Mitteilungen des Österreichischen Staatsarchivs 39. (1986)

MIKOLETZKY, Lorenz: „Der Bauern Gott, der Bürger Not, des Adels Spott liegt auf den Tod“. Kaiser Josephs II. langes Sterben aus eigener und fremder Sicht

28 Lorenz Mikoletzky könne. Das Schreiben gab der Kaiser, um Aufsehen und Gerüchte zu vermei­den, einem Kammerdiener Leopolds mit, den dieser, zur Einholung verläßli­cher Nachrichten über Josephs Gesundheitszustand sowie zur Übermittlung geheimer Instruktionen an Erzherzog Franz unter einem Vorwand nach Wien geschickt hatte“57). Wörtlich schrieb Joseph an diesem Samstag, dem 6. Fe­bruar: „Trés-cher írére. Je profité de votre valet de chambre, afin de faire moins de bruit, pour vous prier instamment de prendre en műre considération l’importance de l’objet. Voyant ma santé dépérir de jour en jour, j’ai assemblé les médecins qui me traitent, et ai exigé d’eux par écrit une déclaration de ce qu’ils jugeaient de mon état. Voici l’original signé par eux, que je vous envoie. Vous voyez done que le danger et mérne l’impossibilité de guérir existe, mais que mérne il peut mener ä une prompte fin. Or dans les circonstances dans lesquelles se trouve l’Etat, toute stagnation ä prendre des partis décisifs pourrait étre du plus grand malheur, et comment pourrait-on en prendre, si je n’existais plus ou ne fus plus en état de rien décider. Dans votre absence envoyer des courriers pour avoir vos ordres, est un retard qui pourrait étre trés-nuisible. Je vous conjure done, mon eher írére, et par amitié pour moi et par devoir, ce que vous devez aux Etats qui vont vous appartenir, et au patrimoine de nos péres, et celui de vos enfans, qui a besoin dans ces critiques circonstances du plus prompt secours, de vous rendre le plus tőt que vous pourrez ici. Cela est essentiel, et je ne pourrais mourir content, que si je sais l’Etat pourvu de son chef. J’entre parfaitement dans les difficultés et délicatesses qui peuvent vous rendre cette arrivée ici dans ces circonstances génante, mais vous avez ä faire ä moi, ä un ami et ä un hőmmé qui regarde l’approche de sa dissolution comme un vrai bonheur, et puis les grandes raisons d’Etat doivent prévaloir, jointes au devoir. Je compte done pour súr, mon eher írére, que vous viendrez ici le plus tőt que faire se pourra, puisqu’il ne faut rien mettre au hazard dans des matiéres si importantés. La maison est ä vous et ä vos ordres; vous pourrez loger oü bon vous semblera. Peut-étre que l’appartement du Pape ne vous conviendrait point par mon mauvais voisinage, et alors les chambres de la Marie ou ceux ä l’Alte Hof au premier étage pourraient vous arranger. Marquez-en d’avance seulement un mot; ils sont tous meublés et préts. Vous connaissez mon coeur, mon amitié pour vous; jugez de la consolation que j’éprouverai de pouvoir encore vous voir avant ma mórt. Je le répéte, on ne peut rien assurer, mais il n’y a pás de temps ä perdre; le mois de mars est traitre aux maladies. A cette heure, que j’ai tout fait ce que je devais pour mon Etat, je vous le donne sur votre conscience, si des doutes ou difficultés vous arrétent. Adieu; je vous embrasse et espére de vous voir bientöt. Présentez mes respects á votre épouse et excusez que je ne lui éeris point, mais cette lettre m'a déja tant fatigué que je ne le puis. Croyez-mois pour la vie votre tendre írére et ami Joseph“58). Seine letzten Tage und Stunden waren noch mit hektischer Arbeit ausgefüllt. Am 13. Februar wurde Joseph die letzte Kommunion gespendet, und von da an sprach er jeden Tag mit seinem Beichtvater. „Ne voulait pas par bonté pour son peuple le priver des Divertissemens ordinaires du Camaval... wie Noailles berichtet, der von ihm auch als von einem Menschen sprach, dessen Körper ganz verfallen sei, dessen Seele aber noch schrecklicher leide59). Am 15. Febru­ar 1790 empfing der Kaiser um fünf Uhr früh die letzte Ölung. Er sollte noch fünf Tage leiden. Während Joseph vergebens auf die Ankunft seines Bruders wartete, der diesen Ruf nach Wien immer gefürchtet hatte, „wo ich in diesem 57) Wandruszka Leopold 2 222. 5B) Arneth Joseph und Leopold 2 316 f. 59) Rauscher Außenpolitik 185 und Mitrofanov Joseph 1 112.

Next

/
Thumbnails
Contents