Szilágyi János György - Kaposy Veronika szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 8. (Budapest, 1955)
KÖRNET, EVE: La LXXXVIIIe exposition du Cabinet des Estampes. Nouvelles aquisitions II.
LA LXXXVIIP EXPOSITION DU CABINET DES ESTAMPES Nouvelles acquisitions IL C'est pour la deuxième fois depuis 1954 que le Cabinet des Estampes du Musée Hongrois des Beaux-Arts organise une exposition de ses nouvelles acquisitions. Le matériel de la première exposition était composé de dessins et gravures étrangers et hongrois, exécutés avant 1919 et collectionnés de 1945 à 1951. Cette deuxième exposition présente des oeuvres hongroises rassemblées également depuis la libération, mais exécutées après 1919, le collectionnement d'oeuvres étrangères contemporaines n'étant, dans ces années, pas possible. La collection du Cabinet des Estampes s'est enrichie dans ces dernières années par des achats, par le fonds de la Galerie Municipale passé au Musée des Beaux-Arts, lors de la fusion de ces deux institutions, ainsi que par les dons de l'Ecole Supérieure des Arts Plastiques. Après la libération, la plupart des oeuvres graphiques hongroises furent des dons du Comité d'Achat de l'État. L'exposition actuelle comprend les pièces les plus importantes des acquisitions récentes, même numériquement considérables. L'exposition comprend des oeuvres homogènes quant à l'histoire de l'art, bien que la période qui suivit la libération se soit enrichie de tendances nouvelles ; néanmoins elle ne se propose pas de donner une image d'ensemble complète de l'évolution de cet art et se borne à présenter les compléments importants de la collection hongroise du Musée, comme résultat de son activité collectrice entre 1919 et 1955. Par conséquent, en aménageant l'exposition on n'a pu faire figurer les divers artistes suivant leur valeur, quelques-uns n'étant représentés que par des ouvrages relativement peu nombreux et d'importance moyenne. L'exposition s'ouvre sur quelques oeuvres exécutées avant la date mentionnée, leur importance dans l'histoire de l'art permet cependant leur présentation. Tels sont, par exemple, le seul dessin connu de Joseph Orient, l'Autoportrait de l'artiste qui vécut dans la première moitié du XVIII e siècle ; les esquisses au bistre de Charles Marko aîné, l'un des précurseurs de la peinture hongroise renaissante — ses ouvrages exécutés avec la même technique faisaient jusqu'ici défaut de la collection du département ; les copies à l'aquarelle des oeuvres de maîtres classiques de Barthélémy Székely ; un beau dessin d'Etienne Réti et un d'Adolphe Fényes, maîtres jouant un grand rôle dans l'évolution de la peinture hongroise du début du XX e siècle. La tendance artistique subjectivement progressiste, épanouie aux environs de la première guerre mondiale et continuant à vivre immédiatement après, a connu les problèmes réels de la révolution sociale à travers la révolution des formes ; elle est représentée par les paysages à l'encre de Chine de Louis Tihanyi, dessins fondés sur le contraste dramatique du noir et du blanc. On ne rencontre à cette exposition que rarement les essais multiples des années 1920, qui se manifestent pour la plupart