Tanulmányok Budapest Múltjából 14. (1961)
Kubinyi András: Buda város pecséthasználatának kialakulása = Le développement de l'usage du sceau de la ville de Buda 109-146
269 Fővárosi Levéltár (Páncélszobai iratok). 270 Kedves kötelességünk ez úton is megköszönni Kumorovitz L. Bernát professzor úr segítségét, aki a tanulmány készülése közben tanácsaival támogatott és több adatot rendelkezésünkre bocsátott. A. Kubinyi LE DÉVELOPPEMENT DE D'USAGE DU SCEAU DE LA VILLE DE BUDA I Aucune thèse homogène ne s'est encore crystallisée au sujet du grand sceau médiéval de la ville de Buda. Nonobstant le fait que l'article publié par Albert Gárdonyi en 1911 a été plus ou moins acceptée dans Pentretemps, c'est ses prédécesseurs dont l'opinion est justifiée concernant plusieurs questions. Quant à la question de savoir à quel moment le sceau fut établi ainsi que concer nant les échantillons qui pouvaient exister, la littérature toute entière y relative a fourni des explications erronnées. Vu le fait qu'en 1936 on a publié le spécimen de 1292 du sceau, l'hypothèse que le sceau fut établi au XIV e siècle devenait intenable. Par conséquent, la nécessité s'imposait d'entreprendre de nouvelles recherches concernant le grand sceau de la ville de Buda. Ce sceau, ayant servi à partir de 1292 jusqu' à la fin du XV e siècle d'une manière démontrable et après cela probablement jusqu'au moment de l'occupation turque (1541), comme sceau authentique, était un sceau à deux iaces égales. Il était d'une forme circulaire, d'un diamètre de 71 mm, la face portait l'écu, coupé sept fois, de la maison régnante dans la première période du moyen âge tandis que le revers représentait un chêteau à trois tours. La legende de la tête est: SIGILLUM NOUI CASTRI PESTIENSIS, et celui du revers: SHAC SVB CONCLAVI PEST CASTRI VERBA SERACI. Dans les champs du sceau, des deux côtés, il y a des sarments de vigne. Tous ces faits sont importants du point de vue de la datation. Outre la ville de Buda, en Hongrie c'était seulement la ville d 'Esztergom (qui était la résidence royale avant Buda) qui a employé un sceau à double face, qui fut établi évidemment avant l'invasion Mongole (1241). Non compté le roi et la reine, chez nous l'usage d'un sceau (à deux faces égales) peut être considéré comme restreint à la première moitié du XlIIe siècle, tout en devenant très rare après l'invasion Mongole. L'écu coupé sept fois — visible sur le sceau de la ville de Buda — utilisé par la dynastie des Árpád peut également servir pour les buts de datation. Notamment, les derniers de la maison Árpád (Béla IV, Étienne V, Ladislas IV et André III) remplacent l'écu coupé par la croix à double traverse. Néanmoins, André II (1205—1235) se servait d'un écu coupé, et, précisément, pendant presque toute la période de son règne, d'un qui était coupé neuf fois (celui-ci est représenté au sceau de la ville d 'Esztergom aussi), et ce n'est que sur son dernier grand sceau, utilisé dans les années 1234 et 1235 que l'écu coupé sept fois apparaît. Selon ce qui précède, le double sceau de la ville de Buda aurait pu être sculpté dans les dernières années du règne de André II, vu le fait que l'écu coupé sept fois était dans l'usage à cette époque. Par contre, celui-ci disparaît sous Béla IV, mais l'utilisation du double sceau cesse également. L'auteur s'occupe, entre autres, de l'interprétation de la légende sur le revers du sceau de Buda. Concernant l'origine du Sceau il y a plusieurs analogies qui semblent se prêter. Il est indubitable que des représentations du château à trois tours peuvent être rencontrées sur une grande partie des sceaux des villes hongroises, ces sceaux, toutefois, sont plus récents que celui de Buda, avec une ou deux exceptions (Székesfehérvár,, Alba Regia). Il est certainement caractéiistique que sur les sceaux des villes qui étaient d'abord les sièges des comitats, on retrouve toujours, chez nous, la représentation d'une forteresse. Le château à trois tours est un type de sceau très répandu à l'étranger aussi, par conséquent la question des influences est très difficile à résoudre. Selon l'opinion de l'auteur, le prototype du sceau de Buda 143.