Mitteilungen des Österreichischen Staatsarchivs 12. (1959)
HRAZKY, Josef: Die Persönlichkeit der Infantin Isabella von Parma
Die Persönlichkeit der Infantin Isabella von Parma 229 autre enfant en attendant, car ils se ressemblent tous et il sera facile d’y changer ensuite quelques traits, qui le rendront parlant. Adieu, chere Laurette, n’allés pourtant pas me faire passer pour visionnaire dans l’esprit de tout le monde, car votre colere pour(r)oit vous faire parler, c’en est assés de la Vasqués pour la soulager, en lui disant meme pis que peindre de moi, si bon vous semble, je vous embrasse des millions des fois de toute mon ame. Il me faut une réponse de bouche ou par écrit, ainsi el(l)oisinés Q. IX. 14. Je ne crois pas, chere Soeur, qu’on puisse etre plus exacte à écrire que moi, car à peine ai-je encore souhait(t)é le bon jour au bon Dieu, mais comme il ne s’agit pas ici de folies, je ne veux pas vous faire languir un momens après de choses, qui vous sont interessantes, je vous dirai donc, que hier, lorsque vous m’avés quittée chés l’Imp., j’etois encore assés mal et cela a duré environ 5 quart d’heures, si ce n’est d’avantage, et qui plus est, j’en suis restée, quoique j’ai senti bien, que c’etoit passé, toute fatiguée toute la soirée, j’en ai eu une petite attaque la nuit, mais à peine j’etois couchée, c’est à dire un quart d’heure après, j’ai assés bien dormi, quoique je me sois eveillée bien souvent et sans nulle envie de me rendormir. A cette heure je me porte à merveille, quoique un peu rouée, je ne sçai, si cela continuera, mais c’est mon bonjour, car il y a toutjours un plus mauvais que l’autre, au reste ma poitrine etoit hier au soir encore si epuisée, que je ne pouvois à peine parler. Wanswiet* 2 *) viendra demain observer. Adieu, ne vous inquiet(t)és. IX. 18. Je ne puis m’empecher à cause de l’extreme tendresse, que j’ai pour vous, de vous écrire ces lignes, mais je vous conjure au nom de cette meme tendresse de faire attention à ce, que je vais vous dire, vous sçavés l’aventure s) d’hier, elle est capable d’entrainer après elle des suites, si vous tenés votre parole 4). j’ai convaincu l’Archiduc de son tort, quoique à la vérité vous en ayés autant l’un que l’autre, mais c’est ce qu’il ignore; je vous supplie donc, quand vous le verrés, d’en agir absolument comme de coutume; que s’il est froid envers vous, de faire semblant de ne vous en pas apercevoir, que si l’on vient à parler de l’aventure en question, IX. 18 a. de lui en faire une sorte d’excuse en plaisanterie, non que je pretende par là lui prouver, qu’il avoit raison, mais je m’en servirai au contraire pour lui mieux faire sentir son tort et pour vous rendre plus estimable dans son esprit; que si il badine encore, ne faites semblant de rien5), tachés de lui ceder, d’en rire, j’auroi(s) soins d’e[n] relever tout ce que vous férés de la sorte et de vous en faire un mérité devant lui, ce qui ne manquera [pas] que de redoubler 1) Der Roman „Julie, ou la Nouvelle Héloise“ von Jean-Jacques Rousseau, seit 1761 in der gebildeten Welt gefeiert, war demnach auch beiden Erzherzoginnen wohlbekannt. 2) Gerhard van Swieten, Leibarzt der kaiserlichen Familie. 3) Konflikt mit ihrem Bruder Joseph. 4) Offenbar hat Marie Christine im Zorn gedroht, mit Joseph nicht mehr zu sprechen. 5) Vgl. „Quelques questions à définir au jet de gagner le coeur de L’Archiduc“ : Arneth, Maria Theresia VII. S. 504, Anm. 70.