Sáfrán, Györgyi: Lettres de Romain Rolland a Marianne Czeke dans la Bibliotheque de l'Académie des Sciences de Hongrie (A MTAK kiadványai 48. Budapest, 1966)

84 étre: „pour q u 'on doive ..." — Ou bien je n'ai pas regardé oü courait ma plume!) Excusez-moi de ne pas vous écrire. La santé en est un peu cause (elle n'est jamais bien rétablie), mais surtout le travail. Quand je suis dans une oeuvre, il n'y a pas moyen de m'en tirer. Et celle qui m'occupe (sur des penseurs indiens) est longue et difficile, elle exige une concentration intense. Quant á la bonne Thérése, je ne l'oublie pas. Mais je me suis rendű compte que son étude entiére (j'entends, de toute sa vie) nécessite beaucoup plus de temps que je n'en puis donner maintenant. Je me borne á la période de la vie de Beethoven, étudiée dans le volume actuellement sous presse (entre 1800 et 1808 ou 9). Je me rejouis, pour vous, de vos prochaines vacances. Mais il a fait, depuis un mois, de tel beau temps que j'ai bien peur qu'il ne vous en reste plus beaucoup. Veuillez erőire, chére Marianne de Czeke, á ma cordiale sympathie Romáin Rolland Louie dóit, je crois, rencontrer prochainement (plus exactement, á la fin d'aoút) ma soeur, en Francé. Voulez-vous transmettre mes remerciements confraternels aux insti­tuteurs hongrois. 29. Rigi-Kaltbad, 10 aoűt 28 Chére Marianne de Czéke Je vous retourne la lettre, (mais il était inutile de me l'envoyer, je vous crois sur parole.) Eh bien, je ne puis que déplorer cette négligence de style, düe á la háte. Je n'ai pas voulu la corriger sur le texte, puisqu'il ne m'appartient plus. Mais faites-le, pour moi! II faut: „ suffit pour qu' on s'incline " Merci pour tous les renseignements nouveaux. Affectueusement á vous Romáin Rolland

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