Budapest Régiségei 15. (1950)

ÉRTESÍTŐ - Szilágyi János: Legújabban talált írásos emlékek Aquincum életéhez 451-472

tère légitime de sa restitution ne pourrait être mis en doute. Le cognomen Tertul(la) est attesté aussi par une autre inscription romaine (CIL, III 14367) ; à la ligne 6 la forme pissime (au lieu du génitif ou du datif piissimae) suffit à montrer qu'il s'agis­sait certainement d'une femme. Autant que je sache, le nom de personne Avvo n'a pas été retrouvé sur d'autres inscriptions latines. Les formes féminines du même nom sont pourtant depuis long­temps connues (Avva, Ava, Abva, CIL III, 5663, 10.576, 11.302); même la variante Abbo figure parmi les anciens noms de per­sonnes illyriens. L'origine illyrienne de cet officier ne devrait nullement nous sur­prendre: n' appartenait-il pas à une troupe de caractère thrace? La question la plus importante est soulevée par la ligne 5, dont seules trois lettres (CAN) nous sont parvenues. C'est ici que semble avoir figuré le nom de la tribu, au sein de laquelle les soldats de ce bataillon avaient été recrutés. Si l'on considère le groupe CAN d'une manière isolée, on pourrait penser soit à Canne­nef atium, soit à Cantabrorum. L'ala I Canne­nef atium, c'est-à-dire le I er bataillon de cavalerie des Prises se trouvait réellement sur le territoire de la Pannonié, au camp de Gerulata (Oroszvár), mais une ala 1 Cantabrorum n'est point connue parmi les unités de l'armée romaine. Au point de vue épigraphique, toutes ces solutions sont pourtant caduques : si l'on avait écrit devant les lettres CAN le .mot ala, la déno­mination officielle n'aurait point rempli l'espace que nous observons sur la pierre. En réalité le groupe CAN doit être inter­prété comme l'abréviation de deux mots qui remplissent parfaitement la ligne 5. C'est ainsi que nous obtenons la dénomina­tion/ [thraJC(um) AN(toniniana) que nous connaissons grâce au témoignage d'autre» monuments épigraphiques d'Aquincum. C'est à l'époque de Caracalla (211—217 apr. J.-C.) ou de Héliogabale (218—222) que l'épithète d'AN(toniniana) paraît sur les inscriptions après les noms de troupes impé­riales ; dans notre cas elle sert à indiquer d'une manière encore plus précise la date de l'érection de cette pierre tombale. . Nous voudrions signaler à l'attention des archéologues aussi quatre inscriptions gravées sur des briques et retrouvées à Aquincum. La première (fig. 11) est très incomplète : la moitié du texte semble avoir été gravée sur une autre brique qui n'a pas encore été découverte. Voici la leçon que nous propo­sons (mettant entre crochets les parties qui manquent) : LEG(io) [II ad(iutrix)] P(ia) P(idelis) [? Ae] -.'•.'• L(ius?) RESP(e)C[tus?] La seconde inscription (fig. 12) s'est con­servée presque intacte. La leçon en est la suivante : DVLIA (IVLIA?) LIC(inii) L{iberta) CLA VDIVS DVBITA TVS (in) COH(orte) VII (h)ASTATVS S(eptimus). Les premières lettres, conservées d'une manière fragmentaire, se sont effacées. La première lettre reste douteuse. Le nom Dulia n'est pas attesté dans les volumes relatifs à la région danubienne des monu­ments épigraphiques. Reste à voir, si ce nom de femme indigène peut être mis en rapport avec Duilius, ancien nom de famille latin. L'interprétation de la dernière lettre n'est pas moins douteuse. Toutefois, une indication hiérarchique du type S(ecundus) ou S(extus) ne serait nullement motivée, quand il est question des centurions de la septième cohorte (Parker, The Pvoman legi­ons, 33). La présence de l'épithète S(epti­mus) fait voir que Claudius Dubitatus occu­pait dans la hiérarchie des 60 centurions de la légion la 47 e place, précédée des vingt premiers pili, des vingts principes d'un rang supérieur et même de six centurions hastati des premières six cohortes (batail­lons) . Sur la troisième brique nous voyons une inscription qui est d'une importance consi­471

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