Lenkei Henrik - Kont Ignácz - Bartói Lajos - Kőrösi Albin - Vikár Béla - Vikár Vera: Petőfi könyvtár 27-28. Petőfi a világirodalomban (1911)

Kont Ignácz: Petőfi a francziáknál

68 Petőfi-Könyvtár Pour percer l'infini de ton regard avide, Tantôt des monts hardis tu cherchais les chemins, Et, voyant le vautour qui plane sur le vide, La lyre frémissante échappait à tes mains. Tantôt, près du berger perdu dans la campagne, Tu t'oubliais, tranquille, en face du couchant, Tandis qu'à pas légers, descendant la montagne, Une fille aux yeux bleus chantait son vague chant. Alors ton coeur, gonflé de tendresse et d extase, Désirant tour à tour et la terre et le ciel, Sous un élan vainqueur débordait comme un vase Où la vierge a mêlé la myrrhe avec le miel. O poète enchanteur, beau comme la nature, Harmonieux roseau qui chantais à tout vent, Quoi ! tu ne viendrais plus boire à la source pure Où la blonde Etelka t'attendait en rêvant? Tu ne reverrais plus voler les hirondelles Ramenant dans les bois les songes printaniers? Quoi ! tu n'entendrais plus gémir les tourterelles Qui se pâment d'amour aux appels des ramiers? Mais si le noir tombeau garde ton corps livide, Si tes yeux irrités ne veulent plus s'ouvrir Pour chercher le regard de la femme perfide Qui ne put pas pleurer quand tu savais mourir. Ton grand coeur vole encore sur la campagne libre Où vit le Magyar vaincu, mais non dompté, Ecoutant retentir dans son âme qui vibre, Comme un écho lointain, tes chants de liberté!

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