Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 15. (Budapest 1959)

MOLNÁR, SUSANNE: Remarques sur quatre dessins de Camille Corot

REMARQUES SUR QUATRE DESSINS DE CAMILLE COROT Le Cabinet des Dessins du Musée des Beaux-Arts conserve dans sa collection de dessins français du XIX e siècle, quelques oeuvres importantes de Corot. Ces des­sins ont été exécutés, ainsi que les tableaux de Corot de notre Musée, dans de diffé­rentes périodes, et permettent de suivre presque toute la carrière de l'artiste. Bien que l'oeuvre dessiné de Corot soit inséparable de son oeuvre peint, le dessin ne fut pour lui pas seulement un moyen subordonné à la création du tableau, mais un genre indépendant qu'il a beaucoup chéri et dans lequel il a apporté, comme aussi dans sa peinture, beaucoup de neuf. Il ne fut à son époque, et même longtemps après sa mort, pas dignement apprécié comme dessinateur, or bientôt on lui rendit justice et les musées et les collectionneurs s'empressèrent d'acquérir ses feuilles. 1 Les quatre dessins à la connaissance desquels nous nous proposons de contribuer par quelques nouvelles données, sont passés au Musée des Beaux-Arts de plusieurs collections privées hongroises avant la première guerre mondiale et entre les deux guerres. 2 Le dessin de Corot, le plus longtemps en possession du Musée, est l'un des sou­venirs de son premier voyage d'étude en Italie (1825—1828), un lavis d'encre de Chine, portant le Colisée pris de plusieurs vues (fig. 36). 3 Malgré qu'il ne figure pas dans le catalogue de Robaut, l'esquisse exacte du tableau intitulé « Vue du Colisée » (1826) que la feuille porte sur sa zone supérieure, permet de le dater en toute évi­dence. 4 Le Colisée était, dès le premier mois de son séjour à Rome, son sujet favori qu'il représentait sur nombreux dessins et toiles. Parmi toutes ces versions c'est cette dernière toile qui est la plus mûre. Il la légua, avec son pendant, le tableau représentant le Forum Romain pris du côté des jardins Farnèse, 5 « au Museum », en indiquant par ceci que parmi ses oeuvres de jeunesse c'est celles-ci qu'il estimait les meilleures. En effet, c'est ce tableau qui lui apporta l'estime avec laquelle il 1 Sérullaz, M.: Camille Corot. Quatorze dessins. Paris, 1939. 2 Les données relatives aux dessins sont tirées du catalogue manuscrit d'Edith Hoffmann. 3 Feuille d'esquisse portant le Colisée pris de plusieurs vues. Étude pour le tableau du Louvre peint en 1826. Marquée du cachet de la succession. Encre de Chine, plume et lavis. 301 X 431 mm. Don de François Kleinberger. N° de l'inv. 1911 — 229 ; R ó z s a f f y, D. : Une exposition de dessins français du XV e au XX« siècle au Musée des Beaux-Arts de Budapest. Le Bulletin de l'art ancien et moderne. 1933. p. 382 — 383 ; P a t a k y, D. : Von Delacroix bis Picasso. Budapest, 1958. p. 6, 15, pl. 18 ; Exposée aux expositions d'oeuvres graphiques du Musée des Beaux-Arts. 1918, 1933, 1934, 1936, 1943. 4 Cat. du Louvre, n° 140. Papier collé sur toile. 28x48 cm. Signé : Corot Mars 1926. Sur le revers : Au Muséum. — Robaut, A. : L'oeuvre de Corot. II. Paris, 1905, n° 66. 5 Vue du Forum Romain. Cat. du Louvre, n° 139. Papier collé sur toile. 28x45 cm. — Robaut, A. : op. cit. IL n° 67.

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