Pogány Ö. Gábor - Csengeryné Nagy Zsuzsa dr. szerk.: A Magyar Nemzeti Galéria Évkönyve 1. szám. (MNG Budapest, 1970)
N O T K S 1 L'épithète naïf fût employé, pour désigner l'art du douanier Rousseau, dans la nécrologie du peintre, paru dans une revue parisienne, la Chronique des Arts, août 1910. Il a été repris récemment par Hoger Shattuek : Die Belle Époque. Munich, 1955, p. 55. Précédemment, G. Apollinaire analysa, dans le même esprit, la peinture de Rousseau dans son compte rendu du Salon des Indépendants. Revue des Lettres et des Arts, 1 er mai 1908. - Anatole Jakovsky : Les Peintres Naïfs. Paris, 1956. Bibliothèque des Arts. Anatole Jakavsky : La Peinture Naïve. Paris. 1949. fid. Damase. Otto Ilihalji Merin : Die Naive Malerei. (Da Peinture naïve.) Cologne, 1959. Édition du Munt Schauberg. Otto Bihalji Merin : Die Kunst der Naiven in Jugoslavien (D'art des naïfs en Yougoslavie). Beograd, 1958. Éd. Jugoslavia. 1. trienále insitneho uinenia (1 re triennale d'art naïf) Bratislava, 1966. Du 28 août au 2 octobre. Catalogue préfacé par Stefan 'l'kas, chef de la section de l'art naïf à la Calerie Nationale Slovaque. M. Tkaé propose dans sa préface la dénomination Insite Kunst, Insitic art. 'Otto Bihalji Merin : op. cit. chapitre 11 (Kunst ausserhalb Geschichte und Stil) et chapitre 111. (Kunst der Naturvölker-Volkskunst und die Naiven) traite le problème dans cet esprit. 5 Alois Riegl : Stilfragen (Problèmes de style) Vienne, 1890. Alois Riegl : Spätrömische Kunstindustrie. 1893. Vienne. B Sir Herbert Read : A Oonscise History of Modem Painting. (Précis d'histoire de la peinture moderne.) Londres, 1959. Dans la préface, l'auteur déclare d'avoir omis à dessein Rousseau et les naïfs, car il ne considère pas la naïveté de leur style comme une caractéristique moderne. Son étude a été traduite aussi en hongrois : A modem festészet (La peinture moderne). Budapest, Éd. Corvina. 1965. 7 Anatole Jakovsky (op. cit., p. 48-52) range parmi les oeuvres de l'art naïf les tableaux votifs aussi avec d'autres créations du même genre. Ceux-ci sont en effet des œuvres créées quelquefois avec des moyens simples et dont la mode existe depuis plusieurs siècles. Cependant, il ne faut pas oublier qu'ils ne sont pas nés du désir spontané de s'exprimer, de créer une œuvre d'art, désir si caractéristique de l'artiste naïf, mais plutôt de l'application de types iconographiques utilisés aussi par le grand art mis au service du culte chrétien. 8 Paroles célèbres de Rousseau adressées à Picasso et souvent citées par les auteurs de ses monographies : « Nous sommes les plus grands peintres de l'époque, toi dans le style égyptien, moi dans le style moderne. » • Cf. Wilhelm Uhde : Henri Rousseau, le Douanier. Éd. Figuière, Paris, 1911. Willi)Im Chile : Cinq maîtres primitifs. Paris, Librairie Palmes. 1949. 0 Kurt fíadt : Die Kunst Cézannes (L'art de Cézanne). Munich. Éd. Prestel, 1956. 1 Paul Cézanne : Quatre grands panneaux : le Printemps, l'Été, l'Automne, l'Hiver. 1859-1862. Signés du nom d'Ingres. Paris, Musée du Petit Palais, 2 Henri Rousseau écrivit son autobiographie le 10 juillet 1895 pour une publication : « Portraits du prochain siècle ». Le premier volume de cet Almanach rédigé par Roger Coutance parut en 1894 et contient les notices biographiques de quelques écrivains. Un ami de Rousseau, Alfred Jarry y avait la charge d'un mot-rubrique et Rousseau comptait sur son aide pour pouvoir figurer dans le deuxième volume. Mais celui-ci ne vit jamais le jour. •' Henri Rousseau : Autoportrait. Huile sur toile, 146x113 cm. Signé à gauche en bas : Henri Rousseau 1896. Prague, Narodni Galerie. Les auteurs des monographies de Rousseau ne s'entendent pas sur la date du tableau. 1890 est la date la plus souvent avancée. Il se peut que Rousseau se soit mis à peindre en cette année le tableau qu'il a repeint plus tard en écrivant sur la palette le nom de sa seconde femme, Joséphine Nour}'. Il a dû terminer l'autoportrait en 1896 comme il l'a lui-même marqué sur la toile. 4 Ouvrages à consulter sur ce problème : Sources : Wassily Kandinsky : Über die Formfrage « Blauer Reiter ». Munich, 1912. Franz Marc : Geistige Güter, " Blauer Reiter ". Munich, 1912. Ouvrage de synthèse : Peter Seltz : German Expressionists. 1957. Los Angeles. • Camilla Gray : The Great llxperiment. liussian An 1863-1922. New York. 1962. Hairy V. Ahrains. Chapitres l-l V. 0 Expositions : La premiere exposition importante de l'art naïf eut lieu à Bruxelles, en 1958, dans le cadre de l'Exposition Universelle. Après des expositions ont été organisées dans plusieurs grandes villes d'Europe, à Bâle, Rome, Rotterdam, Paris, Linz, Salzbourg, Munich, Baden-Baden, Francfort, Hannover. Partout le public a témoigné un vif intérêt à l'art naïf. 17 Bratislava, du 21 au 23 septembre 1966 : Medzinarodné Symposium o iusitnom umeni. 18 Dans la salle des peintres problématiques ont été exposées les œuvres de Veronika Kokott, de Hambourg et de Madame Mehrgut, d'Oslo. Bibliographie : Dietrich Mahlow : Gibt es neue Aspekte in der naiven Kunst '! (Y a-t-il des aspects nouveaux dans l'art naïf?) Communication au Symposion organisé à Bratislava. Manuscrit. " Dans la communication que nous venons de mentionner Dietrich Mahlow considère également que l'harmonie des motifs qui se complètent est caractéristique de l'art naïf à l'opposé de l'art des artistes non naïfs dans lequel l'expression, les idées ne tendent pas, pour la plupart, à compléter, à parfaire, à faire naître l'harmonie ; au contraire, elles s'efforcent de fragmenter, d'analyser, de produire des conflits. 2 " Cf. Lajos Németh : Csontváry. Budapest, 1964. Éd. Corvina. 21 Les notes de Csontváry avec d'autres documents écrits se trouvent au service de Documentation de la Galerie Nationale Hongroise. Lajos Németh, dans son ouvrage que nous venons de mentionner et récemment Rezső Pertorini (La pathographie de Csontváry. Bp. 1967. Éd. Akadémia) en publient de nombreux extraits. Lajos Németh considère cette « révélation » comme une manifestation caractéristique de la manie de la grandeur et il s'en remet à la psychopathologie du soin de son interprétation. Pertorini interprète l'hallucination de Csontváry dans le même sens. En posant la question pourquoi c'est justement le nom de Raphaël qui surgit dans l'esprit de Csontváry au moment de son hallucination, nous recherchions les motifs d'ordre historique et artistique qui avaient pu déterminer ce choix, en supposant que la pensée de Csontváry traduit non seulement un état d'âme psychique, mais qu'elle est étroitement liée à des connaissances acquises. Cf. Lajos Németh : op. cit. p. 68, note 65. 23 Csontváry : Autoportrait. 1896-1902. Huile sur toile, 67 x 39,5 cm. Galerie Nationale Hongroise. Inv. : 7572. 21 Exposition commemorative d'Ede Bohacsek, dans le cadre de la VI e exposition collective organisée parla revue .1/« (Temps présent). Budapest, 1917. 25 Apollinaire rappelle ce geste des artistes cubistes dans son article « Les Indépendants,» Revue des Lettres et des Arts du 20 avril 1911. 20 Károly Lyka : Ede Bohacsek. Dans la revue Művészet (Art), année 1918. " Jenő Bálint est le principal découvreur d'hommes de génie hongrois sans éducation. C'est en 1919 qu'il a fait la connaissance de Péter Benedek et en 1925 il a obtenu de lui un engagement valable trois ans aux termes duquel le peintre lui cédait le droit de vente de ses œuvres. Bálint a organisé des expositions (en 1923 dans la Maison des artistes Alkotás, en 1928 au Salon National, en 1929 à la Künstlerhaus à Vienne) si bien que les autres artistes naïfs de l'époque, Elek Győri, András Süli, József Áldozó et Imre Oravecz ont cherché d'entrer en relation avec lui. Dans la revue Reggel (Le Matin) il a publié, en 1934, plusieurs articles sur l'art naïf. Il a écrit une monographie consacrée à Péter Benedek. Budapest, 1929. 28 Cf. László Madarassy : János Barna, le sculpteur de crucifix. Budapest, 1934. Károly Lyka, dans la revue Új Idők (Temps nouveaux), n° 45 de l'année 1928, p. 546. 28 Cf. Jenő Bálint : Benedek Péter. Budapest, 1929. Daus la revue Reggel, année 1934, IV., p. 8, VII., p. 9, VIII., p. 13 et 271, IX., p. 25. X., p. 15. 30 Dans le journal Vasárnap (Dimanche) du 19 août 1934, compte rendu de l'exposition des hommes de génie hongrois sans éducation artistique et László Kezdi Kovács : Benedek Péter. 1928. P. X. 28 et 41. On y lit : « Nous comprenons mieux toute l'importance de l'art de Péter Benedek en voyant la débauche en couleurs criardes, insensée et grossière à laquelle se délectent nos jeunes peintres et l'orgie d'insipidités des artistes soviétiques. Un chef de tribu congolais a plus de rapport avec le peuple hongrois que ces artistes-là. » 31 Sándor Gönyei : Adatok Galgamácsa Néprajzához (Contribution à l'ethnographie de Galgamácsa). Néprajzi Értesítő (Bulletin ethnographique). 32 Ernő Kállai : Peintres naïfs. Új Idők (Temps Nouveaux), année 1936, n° 13.