BÁRÁNYNÉ OBERSCHALL MAGDA: A NYÍRBÁTORI STALLUMOK / Bibliotheca Humanitatis Historica - A Magyar Nemzeti Múzeum művelődéstörténeti kiadványai 2. (Budapest, 1937)

VI. LA PLACE DES STALLES DE NYÍRBÁTOR DANS L'ART ITALIEN DE L'ÉPOQUE

- 45 ­semblent ä ceux qu'on trouve sur un dossier des stalles de Santa Maria Novella de Florence, oeuvre de Baccio d'Agnolo. 3 8 Le socle du can­délabre et l'application de comes d'abondances enveloppées de feuilles d'acanthe sur les pan­neaux nos 8 et 4 de Nyírbátor (t. IX, 2; VIII, 2) rappellent une autre partie incrustée de ces me­ines stalles de Florence 3 9 Les deux griffons adossés d'une parois latérale sculptés (t. III, 3), les comes d'abondance tordues, sortant d'un cornet ä feuilles d'acanthe (t. III, 1), le masque stylisé (t. III, 2), la flamme perpétuelle brülant en haut du candélabre (t. III, 3), les trophées du panneau incrusté n° 14, avec le motif de bouclier, se retrouvent tous sur les marqueteries de Florence de Baccio d'Agnolo. 4 0 De plus, les motifs qu'on retrouve sur les armoires de sac­ristie de la Confraternitá San Benedetto Bianco et de la Santa Croce de Florence : des monstres fantastiques se terminant en feuilles d'acanthe, rinceaux symétriques au dessin délicat, „can­délabre" central, figures humaines et animates adossées, perles, banderoles flottantes, trophées, se retrouvent tous sur les marqueteries et sur les sculptures de Nyírbátor. Tout cela prouve l'unité d'esprit de la Renaissance italienne, et la grandé diffusion de ses motifs. A cöté de ces analogies florentines, en certaines oeuvres de l'ltalie septentrionale on trouve aussi de nom­breuses ressemblances avec les stalles de Nyír­bátor. Ainsi les marqueteries de la Chartreuse de Pavie ressemblent ä ce dossier-bas de Nyír­bátor sur lequel se voit une plante ä palmette symétrique et á rinceaux délicats, en couleur sombre sur fond clair (t. VI, 1). Au milieu d'un dossier des stalles de San Petronio de Bologne, oeuvre de Giacomo de Marchis, se voit un phénix en Hammes; la marqueterie a motifs végétaux de l'encadrement contient les mémes rosaces á cinq pétales, avec un enfoncement au milieu, que l'on retrouve mainte fois sur les stalles de Nyírbátor. 4 1 Les dauphins affrontés de la frise de Nyírbátor avec une palmette entre eux (t. XIII, 1—3) se retrouvent tout á fait sem­blables sur les bas-reliefs des bases de colonne du San Antonio de Padoue et sur les stalles marquetées de Santa Maria in Organe, ä Vé­3 8 V. Teirich, Ornamente aus der Blütezeit italie­nischen Renaissance. Vienne 1876, table I. 3 9 Ibidem, table III. 4 0 Ibidem, tables IV et VI. 4 1 H. Herdtie, Vorlageblätter zum Studium der italienischer Renaissance, Stuttgart 1884, t. 9. rone. 4 2 Les armoires entr' ouvertes á claire voie, chargées de livres et d'objets liturgiques (t. XI, 1—2; XII, 1—2), se retrouvent trés sem­blables, entre autres, sur les stalles de Santa Maria in Organo ä Vérone et sur Celles de l'église Monte Oliveto Maggiore prés de Sienne. 43 La sculpture en pierre de Venise, de Bologne et de Florence, et surtout la décoration en relief du füt des pilastres, et celle des panneaux rec­tangulaires quelconques, sont inspirées du mérne esprit que les reliefs de Nyírbátor. Nous rencontrons les analogies les plus pro­ches des stalles de Nyírbátor dans les stalles Re­naissance du Musée de Berlin. 4 4 Ces stalles pro­viennent de l'église de la Madonna di Tiranno, construite par Bramante á Tiranno, petite ville de l'ltalie septentrionale. II s'agit de deux stalles ä cinq siéges chacune, dont le dossier, de mérne que la base des siéges sont incrustés; seuls les accotoirs sont sculptés. Le dossier présente des images d'apötres, de villes et d'armoires ouvertes. Les cötés sculptés des accotoirs, qui séparent les siéges, ressemblent beaucoup aux sculptures de Nyírbátor, en particulier ä la partie supérieure á volute des parois latérales (t. IV, 1—3). Sur les uns comme sur les autres, les volutes avec leur petit bord cannelé, les rosaces dans les enroulements des volutes et les diffé­rents éléments de l'ornementation d'acanthes et de rinceaux, sont absolument identiques. 4 5 Les incrustations des dossiers-bas, avec leurs motifs végétaux symétriques, se rapprochent du seul panneau ä destination semblable, qui nous soit conservée des stalles de Nyírbátor (t. VI, 1); dans le cadre étroit au dessin géométrique on retrouve le mérne rang d'hexagones enfilés sur une baguette, si caractéristique aux stalles de Nyírbátor (t. II, 1). La différence en est que les polygones des stalles de Berlin ne sont pas plats, mais arrondis. 4 6 Sur le livre que tient un des apötres on lit le nom de l'auteur, Pantaleone de Marchis, appartenant probablement ä la fa­mille de Jacopo de Marchis, auteur des stalles de San Petronio de Bologne. Le fait que la sig­nature se trouve sur un livre, nous améne ä nous demander si l'un des noms inscrits sur le 4 2 Meurer, Italienische Flachornamente, Karlsruhe, t. 15—16 et 32-33. 4 3 H. G. Nicolai, Italienische Kunst des XV. Jahr­hunderts, Dresden 1882, t. 33. - G. Ferrari, 11 legno e la mobilia nell'arte italiana, Milano 1904. 1926, p. 94-99. 4 4 W. Bode, o. c. Berlin, 1884. 4 6 Ibidem, t. 1—12. 4 6 Ibidem, t. 14, 18, 19, 25.

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