Hajnal István: A Kossuth-emigráció Törökországban, I. kötet (Budapest, 1927)

IRATOK

118. Sumla, 1850 február 3. Kossuth Tecco szára követhez; köszönetet mond eddigi segítségéért és Wagnernét pártfogásába ajánlja. Sk. fogaim., idegen kéz javításaival N. M. Excellence ! Comme dans les malbeurs rien n'est si consolant que la généreuse Sympathie des hommes d'un coeur élévé, qui n'accordent jamais leur attachement, qu'á une cause qui le mérite, c'était tou­jours avec une profonde gratitude que j'ai recu la connaissance de votre Sympathie envers ma patrie et de votre compassion envers ses fils malheureux. Je sais bien, M r le Baron, que vous n'avez jamais cessé mérne dans votre delicate position á plaider notre cause pendant et aprés la guerre. Je sais bien que c'est Votre Excellence qui eneouragea avec tous les moyens le brave Colonel Comte Monti de ne point se laisser arréter mérne par la bataille de Novare dans son approchement vers ma patrie. Je sais combién je dois étre redevable ä Votre Excellence pour l'appui dont Vous avez bien voulu honorer M r le Comte Andrássy, mon ancien charge d'affaires ; je sais enfin que Votre coeur généreux et votre bourse ont tou­jours été ouverts aux besoins des emigres hongrois. Dans ma situation présente d'un exile, je ne puis que Vous bénir pour votre bienveillance, mais c'est une douce espérence pour moi, qu'un jour encore je pourrais témoigner ä Vous et á Votre noble patrie combién les Hongrois sont bien re­connaisants. Votre bienveillance dont j'ai tant de preuves me fait espérer que Vous voudriez bien me permettre de recommander á Votre attention protectice la porteuse de ma lettre. 1 C'est eile, qui en sauvant mon épouse bien cherie et en la conduissant á travers des mille perils jusque dans mes bras, m'a rendu le plus grand service qu'un homme pourrait rendre á mon coeur combié de tant de douleurs. Et comme je ne cesserai jamais de la considérer comme la plus grand e bienfaitrice de ma vie privée, mais étant aussi charge, (comme eile posséde toute ma confience), de quelques commissions bien importants, je prie Votre Excellence de combler votre bien­1 Wagnerné, ki Kossuth gyermekeinek szöktetésére újra haza indult. Ugyancsak ajánlólevelet írt számára Kossuth Brown amerikai konzulhoz is. N. M., kelt nélkül.

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