Balogh Jolán szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 3. (Budapest, 1949 )
Bíró, Béla: Le portrait de David Rosenthal par lui-meme
dant deux ans, jusqu'en 1839, et vécut à Vienne jusqu'en 1842, vivant de ce que lui rapportait la peinture de portraits. C'est sans doute dès cette époque qu'il prit contact avec Louis Mezey, né la même année que lui, et c'est évidemment pour lui qu'il a peint vers la fin des années quarante, le portrait en question. En 1842 il se rendit à Paris ou il s'installa définitivement. L'atmosphère européenne à cette époque était déjà tendue jusqu'à l'extrême limite et le désir de liberté surgissait des peuples avec une force de plus en plus croissante. Les mouvements révolutionnaires entraînèrent aussi Rosenthal et il maintint des relations étroites avec les cercles révolutionnaires de Paris qui préparaient les événements de 1848. En 1847 il retourna à Budapest, mais n'y passa que quelques semaines. Lors de son séjour, la revue « Der Spiegel » publia sur lui un article chaleureux. 2 Le rédacteur de la revue, Samuel Rosenthal, était probablement un parent de l'artiste et ce fait dut contribuer à la parution de ces lignes élogieuses. Cependant l'artiste ne dut guère apporter avec lui beaucoup d'œuvres originales, car l'auteur de l'article admirait surtout une « höchst gelungene Kopie von Schäfer's berühmten großen Historienbild ». A cette époque Rosenthal a déjà remplacé son petit nom David par celui de Constantin; l'article le désigne sous ce nom nouveau, et ne manque point d'inviter les lecteurs à visiter son atelier : Da der Künstler nur noch kurze Zeit hier verweilt, machen wir Freunde der historischen Malerei auf sein Atelier, Béla-Gasse No. 247, aufmerksam ». Rosenthal, même après être, rentré à Paris, dut plutôt copier que peindre des tableaux originaux. Il ne fut point un artiste fécond — peut être justement à cause de sa participation très active aux mouvements révolutionnaires, et c'est sans doute la raison pour laquelle nous ne connaissons que très peu de ses œuvres. Son portrait par lui-même fut peint probablement à cette époque, entre 1847 et 1851. Après l'échec de la Guerre d'Indépendance Rosenthal ne cessa de lutter contre l'oppression et il maintint des relations étroites avec ses compatriotes réfugiés à Paris, de sorte que rentré en 1851 à Budapest, son retour eut un caractère de mission politique. Au début, on ne lui chercha pas noise ; la revue « Der Spiegel » publia sur lui un autre article chaleureux où l'auteur louait sa perfeciton technique et son inspiration pleine de sentiment. 3 Ce sont surtout ses portraits qu'il relève : « Man preist die von ihm verfertigten Portraits nicht nur der überraschenden Aehnlichkeit halber, was so zu sagen nur von dem äußerem Werthe derselben Zeugniß gäbe, sondern gilt diese Bewunderung vorzüglich der geistigen Darstellung der abzukonterfeienden Physiognomie, der Lebendigkeit und Wahrheit, in denen, wenn wir uns so ausdrücken dürfen, der Innere Mensch abgespiegelt wird, und durch welche seine Bilder zu echt künstlerischen, zu wirklichen Studien werden ». Finalement l'auteur de l'article exprime son espoir que le public visite l'atelier de Rosenthal pour se convaincre que l'artiste est bien digne de toutes sortes de louanges. Mais il était déjà trop tard. Dès son arrivée la police eut l'œil sur l'artiste rentré de Paris, suspect de sympathies révolutionnaires, et peu après il fut arrêté. Il eut encore le temps de passer à un ami ses papiers compromettants, mais malgré cette précaution la police a trouvé quantité de faits à sa charge. Rosenthal n'avait aucune espérance d'être libéré, ne connaissant que trop l'implacabilité des oppresseurs, et il mit fin volontairement à ses jours. 4 Selon un témoignage il enflamma son matelas et fut étouffé par la fumée, selon un autre, il se pendit, selon un autre enfin, il s'empoisonna avec des allumettes à phosphore. 5 2 Der Spiegel. Zeitschrift für die elegante Welt. Redakteur: Sam. Rosenthal. Pesth und Ofen, 1847, Sonnabend, 17 Juli. No. 57, p. 911. 3 Der Spiegel. Politisch-belletristisches Tageblatt. 1851, Donnerstag, 10. Juli. No. 158, p. 631. 4 Wurzbach: Biographisches Lexikon des Kaiserthums Oesterreich, Vol. 27. pp. 33—34. fl Illustrierte Zeitung, Leipzig, Vol. XVII, 1851, p. 147.