Jánossy Dénes: A Kossuth-emigráció Angliában és Amerikában 1851-1852, I. kötet (Budapest, 1940)

Okirattár

bon nombre de leurs adherents et d'etre considérée par tous les revolutionaries étrangers comme une manifestation en leur faveur, de la part du gouvernement frangais. J'ai cru devoir ajouter, que mon gouvernement n'apprendrait qu'avec le plus vif regret la protection accordée ä ses ennemis les plus acharnós, par le ministere frangais en contradiction avec ses derniéres mesures contre les étrangers sans aveu, par lequel tant d'étranger bien moins dangereux, ont été expulsés de Paris et du territoire de France. Mr. Baroche me répondit qu'aucun avis du débarquement de Kossuth ne lui était arrive, qu'il avait vu Mr. Léon Faucher dans la matinéé sans que le ministre de l'Intérieur lui eűt parié de cette nouvelle, que par consequent il croyait erronnée, que du reste, si eile était exacte, je pouvais assurer mon gouverne­ment, que tant, que lui (Mr. Baroche) serait Ministre des äff aires étrangéres, Kossuth, qu'il considérait comme le veritable chef et moteur de la revolution hongroise, n'obtiendrait jamais la per­mission de rester en France. „Quant au comte Batthyány — reprit Mr. Barocne — les circonstances sont entiérement différentes. II a demandé par la voie de la legation francaise ä Constantinople, la permission de se rendre en France, et cette demande a été appuyée par beaucoup de personnes dignes de foi et consideration, dont je ne vous citerai que Mr. le Due de Broglie. Ces personnes m'ont assure que Batthyány est un homme de facultés trés médiocres, qui ne pouvait jamais étre consideré comme un chef de parti, mais seulement un instrument de Kossuth, que sa santé est délaborée et qu'il ne désire se rendre ä Paris que pour y voir sa soeur, mariée ä Mr. Lutteroth, et nullement dans le dessin de s'oecuper de politique dont il est profondément dégoűté. Sur ces témoignages et aprés lui avoir fait signer un engagement, qui se trouve actuellement dans mes archives de ne point s'oecuper de politique, pendant son séjour en France et d'y vivre retire, je lui ai fait accorder la permission de se rendre ä Paris, dont il serait expulsé dans les 24 heures s'il ne tenait pas sa promesse, que j'aurai so in de lui faire rappeler. II me semble que le Gouvernement Imperial n'a pas lieu de regretter cette permission, qui, avec les conditions sous

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