Sáfrán, Györgyi: Lettres de Romain Rolland a Marianne Czeke dans la Bibliotheque de l'Académie des Sciences de Hongrie (A MTAK kiadványai 48. Budapest, 1966)
74 la comparer aux reproductions habituellement publiées et notamment au portrait qui est dans le Beethovenhaus á Bonn, vous vous rendrez compte que ce sont deux peintures différentes, et que (malgré la médiocrité de la reproduction dans La Mara) le p ortr ait dit de Kallh o f er dans La Mara est extrémement supérieur á celui ou á ceux de Lampi, á Bonn et ailleurs. Ce (ou ces) derniers sont visiblement une copie banale et assez maladroite, épaisse et lourde. Voyez combién dans la reproduction de La Mara, les lignes sont plus fines, le regard plus intense, la bouche plus expressive, l'ensemble plus rapproché de l'image que Von se fait de la Thérése vivante! Peu m'importé que l'auteur sóit Lampi ou Kallhofer. Mais sűrement, cet originál de Korompa est le seul vrai portrait; et on ne le voit jamais reprodúit (en dehors du livre de La Mara); c'est toujours la médiocre copie de Bonn qu'on répand dans le monde. (Ne serait-ce pas Thérése elle-méme qui l'aurait peinte?) — Comment pourrait-on obtenir de fairé photographier l'originál de Korompa? Je serais si heureux d'en pouvoir donner une reproduction dans mon livre! Connaissez-vous le comte Chotek? Pourriez-vous me fairé recommander á lui? Mon éditeur, (le poéte René Arcos, qui dirige les belles éditions du S ab lier) fera de ce volume un petit chef d'oeuvre typographique — (bien supérieur á mon texte) — et comme moi, il voudrait beaucoup pouvoir reproduire ce portrait. 1. Je vois dans le Journal que je vous retourne, qu'il est question d'un Joséphines T a g eb u ch. Le connaissez-vous? Thérése par ait en fairé des citations. Mais il n'est pas facile de distinguer oú les citations commencent et finissent. 2. A qui appartiennent, p. 15 de la copie du Journal, „1 6 Sept. D er S i e g e r"? Est-ce a Thérése? III. Thérése parle bien de Sorrente, dans le journal de 1812— 13, comme si elle y avait été. Voici le passage: am 1 8te n april „W as brauchte ich an Julié v. Sorrente zu s chw at z e n"? A ce propos, je vous ferai remarquer ceci (c'est une supposition!) que „Juli e" est, trés probáblement, Giulietta Gallenberg. Car c'est ainsi que les soeurs Brunsvik l'appellent; et Giulietta a du revenir á Vienne, aux approches du Congrés de 1814—5. (Mais alors, la date de cette page du Journal devrait étre placée un peu plus tard — á moins que le „s chw a tz en" n'ait été par correspondance.) 4. Un peu áprés, 9 mai, Thérése parle de ses impressions sur le J ohannisb er g (Oú est cette montagne?) 5 . Vous dites que Pestalozzi n'a rien su du départ des deux soeurs pour l'Italie, ni mérne de la maladie de Joséphine, et que sa premiére lettre, de novembre 1808, écrite immédiatement aprés que les soeurs venaient de quitter Yverdon, ne leur est parvenue qu'en Italie, en mai 1809. — Et cependant, vous dites qu'il est venu „plus d'une fois" á Genéve, pour les voir. — Alors, la lettre n'a pu étre écrite, a la date que vous indiquez; elle n'aurait pas eu de peine á les trouver á Genéve. 6. Je ne comprends vraiment pas pourquoi vous ne voulez pas attribuer a l'influence de la Semaine Sainte les méditations de Thérése, á Pise!