Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 16. (Budapest 1960)

VARGA, EDITH: Contributions a l'histoire des modeles de sculpture en stuc de l'ancienne Egypte

de l'Ancien Empire et de l'intermède amarnienne ont marqué une étape du travail créateur, servaient, à la fin de la basse époque et à l'époque ptolémaïque, de modèle à des tailleurs de pierre qui, n'étant pas qualifiés, n'ont pas exécuté un travail individuel. * * Passant en revue sommairement le rôle que les moulages de stuc avaient joué dans les trois grandes périodes de l'art égyptien, dans l'évolution de la sculpture de portraits et dans les changements du style, on voit que les noeuds de l'épanouis­sement et du déclin des moulages se situent à l'Ancien Empire, à l'époque amarni­enne, à la basse époque et à l'époque ptolémaïque. Au temps des IV e —VI e dynasties la tête de stuc, évoluée des masques mortuaires — telle que la sculpture de portraits de l'Ancien Empire — était strictement sépulcrale ; le portrait sculpté était l'un des moyens pour assurer la vie dans l'au-delà du défunt. Le moulage fixait l'étape entre le masque et le portrait achevé, où le visage, tout en conservant les particularités physionomiques, sera l'expression du type de l'époque. Le procédé commençait chaque fois au début, les têtes sont donc, malgré les marques communes du style, des oeuvres individuelles. Les moulages servaient aussi à conserver le style traditionnel, mais, justement par leur caractère individuel, ils ont en même temps développé l'habileté des sculpteurs. Bien qu'on continuât à faire des portraits d'après les masques mortuaires, les masques de stuc étaient, à l'époque amarnienne, eux aussi importants, car ils permettaient d'étudier d'une manière plus variée le visage de l'homme vivant. Les moulages sont les témoins de cette connaissance et des efforts faits pour trouver une expression nouvelle, indirectement -— d'après les études de têtes — ou direc­tement — en exécutant le masque lui-même — et ont joué ainsi un rôle de première importance clans le développement du style. Les modèles de sculpture, de genres et de thèmes très variés, de l'époque saïte furent inspirés en premier lieu par la reprise des traditions tombées dans l'oubli, ainsi que par l'étude du style et de la technique des oeuvres anciennes. Et, tandis que d'une part leur diffusion était encouragée par la tendance archaïsante de l'art, d'autre part, ces études ont conservé le caractère archaïque. Cette tendance a nécessairement résulté le raidissement du style, qui, naturellement, ne ressemblait qu'en quelques traits forcés et superficiels aux modèles de l'Ancien Empire : quant à son essence, il devint de plus en plus sec et conventionnel. A la fin de la basse époque on a vu se constituer un schéma de la représentation humaine — en premier lieu des effigies de rois et de dieux — qui servait de directive aux sculpteurs. Dans l'exécution des modèles de sculpture un nouveau procédé est passé en habitude qui était l'opposé du procédé habituel à l'Ancien Empire : à la place de la typisa­tion du visage, c'est sur les types mêmes qu'on a effectué à l'époque ptolémaïque de menues modifications au profit de la personne représentée. Les modèles cesseront d'être des études et le travail créateur individuel cédera sa place au travail méca­nique. Tout ceci augmentait le nombre des modèles, surtout des moulages faits d'après ceux-ci, et accélérait leur diffusion. Le tailleur de pierre en copiant, pour ainsi dire d'après le moulage reçu, la tête dans la pierre, a cessé de faire un travail artistique indépendant, et le moulage, qui, autrefois avait conservé, développé et formé le style, l'a, au contraire, raidi. La vaste diffusion des têtes de stuc a radi­calement uniformisé le style conventionnel de l'époque ptolémaïque, style que la sculpture égyptienne sera désormais incapable de faire revivre. EDITH VARGA

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