Budapest Régiségei 15. (1950)

Nagy Tibor: A sárkeszi Mithraeum és az aquincumi Mithra-emlékek 45-120

vers la droite qu'on y observe. 67 Cette rigidité n'est atténuée dans une certaine mesure que par l'application de quelques motifs accessoires comme les lignes arquées des plis soigneusement arrangés qu'on observe sur le costume de Mithra: 68 Si l'on compare la tête de Mithra à la statue sacrée du mithréum récemment découvert d'Aquin­cum (époque des Sévère), on remarque aussitôt que le monument de Sárkeszi est antérieur au second. On n'y trouve aucune trace de l'art de l'époque ahtoninienne tar­dive 69 qui, ayant pénétré dans les ateliers d'Aquincum au tournant des II e et III e siècles, ne tarda pas à marquer de son cachet aussi la statue du mithréum de cette ville. Dans le cas du tableau de Sárkeszi, les pro­portions des corps humains sont encore beaucoup moins justes que sur d'autres reliefs d'Aquincum à l'époque des Sévère. D'autre part, cependant, le modelage du .visage, le menton saillant et la bouche fort mince constituent des traits qu'on retrouvera aussi sur les tableaux cultiques de l'époque des Sévère. Par conséquent, rien n'empêche de fixer la date du relief de Sárkeszi au dernier tiers du II e siècle et d'attribuer ce monu­ment à un des ateliers d'Aquincum. 70 Résumons-nous. De sanctuaire dont nous venons de nous occuper fut construit sur le territoire d'une colonie d'indigènes roma­nisés dans les dernières dizaines d'années du II e siècle. Au point de vue chronologique notre hypothèse est confirmée par un bronze moyenne et très usé d'Had­67 Inspiré par ses modèles, le sculpteur a fort bien fait ressortir ce mouvement. C'est par le flam­beau tendu en avant de Cautopates que com­mence le mouvement du groupe pour être ter­miné par la ligne verticale du long fanon de l'animal et la figure calme de Cautes. Contraire­ment à ce mouvement qui se dirige de gauche à droite, l'axe verticale formée par le bonnet et le genou relévé du dieu met en relief la stabilité du groupe du milieu. Ce sentiment de stabilité se dégage d'ailleurs aussi des figures symétri­ques des deux dadophores immobiles. I^a tension créée par l'opposition du mouvement et de l'état de repos contribue à l'unité de la compo­sition d'une manière particulièrement heureuse. 68 Budapest története (Histoire de Budapest), I, pi. IyXIV, fig. 1 et Romana, Milano, 1943, frontispice. ••..". 69 Cf. G. Rodenwaldt, Über den Stilwandel in der Antoninischen Kunst (Abh. d. preuss. Akad. d. Wiss. Jahrg. 1935, phil.-hist. Kl. Nr. 5). 70 Voir mes remarques dans le présent volume, pp 368. rien, ainsi que par une lampe confectionnée en série qui date du II e siècle. Da forme originale du sanctuaire, à défaut d'obser­vations faites au cours des fouilles, nous échappe, et des objets sacrés dont il était garni, seul le grand bas-relief fut retrouvé. Celui-ci doit avoir été exécuté dans l'atelier d'un sculpteur d'Aquincum ; en tout cas il présente les traits essentiels du style d'un tel atelier. Plus tard, dans la première moitié du III e siècle le sanctuaire fut res­tauré et agrandi. C'est avec ces travaux de reconstruction qu'il convient de mettre en rapport les fragments d'un grand autel et les autels votifs munis de l'inscription : Septimius Valentinus optio.. D'ancien tableau d'autel semble avoir été transmis au nouveau sanctuaire, mais pour y être placé entre des parois d'une décoration plus somptueuse. De restaurateur du sanctuaire fut, selon toute probabilité, Septime Valentin. Un des objets votifs de ce sanctuaire agrandi fut le disque de marbre, orné d'une série de scènes mithriaques. Sa matière, ainsi que la disposition et l'exécution des motifs établissent des rapports très étroits entre ce monument et les tableaux votifs de Siscia, Heddernheim et Koumanowö. A l'encontre de ce que nous venons de dire de la prove­nance du grand tableau d'autel, ce disque paraît confectionné dans un atelier d'art religieux du Sud-IOst de la Pannonié ou, pour mieux dire, probablement à Sirmium. Quant au sort ultérieur du sanctuaire, nous n'en savons rien de certain. Étant donné que le grand, bas-relif, les autels de Valentin, le disque de marbre et les lampes appartenant aux accessoires du culte ont été retrouvé dans le pronaos, c'est-à-dire où l'on les avait cachés dans une fosse, c'est -á­dire au même endroit tout porte à croire qu'à un moment donné — peut-être au temps des luttes religieuses du IV e siècle —, les adeptes de Mithra se virent obligés de renoncer à ce culte.C'est probablement à cette époque-là .que, sous l'influence de la communauté chré­tienne de l'Herculia voisine, ils enfouirent dans la terreles pièces les plus importantes du mobilier de leur sanctuaire. 119

Next

/
Thumbnails
Contents