Baróti Dezső szerk.: A Petőfi Irodalmi Múzeum Évkönyve 1960-61 (Petőfi Irodalmi Múzeum–Képzőművészeti Alap Kiadó, Budapest, 1961)
Balkányi Enikő: Irodalmi emlékhelyeink a Dunántúlon
DEZSŐ BARÓTI LE GOÛT AU XVIII e SIÈCLE Nombreux sont ceux qui reconnaissent dans le rococo un des styles caractéristiques de la littérature du XVIII e siècle. On situe habituellement l'époque rococo de la littérature hongroise entre 1780 et 1800. Par contre, les historiens de la peinture et de l'architecture, eux placent entre 1740 et 1780 l'épanouissement du rococo en Hongrie. Selon M. Baróti le style rococo de la littérature hongroise a fait son apparition à la même époque tant dans la littérature que dans les arts plastiques. L'auteur poursuit sa démonstration en expliquant que ce qu'on appelle en général style rococo est un phénomène complexe. On a donné par exemple ce nom à l'art aristocratique de la société féodale sur son déclin, que d'autres, et surtout des érudits allemands, ont englobé sous cette appellation l'art et la littérature du Siècle des Lumières, M. Baróti démontre clairement qu'il faut faire une distinction nette entre ces deux notions. Faisant cet effort, il apparait que ce que les historiens de la littérature hongroise ont appelé jusqu'à présent rococo n'est pas rococo à proprement parler, mais un phénomène caractéristique du Siècle des Lumières, et qu'ainsi l'époque proprement rococo de la littérature hongroise n'est pas restreinte aux dernières décades du XVIII e siècle, mais elle prend sa naissance vers 1740. M. Baróti appuie ensuite sa théorie par des exemples empruntés aux oeuvres de quelques écrivains marquants de l'époque. (Amade, Mikes, Faludi, Galántai Fekete, Gvadányi etc.) ANNA PÓR ÉLÉMENTS TRADITIONNELS ET FOLKLORIQUES DANS UNE PIÈCE DE JÓZSEF KATONA Le grand dramaturge hongrois du début du XIX. siècle, József Katona a écrit jeune encore une pièce intitulée « Le tabouret de la S te Luce », où l'on fait allusion à une tradition populaire. Cette pièce montre à quel point les traditions populaires nationales ont aidé à la fondation de la littérature dramatique naissante. L'épisode populaire et réaliste constitue la partie la plus interessante de la pièce, conçue au début comme une imitation des « pièces de chevaleries » étrangères. Un lecteur de la pièce y retrouve des types et des scènes bien connus d'après les interludes d'esprit populaire et peuplés de «vilains», interludes des drames représentés dans les collèges. L'emploi de ces motifs et leur mise montre à quel point József Katona s'est rangé parmi les écrivains progressistes. CHARLES MEZŐSI LA JEUNESSE DU « BON VIEIL AUBERGISTE » L'auteur dépeint une période d'une vingtaine d'années dans la vie du père d'Alexandre Petőfi. Cet homme, hardi et entreprenant, avait loué vers 1810, dans plusieurs villes de la Grande Plaine hongroise, des auberges et des charcuteries. Au début, ses entreprises furent couronnées de succès et il aggrandit son magot par l'acquisition de plusieurs petites propriétés. En 1838, par contre, il connut de tels