Palla Ákos szerk.: Az Országos Orvostörténeti Könyvtár közleményei 15-16. (Budapest, 1959)

Dr. Schultheisz Emil: Pythia thermái

Un peut poursuivre la trace du culte des bains jusqu'au temps préhistorique. Nous découvrons ce culte dans les grandes cultures de l'Orient aussi bien, qu'en Egypte et chez les peuples de la Méditerranée. Parmi les bains connus déjà à l'antiquité on trouve plusieurs (p. e. Baiae), qui jouissent encore aujourd'hui d'une grande popularité. Nombreux, jadis bien connus, sont deve­nus dans le cours des temps impropres à l'usage, ou sont complètement détruits. D'autres encore sont tombés dans l'oubli, pour répartir leur eaux, des siècles plus tard, à la cure humaine. Ces bains recevaient de nouveaux noms et les nouvels usufruitiers ne savaient souvent rien de leurs anciennes traditions. Est-ce possible, que Pythie partageait le sort de ces derniers? Paulus Silentiarius rapporte d'un bain nommé Pythia, qui n'est mentionné ni dans les œuvres balnéaires modernes ou plus récents, ni dans celles de l'antiquité. Paulus Silentiarius lui-même n'apportient pas aux personnages connus de l'histoire, c. à. d. de l'histoire littéraire. Il vécut au temps de l'empereur Justinien, vers 500 après J. C. D'après son nom (silentiarius) il devait être une espèce de secretaire auprès de l'empereur même. 11 était un élève de l'école des rhéteurs à Gaza, où il étudiait les œuvres de l'orateur célèbre Nomos. A son temps il était un poète apprécié, dont le nom était éternisé par une description (ekphrasis) écrite et exposée à l'occasion de l'inauguration solennelle de la Sainte-Sophie, restaurée en 562 (1). Dans cet éloge, enkomion, il nous donne une image artistique des beautés de la Sainte-Sophie (2., 3.). Le fait, qu'il était un des grands poètes de son temps, nous révèle l'ouvrage de son contemporain Agathias. Agathias, à savoir, invite tous ceux, qui s'intéressent à la Sainte-Sophie, à étuder la description de Paulus Silentiarius, laquelle - comme il écrit - ne peut être surpassée en exactitude (4). Dans l'antiquité postérieure, particulièrement au temps de la culture byzan­tine, naquirent des poèmes panégyriques et descriptifs en grand nombre. Déjà dans le programme des Jeux Thessaliens nous rencontrons hors de l'enkomion en prose, celui en vers. Ces enkomions gardaient le souvenir de nombreux bâtiments entre - temps détruits et parmi ceux, la mémoire de plusieurs bains, élargissant ainsi nos notions sur ces derniers. Mais, si l'histoire de la méde­cine ne mentionne pas ces poèmes, l'histoire littéraire les connaît bien et les estime convenablement. Le poème de Stratius sur le bain de Claudius Etruscus par exemple, est aussi bien connu, que ,,1'Hippias ou le bain" de Lucien, qui nous décrit la division et la destination des localités des thermes, ainsi que l'arrangement du bain. Comme nous allons voir, Paulus Silentiarius nous en dit plus, car, dans son œuvre sur les thermes de Pythie, il traite au surplus tout au long la qualité de l'eau.

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