Tanulmányok Budapest Múltjából 12. (1957)

Tóth András: Az Egyetemi Könyvtár és a magyar tudományos élet, 1849-1876 = La Bibliotheque universitaire et la vie scientifique en Hongrie, de 1849 a 1876 459-493

C'étaient ces points de vue de principe, qui présidaient généralement au travail de la bibliothèque, et ce sont les mêmes principes politico-scientifiques qui font le jour sur l'ouverture de la salle des périodiques, sur la création de nou­velles salles de lecture, sur l'obligeance bien connue du personnel de la bibliothèque et en premier lieu sur les efforts à développer des différents outils du renseigne­ment. (Parmi les instruments auxiliaires de référence il faut souligner le catalogue alphabétique sur fiches en usage encore actuellement, ou plus tard la liste imprimée des acquisitions nouvelles et le catalogue imprimé, arrangé par les diverses spé­cialités représentées dans la bibliothèque. La relation entre la bibliothèque et ses lecteurs les plus importants d'après sa fonction : la jeunesse universitaire, était continuellement et réciproquement positive.) La bibliothèque suivit avec attention, aussi du point de vue de la qualité, l'usage de la bibliothèque par la jeunesse, et par cela en même temps le développement de l'enseignement universitaire. Les étudiants, de leur part, jugèrent plusieurs fois le travail de la bibliothèque d'un oeil critique, pour la première fois en 1863, lorsque sur la proposition de quelques centaines d'étudiants, le conseil de lieutenance royal fit entrer en vigeur certa­ines réformes dans la bibliiothèque. Le drecteur Ferenc Toldy a mis tous ses soins à combler les lacunes — causées par les conditions misérables du bâtiment et par l'insuffisance du budget d'acquisition — à l'aide d'une sélection habile du personnel. Lui-même fut — après la défaite de la guerre d'indépendance en 1849 — l'un des premiers, parmi ceux qui ne sont pas émigrés, qui découvrirent l'unique chemin praticable dans les conditions donnés : celle de maintenir et de développer par tous les moyens la science nationale. Malgré les nombreux moments difficiles et critiques de la lutte pour la vie scientifique hongroise ainsi que pour la bibliothèque, il restait attaché à ses principes, à tous les postes qu'on lui a confiées. Après le compromis de 1867 il écrivit : „ . . . si nous continuons à veiller, énergiquement et avec succès, sur les intérêts de la science nationale dans tous les domaines, tout en ménageant nos forces, la science universelle en aura aussi sa part, et il ne manquera non plus la reconnaisance du monde". Du point de vue politique, Toldy, partisan de Széchenyi dans les années 1840, appartenait, à l'époque de l'absolutisme, aux progressistes du pays et après 1867 se rallia, d'une manière naturelle, aux partisans de Ferenc Deák. Quant au personnel de la bibliothèque, il avait, à l'égard des candidats et des employés, des exigences de haute qualité, telles que : culture générale, con­naissance de langues, activité scientifique spécialisée et faculté de représentation. Il n'y a aucun doute que Antal Reguly, János Garay, Árpád Horvát, Iván Nagy, József Márki, József Szinnyei, Sándor Máté et Károly Kudora — tous représen­tants de la science, de la littérature et de la bibliothéconomie hongroises — furent à la hauteur de leur fonction, même au point de vue international. Les dernières années de la période traitée sont étroitement liées à la construc­tion du bâtiment nouveau (actuel !) de la bibliothèque, qui n'est devenue possible qu'en vertu de l'accord conclu avec l'ordre des franciscains après une lutte poli­tique et politico-ecclésiastique aiguë. Fn ce temps-là, la bibliothèque se préparait déjà — par l'augmentation de son personnel et de son budget — à l'inauguration de son nouveau bâtiment, laquelle eut lieu au mois de mars de l'année Í876. Pour conclure : la bibliothèque a rempli ses fonctions scientifiques par l'élargissement de son rayon d'activité, par une politique réelle d'acquisitions et le développement de ses relations avec l'étranger. Sur le plan social, elle a servi le pays en organisant résolument la rencontre des écrivains et des lecteurs, en créant le premier club des savants hongrois et en intensifiant la popularité et la fréquen­tation de la bibliothèque. Sur le plan politique — en dehors de ce qui a été men­tionné ci-dessus — elle a rendu possible, dans une certaine mesure, la première organisation politico-scientifique à l'époque de l'absolutisme, ensuite, au cours de la lutte pour le nouveau bâtiment, elle a groupé autour de soi les forces progres­sistes, en affrontant le combat contre les ennemis de la science et du progrès. 493

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