Varga Benedek szerk.: Orvostörténeti közlemények 145-146. (Budapest, 1994)

KISEBB KÖZLEMÉNYEK - STUDIES, LECTURES - Le Calloc'h, Bernard: Se peut-il qu'Alexandre Csoma de Kőrös soit mort d'une encephalite?

29) Déglutition difficile Il n'en parle pas. 30) Immobilité Il n'en parle pas. 31) Dépression, tendance à la neurasthénie Il n'en parle pas. 32) Déficience intellectuelle D'après Campbell ,,Csoma avait l'esprit quelque peu troublé" au matin du 9 avril. 33) Relâchement des sphincters dans la dernière phase de la maladie Il n'en parle pas. 34) Délire Dans la mesure où il divaguait" et où il ,,n'était pas capable de parler distinctement et avec cohé­rence", on peut affirmer que Csoma souffrait un peu de délire dans les jours qui ont précédé son décès. 35) Coma profond Campbell n'en parle pas, mais puisque Csoma de Kőrös ,,s'est éteint sans agonie" dans la nuit du 10 au 11 avril, il est très probable qu'il est alors tombé dans le coma. En face de cette longue liste de symptômes que connaissent bien les médecins ayant à traiter des ma­lades atteints d'encéphalite et de méningite, il faut observer que Campbell évoque d'autres éléments de diagnostic qui, eux, sont tout simplement incompatibles avec les deux maladies en question. Il s'agit de : 1) Verbosité Le 7 avril, Csoma de Kőrös ,,se soûle de paroles pendant une heure entière", alors qu'il est bien connu que toute sa vie il fut de nature renfermée, taciturne. Cette verbosité soudaine et inhabituelle va à rencontre de tout ce que l'on sait au sujet de l'encéphalite, maladie qui plonge le malade dans le silence et l'hébétude. Si donc Csoma, déjà d'ordinaire peu loquace, avait souffert d'encéphalite, il n'aurait pu qu'être encore davantage taciturne et silencieux. 2) Rémission entre deux accès de fièvre Dans le cas de l'encéphalite et de la méningite, la fièvre ne se manifeste pas par poussées successi­ves comme dans le paludisme. Elle est permanente et a tendance à s'élever à mesure de la progres­sion du mal, mais sans qu'intervienne une période de rémission. 3) // avait le visage cave, les joues creuses Dans le cas de l'encéphalite et de la méningite, le malade a au contraire le visage brûlant de fièvre et plutôt rouge. 4) Son visage était jaune Ni la jaunisse ni la couleur jaune du visage ne sont des éléments de diagnostic de l'encéphalite. Si la fièvre ne vient pas rougir fortement les joues, elles sont ternes, couleur de cendre. 5) Sa langue était couverte d'une épaisse mucosité Ce symptôme fait penser à des troubles gastriques ou intestinaux. Il n'a rien à voir avec l'encéphalite ou la méningite. 6) Sa peau était sèche S'il avait la peau sèche, cela veut dire qu'il ne souffrait pas d'une forte transpiration, mais cela ne signifie pas qu'il avait une encéphalite. Les livres de médecine de l'époque spécifient que, dans la dernière phase de l'évolution de la maladie, le patient ,,est trempé d'une sueur froide". Si nous additionnons à présent l'ensemble des symptômes morbides dont il vient d'être question et si nous les comparons avec ceux qui, indubitablement, sont ceux de l'encéphalite ou de la méningite, le résultat est dérisoire, ridicule. Sur trente-cinq symptômes possibles, nous ne pouvons en retenir que quatre.

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