Technikatörténeti szemle 17. (1988-89)

TANULMÁNYOK - Szabadváry Ferenc: Relations franco-hongroises dans les sciences naturelles et techniques 1730–1820

scientifiques internationales d'aujourd'hui, qui ont des comités nationaux. On a formé 15 tels directions nationales. En France le baron Dietrich fut le direc­teur, qui était „commissaire du Roi à la visite des mines". Les membres étaient: de Laumont, inspecteur général des mines de France, de la Chabeaussière in­génieur des mines, Broelman professeur de l'école des mines, Hassenfratz, sous inspecteur de mines de France, Schreiber inspecteur honoraire des mines, pré­sident Virly, Dijon, Professeur Guyton de Morvean, Dijon, et monsieur La­voisier. La société choisissa des membres d'honneur aussi, comme Johann Wolf­gang Goethe, le célèbre poète et ministre à Weimar, le duc de la Rochef aucauld et Malesherbes, ministre de l'état de Paris. Le professeur Proust, fameux chimiste français figurait parmis les membres espagnoles, puisqu'il enseignait alors la chimie à l'école militaire de Seguovie (12). Ruprecht, professeur à Selmec, était le premier partisan de la nouvelle théorie d'oxigène de Lavoisier dans la monarchie des Habsbourgs. Sous ce signe, il essaya de prouver que les „terres" sont les oxydes des métaux encore incon­nus. Bien que sa supposition se confirma juste par la suite, il ne réussit pas de la prouver expérimentalement. La découverte des métaux alcalino-terreux resta pour le siècle suivant (13). Lavoisier était en relation avec un autre chimiste hongrois aussi : avec Igna­tius Martinovics. Ils étaient probablement en contact personnel — bien que pas­sagèrement — puisque Martinovics passait à Paris et selon ses écrits, visitait là les chimistes français connus. Ce personnage très discuté de l'histoire de la Hongrie, commençant comme franciscain, fut plus tard professeur de physique à l'Université de Lemberg. Dans un de ses livres (Praelectiones physicae ex­perimentális) Martinovics plaida pour le théorie phlogistique, et attaqua les nouvelles thèses chimiques de Lavoisier. Un curieux parallèle dans leur destin: Martinovics tout comme Lavoisier finit sa vie sur l'échafaud. Mais tant que Lavoisier fut exécuté par les jacobins, Martinovics fut décapité un an plus tard à Buda, parce qu'il forma un complot jacobin. La leçon de cela est que, ce qui compte dans un pays dans la vie politique comme vertu, peut compter dans l'autre comme péohé (14). Nous avons bien vu qu'au cours des décades précédantes la révolution fran­çaise, il y avait assez de relations scientifiques et techniques entre la France et la Hongrie. Incontestable qu'en France les sciences naturelles étaient bien plus avancées: à vrai dire chez nous les recherches scientifiques ne faisaient que commencer, — et cela surtout dans le domaine de la chimie, de la géo­logie, de la minéralogie et de la géodésie. Mais dans quelques domaines tech­nique, comme par exemple dans l'exploitation des mines et dans la métal­lurgie.par ses traditions séculaires, la Hongrie a été plus avancée. La situation a radicalement changée après les guerres de Napoléon. Le gouvernement conservatif de la Sainte-Alliance a pris la place du gouverne­ment des lumières. Il surveillait avec méfiance toutes nouveautés, et se méfiait surtout des alliances étrangères et des livres étrangers. Au cours des longues guerres le pays devint de plus en plus pauvre. L'inflation pesait sur les ins­titutions scientifiques. En réponse, la conscience nationale hongroise se renforça, mais le nacionalisme en naissance n'était pas favorable aux sciences naturelles, — ces sciences étant les choses les plus internationalistes au monde. En 1818 un célèbre savant français — Beudant — visita la Hongrie. Il écrivit un livre sur son voyage qui porte ce titre: „Voyage minéralogique et

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