Budapest Régiségei 14. (1945)

ÉRTESÍTŐ - Nagy Tibor: A gellérthegyi bronzkorsó 525-533

I/orgue hydraulique d'Aquincum. Publi­cations du Musée d'Aquincum. II. Budapest, 1934. pp. 41 et suivi)'. Notre projet de sou­mettre à l'analyse l'alliage de la cruche en bronze du Gellérthegy a échoué à cause de la crise de guerre que nous traversons ; aucun institut spécial n'a pu s'en charger. Toujours est-il que déjà au siècle précédent nous rencontrons dans la capitale de notre province des vases en bronze importés de la Germanie. L. Nagy rattache aux ateliers de la Germanie du II e siècle les minces plats en bronze qui, sortis des tombes de la nécropole prés de TAranyárok, restèrent en usage jusqu'aux premiers Antonius (Budapest Története. — Histoire de la ville de Budapest, I. 1942. p. 614 ; — A.Radnóti, op. cit. pi. XXX. fig. 3—5.) 1/origine occidentale est prouvée aussi par le fait que la variante la plus proche de la queue d'une patère (patera) incrustée d'argent et surmontée d'une tête de chien nous est connue précisément à Aix-la-Chapelle, à proximité du susdit centre de métallurgie (A. Radnóti, op. cit. pi. XXVII. fig. 2 et pp. 77). Ta cruche du Mont St. Gérard se rattache comme une nouvelle contribution à la série des objets de bronze importés à Aquincum de la région du Rhin. La route par laquelle ces pièces, de même que d'autres produits industriels, des ferrures de chars de luxe, des pièces de »terra sigillata«, des verres, des terracottes et toutes sortes d'objets émaillés de luxe ont passé par le commerce du Rhin pour arriver près du Danube et par conséquent à Aquincum fut suffisamment éclairée par . les recherches d'Aubin (op. cit. p. 29. Nr. 112.) de L. Nagy (Germania 15, 1931, pp. 263) à'A l földi (Laureae Aquincenses I. 1938. p. 323), d'Exner (Das Verhältnis d. pannonische Pmailfxmde zu den Rheinischen, Diss. Pann. IT 8. 1939 pp. 89 ss.) et de Fremersdorf (Rheinischer Pxport nach dem Donauraum. Tauerae Aquincenses, I. pp. 168 ss.) Reste encore à dire qixe l'association bien connue des Colonais à Aquincum (cives Agrippinen­ses Transalpine) dut jouer un rôle prépon­dérant dans l'exportation des objets métal­liques dans la vallée du Danube. Tes Colonais n'oubliaient pas que leur ville natale, la »sublime« Colonia Claudia Ara Agrippinen­sium était située dans le voisinage des ateliers de la Germanie Inférieure. Ces ateliers pouvaient donc participer très facilement au commerce du Rhin, dirigé vers l'Orient juste par la ville de Cologne. On peut même supposer avec Szilágyi (Tanulmányok Buda­pest múltjából. Études sur le passé de Buda­pest. 1940. pp. 8.) que les soldats d'origine colonaise faisant leur service militaire dans les régiments de la garnison d'Aquincum, furent recrutés précisément des citadins établis dans cette ville. Néanmoins, comme il ressort des inscriptions CIL. III. 3642 et 10508, nombre de soldats de la vallée danubienne furent rattachés dès la fin du II e siècle aux légions rhénanes (cf. E. Stein, Die kaiserl. Beamte u. Truppenkörper ï. röm. Deutschland, Wien 1932. p. 110). Fin revanche, la région du Rhin fournissait également des hommes aux légions danubiennes. ILLUSTRATIONS Pig. 1. — La cruche en bronze du Mont St. Gérard (en état naturel) . Pig. 2. — La cruche en bronze du Mont St. Gérard (remanié en vue de conservation) . Pig. 3. —Décoration du bas de l'anse avec une plaque aux palmettes. Fig. 4. — L'embouchure de la cruche avec le bras zoomorphe du haxit de l'anse. Fig. 5...— La cruche en bronze de Pécs-Homokbányadűlő. 533

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