Balogh Jolán szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 2. (Budapest, 1948)

IN MEMORIAM - Y. B. (Yolande Balogh): Valentin Vári

de dessins et d'aquarelles, héritée antérieurement de Paul Majovszky, furent pré­sentés au public. En attendant que la collection égyptienne rouvre ses portes la Société des Amis des Musées Artistiques a exposé dans les locaux réparés des objets antiques se trou­vant être la propriété de particuliers hongrois; des marbres, des vases, des bronzes, des terres cuites et des bijoux. A cette occasion un catalogue détaillé et illustré a été également publié. Les frais de la réparation du bâtiment du musée retardent naturellement l'acquisiton de nouveaux objets bien qu'à ce sujet les trois dernières années peuvent également être considérées comme heureuses. La tâche le plus importante de l'année prochaine est de rendre aptes les salle réparées de l'ancienne et de la nouvelle galerie à des exposi­tions permanentes et la salle des graphiques à des présentations changeantes. É. Ö. IN MEMÓRIÁM VALENTIN VÁRI Les temps difficiles qui ont suivi le siège de Budapest ont arraché au Musée son collaborateur dévoué Valentin Vári, restaurateur d'estampes. C'est le comitat de Szepes au passé glorieux qui nous l'avait donné. Né en 1876 à Szepesváralja il avait changé son nom de consonnance étrangère (Wand­rasko) en Vári inspiré par sa ville natale. Il fit ses études dans sa contrée pour venir en 1895 travailler à Pest dans le célèbre atelier de reliure de Ferdi­nand Gottermayer. C'est là qu'il acquit sa grande pratique; quant aux procédés de conservation d'e­stampes, il se les appropria au Kupferstichkabinet de Berlin. En 1909 il entra au service du Musée des Beaux-Arts qu'il servit pendant plus de trente ans (1909—1941) avec un dévouement exemplaire et un attachement touchant. Il fut le bon génie de notre maison à laquelle il veilla consciencieusement. Chacun pouvait toujours compter sur lui. Avec une adresse sans pareille il sut toujours résoudre les tâches qu'on lui confiait. L'excellent mon­tage des dessins et des estampes de nôtre Cabinet est son oeuvre. Mais il acceptait volontiers des travaux en dehors de sa sphère d'action. Il s'occupa de nos tableaux, surtout du rentoilement des peintures; c'est à lui que sont dûs les travaux techniques de l'installation de notre collection de terres cuites antiques et de celle des sculptures médiévales. Celui d'entre nous qui procédait à l'organisation d'une exposition ne pouvait trouver meilleure aide que la sienne. Il apaisait par sa seule présence. Sa figure trapue et ramassée était l'incarnation de la confiance. Il travaillait toujours avec entrain et un soin infini. Son activité empressée rayonnait de la joie du travail; ses oeuvres, même les moindres, resplendissaient de la beauté du labeur. Il rappelait les maîtres des anciennes corporations dont l'esprit sérieux et la morale inébranlable vivaient encore en lui. A la suite d'une telle activité fructueuse il prit sa retraite en 1941. Mais après la guerre il répondit à l'appel du Musée saccagé et s'empressa de lui venir en aide. Bien

Next

/
Thumbnails
Contents