Antall József szerk.: Orvostörténeti közlemények 51-53. (Budapest, 1969)

TANULMÁNYOK - Alföldy Zoltán: Hőgyes Endre kolerakutatásai

la sixième épidémie du choléra dont le nombre de victimes s'élevait presque au' 200 000 personnes. La cause et l'origine de la maladie, la manière de son extension, étaient inconnues, ni la quarantaine l'enrayait. C'est pourquoi le III e Congrès International des Médecins tenu en 1873 rejetait le maintien d'une telle quarantaine en retenant seulement la quarantaine maritime. L'opinion de Hőgyes était que la sécrétion pathologique des cholériques ait une importance extraordinaire quant à l'épidémie et il a étendu ses recherches sur explora­tion des effets morphologiques, chimiques et biologiques d'excrétion cholérique. Il voulait constater si cette excrétion contenait une matière apte à provoquer des symptômes du choléra dans un autre organisme. Il faisait sex experiments sur des chiens et des lapins qu'il a traités préalablement avec sulfate cuivrique et huile de croton afin que les animaux soient débilités par le vomissement et par la diarrhée, puis il les a contagionnés per os avec l'exrétion des cholériques. Ces expirements ne donnaient pas un résultat concordant dont la cause était révélée beaucoup plus tard, notamment que les animaux ne sont pas enclins au choléra s'ils vivent en circonstances naturelles. C'est en 1966 seulement que la méthode était élaborée à l'aide delaquelle le choléra peut être produit d'une manière assez rassurante aux chiens. Hőgyes — conformément à l'opinion de ses contemporains — a supposé, lui aussi, que la contagion cholérique se répand aussi par l'air et il a fait maintes experiments pour la démontrer. Il a construit des mécanismes dans lesquels il faisait les animaux respirer l'air infiltré par l'excrétion cholérique. Ces experiments nonplus, ils ne donnaient pas un résultat univoque. Mais ses experiments les plus intéressants étaient ceux dont le but fût le décè­lerrient des matériaux chimiques supposés dans l'excrétion cholérique. Il explorait à l'aide d'un mécanisme spécialement construit les substances emportées de l'excré­tion cholérique par l'écoulement d'air. Il trouvait que des substances toxiques partent del l'excrétion cholérique, mais si l'air écoulant soit introduit au bouil­lon, beaucoup de bactéries en mouvement vif pullulent en dedans. Nous pouvons supposer que Hőgyes avait obtenu la culture des vibrions cholériques sur ce bouillon,, mais il n'a pas réussi à démontrer leur rôle pathologique. Ces explorations avaient eu lieu trois ans avant les célèbres experiments d'anthrax de Robert Koch et dix ans avant la détection de la vibrion cholérique, alors en un temps quand le rôle pathologique de la bactérie ne tût pas encore éclairci et lex experiments de pionnier faits par Hőgyes étaient encore privées du fondament théorique des causes et de la répandue des maladies infectieuses. C'est pourquoi sont ces experiments très dignes d'être appréciés, autant de plus, parce que ce fût la première oeuvre experimentelle, d'un tel charactère dans notre patrie. Leur évocation est particulièrement actuelle parce que le choléra est depuis quelques années de nouveau en train de se répandre, ainsi que la lutte contre lui prenne une place importante dans l'activité de l'Organisa­tion Mondiale d'Hygiène Publique.

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