Szilágyi János György - Kaposy Veronika szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 8. (Budapest, 1955)

DORAI, JEAN: L'exposition commemorative Barthélémy Székely

43. Barthélémy Székely: Les adieux d'Émeric Thököly. 1875. Budapest, Musée des Beaux-Arts. Székely Bertalan : Thököly Imre búcsúja. 1875. Budapest, Szépművészeti Múzeum. certains de ses problèmes artistiques après de longues années. On peut observer dans son oeuvre des efforts souvent opposés, mais toujours conscients, efforts, tantôt parallèles, tantôt luttant l'un contre l'autre. Ses objectifs artistiques sont issus de motifs intérieurs et se sont formés sur le sol des problèmes spécifiques de l'art hongrois, problèmes qui dans sa peinture s'enrichissaient d'une couleur individuelle. Bien qu'il ait adopté, plus que tout autre peintre hongrois, les résultats anciens et nouveaux de l'art européen, c'est lui le premier peintre hongrois dont l'art est in­tégralement issu du sol de la vie nationale. Son indépendance se manifesta déjà au début de sa carrière. Elève, dans les années 1850, de l'Académie de Vienne, il a suivi avec beaucoup de réserve les conseils de ses maîtres, Rahl, Führich, Kuppelwieser, Dobyaschowsky, et Joh. Nep. Geiger, pour s'élever ensuite par ses aquarelles et esquisses peintes en Transylvanie, sa patrie locale, parmi les représentants importants du réalisme moderne. C'est avec une poésie réservée propre à son art qu'il a peint les paysages de tous les jours : les chaumières délabrées, les palissades, les sablières et les berges. Quelques-unes de ses oeuvres portent des notes qui montrent que la franchise de sa vision de la nature était mariée à une volonté artistique consciente. Il note que les ombres sont de couleur violette, que la couleur bleue des nuages de fumée est, dans certaines circonstances atmosphériques, la couleur la plus vive dans le paysage et vire « là où le soleil brille à travers la fumée » au brun. Ces esquisses et notes justifient la constatation d'Etienne

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