Jánossy Dénes: A Kossuth-emigráció Angliában és Amerikában 1851-1852, I. kötet (Budapest, 1940)
Okirattár
la gloire de ne pas mentir cetté fois-ci, je me mettrai d'accord avec les officiers du Mississippi. D'aprés nos calculs, le Mississippi ne pourra arriver que le 10 au plus tard du mois d'aoűt prochain. Mr. Homes m'a donné sa parole d'honneur de me tenir ä jour de tout ce qui se passera du moment que je serai a bord. Envoyez-moi les lignes d'autorisation pour le commodore ou le commandant, je ne les ai pas trouvées dans votre No. 11. Cette autorisation est indispensable. Je n'ai pas non plus trouvó la lettre d'introduction pour Mr. Marsh. Lorsqu'il y a deux mois le gouvernement ottoman commenga ä m'inquiéter sérieusement, j'écrivis ä mon chef de prendre toutes les mesures nécessaires pour vous rendre en liberté — tout en lui declarant que j'aurai travaillé avec toute mes forces jusqu'au dernier moment que j'aurais pu rester au Levant. Je lui fis le récit du bateau arrété et de la tentative avortée ä cause de la declaration du congrés de Washington et je lui notai la nécessité d'avoir ici un bateau ä vapeur pour pouvoir en disposer au moment favorable. Je recois ces lettres aujourd'hui, et je vous en remets deux pour vous No. 10 et 11 — plus un rapport du 11 — et une lettre de Pulszky No. 12 et 14 — ouvertes. Mes moyens de oorrespondance avec l'Europe ont toujours été sűrs, mais les * réponses cette fois-ci, pour plus de sűreté ont été envoyees a Marseille, et sont restées longtemps en route. Mon chef m'écrit done pour ce qui regarde la fuite, dans le mérne sens qu'ä vous. En lui envoyant votre lettre hier, je n'ai pas pu lui donner connaissance de la declaration d'Aly Pacha — mais je lui ai dit que les chances jusqu'au I er septembre ne sont que deux. Le gouvernement ottoman — ou L'appui généreux des officiers du Mississippi. Je lui éerirai dans trois jours par un bateau extraordinaire que si dans le cas tout irait au mal, et que vous seriez oblige de rester aprés le I er septembre encore prisonnier (notez qu'en conscience je ne le crois pas) soyez persuade que je saurai bien débarquer du Mississippi et rester ä Constantinople jusqu'á l'arrivée des moyens envoyés par lui. Je lui éerit de plus,