Budapest Régiségei 20. (1963)

JELENTÉSEK - Gábori Miklós: A mongol főváros múzeumai 563-568

M. GÁBORI LES MUSÉES DE LA CAPITALE MONGOLE Le compte rendu donne un court aperçu des musées d'Oulan-Bator. A part des problèmes généraux, internationaux de la période la plus ancienne de la préhistoire, l'archéologie de cette région éloignée se trouve rapprochée de la recherche hongroise par voie de nombreuses questions des sociétés nomades anciennes de la steppe, de leur forme de vie ainsi que des migrations des peuples en général. Le domaine des recherches est extraordinairement riche et, si l'on doit constater que le développement de la muséologie n'a atteint qu'un niveau naturel­lement moins élevé que celui qu'on trouve en Europe, il faut en même temps reconnaître que de nos jours les circonstances naturelles, éco­nomiques et historiques de la Mongolie portent au premier plan des problèmes bien plus impor­tants. Au sein du Musée Central il y a des départe­ments pour l'archéologie, l'ethnographie et les sciences naturelles et une riche collection d'art du temps moderne. La plus grande partie du bâtiment est occupée par les expositions. La plupart des trouvailles archéologiques ont été incorporées comme trouvailles sporadiques et il y avait à peine des fouilles, excepté quelques expéditions antérieures; d'autre part, la grande quantité de trouvailles donne des points de départ très importants pour les recherches à effectuer. Les objets paléolithiques ont besoin d'être divisés en groupes culturels et d'être datés; le département néolithique est pauvre d'une façon surprenante; la céramique est presque totalement absente, et, puisqu'on a collectionné surtout les objets métalliques, les périodes ultérieures de l'âge préhistorique sont surtout représentées par les objets en bronze. La quantité des objets «miniusinsk» typiques est bien grande, mais beaucoup d'entre eux ne sont pas encore étudiés. Dans le musée, d'une façon générale, la partie préhistorique est la moins grande en comparaison avec celles des autres époques, toutefois, en connaissant le grand nombre des lieux de découverte, surtout des cimetières, ce fait doit être attribué seule­ment à l'absence des fouilles de grande en­vergure. A partir des deuxième et troisième siècles de notre ère, le matériel du musée contient une très grande quantité de trouvailles qui sont très complexes et d'une valeur remarquable. Une grande partie des objets gardant le souve­nir des Huns de l'Asie intérieure provient de Noin-Oula: la tenture murale est connue, mais beaucoup d'autres objets ne sont pas encore publiés (lamelles en or, bibelots en jade et sur­tout produits textiles). Le musée fut enrichi par les trouvailles de nouvelles fouilles, trouvail­les qui datent de cette époque, et il est à noter que les groupes Kourgane offrent beaucoup de possibilités aux travaux ultérieurs. — L'une des époques les plus importantes de la Mongolie est la période turque: malgré que les objets les plus connus de cette époque, — les colonnes runiques — ne soient visibles dans le musée que sur photographies, les objets en métal, surtout les ferrures, ouvrent de riches possibili­tés à l'élaboration. Dans l'exposition aussi, la meilleure, c'est la systématisation des objets des époques hunique, turque, ouïgoure et mon­gole, malgré que ce soient les objets métal­liques qui prouvent le mieux la survivance du matériel des différents peuples, survivance qui persiste longtemps et qui rend souvent difficile, même impossible la séparation des objets selon leur âge. Les sites des trouvailles du premier millénaire sont bien nombreux. Les recherches mongoles d'aujourd'hui sont concentrées sur­tout sur la première période mongole ainsi que sur l'époque de Djinghjs-Khan (mais on donne à ce terme un sens bien large), et cette tendance se manifeste aussi dans les expositions du Musée Central. Il est à noter qu'une partie des souve­nirs des XIII e et XIV e siècles ne provient pas des fouilles, mais des héritages des familles, fait qui renforce encore l'intérêt remarquable que les gens simples manifestent pour l'archéolo­gie, l'histoire et les musées. Le compte rendu ne peut donner ni une analyse détaillée du matériel des différentes époques, ni la présen­tation des trouvailles les plus importantes; mais il s'occupe de la situation des musées de certains départements. Le nombre des trou­vailles non élaborées est très grand, parce que pour le moment il n'y a pas assez de chercheurs qualifiés. La collection ethnographique du musée est très riche et d'une grande valeur. En premier lieu, la collection embrasse le matériel ethno­graphique de la période précédant la révolution populaire; dans ce matériel, la collection des costumes populaires est d'une haute valeur; et le matériel du chamanisme est non seulement précieux, mais aussi très intéressant du point de vue international. — La section des sciences naturelles n'est représentée que par trois salles de l'exposition, par conséquent, les possibilités offertes par le désert Gobi et par les hautes régions montagneuses du nord et de l'ouest n'ont pas été mises en valeur sur le terrain de la 567

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