte-croix sur l'hu­mérus est sensiblement accen­tuée ; en outre le dos du larron apparaît davantage re­tordu, presque tourné vers le spectateur, et les profils des deux personnages aux extré­mités du tableau sont com­plètement changés ; écrasé, camus, celui de l'homme de gauche, privé de la barbe et complété d'un grand turban celui de l'homme de droite. 9 Le frontispice de Celebrino qui reporte, substantiellement enrichie dans la com­position, la lunette avec le Père éternel (fig. 30), semble plus fidèle à la représentation de S. Rocco que la xylographie de 1520, quoique le personnage de gauche ait été avancé jusqu'à présenter presque en entier le buste, et que le larron ait été placé nettement de profil. De toutes façons la chronologie du volume, non exprimée, est difficile à préciser ; mais nous pouvons accueillir avec une certaine tranquillité l'in­dication offerte par un spécialiste indiscuté, tel que d'Essling 10 et admise par Richter lui-même, de 1525 environ. Quelque, peu plus tardive est la xylographie anonyme du frontispice de la réimpression de «Li stupendi et marauigliosi miracoli» (fig. 31), laquelle dérive sans aucun doute, non certes du tableau, mais de la copie qu'en a tiré Eustachio, répétée en termes schématiques, ligneux et plutôt grossiers. 246. La lunette et le cadre furent probablement ajoutés au cours des embellissements de 1519, rappelés ci-dessus. 9 Je ne crois pas qu'il vaille la peine, à ce point, de proposer l'hypothèse que les personnages sur les côtés du tableau se présentent à nous aujourd'hui refaits, et qu'ils furent à l'origine tels qu'ils sont présentés par la xylographie : il vaut mieux penser, précisément, que la xylographie apporte des changementes à la composition originelle. 10 E s s 1 i n g, P. de: Les livres à figures vénitiennes. III. Paris—Florence, 1909. p. 538.

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