Antall József szerk.: Orvostörténeti közlemények 86. (Budapest, 1979)

KISEBB KÖZLEMÉNYEK - ELŐADÁSOK - Réti Endre: Haladó nézetek a magyar orvosi disszertációkban (francia nyelven)

sans Vautre, cependant une des deux prévale. Ainsi, nous voyons donc en matière et force toujours l'unique nature semblable à elle-même de divers côtes et d'autres points de vue." [15] Nous mentionnons encore une thèse inaugurale défendue en 1838 par Joannes Nepomuc Pernics-Pericht sous le titre "História vitae et mortis". Il ne parle plus de "Créateur", mais de la "Nature bienveillante, inépuisable en ses secrets". Sa manière de penser réaliste est démontrée par son affirmation d'après laquelle "// est presque impossible de désigner le limite séparant les corps vivants de inanimés." [16] La même attitude est prouvée par sa prise de position, face à l'hypothèse de la force vitale: "La majorité des philosophes admettent V existance d'une force (dont la dénomination peut se varier) qui soutient la vie: c'est la soi-disant vis vitális". Avec les penseurs progres­sistes de l'époque, il répond à cela: "// est impossible que tous les tissus des corps vivants seraient conséquences d'une unique et même force; nous pouvons supposer avec droit que ceux-là sont à attribuer à l'effet plus ou moins complexe de plusieures forces." [16] Comme on le voit ultérieurement, il considère la vis vitális un ensemble de toutes les forces naturelles. Il précise ensuite la nature des forces qui assurent l'origine et la persistance de la vie: „Ces forces appartiennent en leur majorité aux forces générales chemo-mécaniques qui influent sur le monde inanimé avec la différence qu'elles ont une composition particulière dans les corps vivants." [17] Le milieu agit sur le corps adulte et il peut y provoquer des changement méchani­ques et chimiques: "Les influences du monde extérieur se trouvent face à la force propre de l'organisme, à la soi-disant vis vitális; la lutte égalisée de ces deux est appropriée à ce que la force intérieure de l'organisme, par l'usage continuel, se perfectionne, elle augmente continuellement et par cela, elle rend l'organisme encore plus apte pour exé­cuter les fonctions vitales". Il considère aussi le vieillissement comme un processus entièrement matériel, bien entendu, sur le niveau de la science contemporaine, où le rôle des "parties terreuses" (calcium, chaux —R.) bribes de l'ancienne doctrine des éléments, est décisif dans le processus de viellissement : "La composition du mélange des substances formant le corps change tandis que la quantité des substances terreuses assurant la consistance des parties solides de l'organisme s'accroît, bien que lentement, en conséquance, les parties solides du corps deviennent rigides, la section transversale des capillaires devient toujours plus étroite et, finalement, ils se bouchent. Les capillaires ne seront plus capa­bles de transferer les humeurs, ils se transforment ainsi en fibres sans lumen." C'est la cause des troubles dans la circulation et en conséquence, nutrition insuffisante. Ensuite, l'organisme ne peut plus résister aux impacts du milieu, la force vitale s'affai­blit. Les fonctions nerveuses, le coeur, la respiration cessent. La thèse se clôt d'une manière entièrement réaliste, signalant la fin naturelle du processus vital. L'auteur remarque déjà plus tôt que "Ceux qui tendent a forger des théories abstraites, sont contraints à des solutions contre nature." En se posant sur des bases solides, affirme avec la résignation des sages: "Après que la vie s'éteint, le corps humain parvient sous la domination des lois chimiques qui dirigent la nature inanimée. Sa matière de décompose et s'insère dans le monde infiniment varié des éléments pour se mélanger plus tard de nouveau dans un autre corps vivant." Si nous prenons en considération qu'à l'époque traitée, le conservatisme metter-

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