K. Palágyi Sylvia szerk.: Balácai Közlemények 1997/5. (Veszprém, 1997)

MASSART, CLAIRE: Compositionet évolution des mobiliers funéraires dans les tumulus de Hesbaye (Belgique), de la fin du Ier s. au débout du IIIe s. - A sírmellékletek összetétele és fejlődése Hesbaye (Belgium) I. sz. végétől a III. század elejéig emelt halomsírjaiban

sue essentiellement des ateliers d'Argonne, ne semble plus trouver sa place sur la table d'ap­parat. Elle est absente dans les tumulus et riches tombes des dernières décennies du II e s.­première moitié III e s.; même si l'on trouve parfois encore l'un ou l'autre récipient dans le mobilier ou un fragment en dehors du caveau, on ne peut même plus parler d'un couvert. A Hanret n°l et Walsbets, elle ne figure que dans les déchets de Yustrinum. Les tumulus du groupe 1 ont tous livré, et ce sont aussi les seuls, des gobelets en cérami­que dorée; déposés par paire ou en un seul exemplaire. De forme globuleuse et rehaussés de bossettes, ils sont semblables à ceux découverts dans une fosse flavienne du vicus de Brai­ves, situé sur la voie de Bavay à Cologne, qui a pu produire ce type de céramique. On ne rencontre plus ce type dans les mobiliers du groupe 2, sauf à Helshoven 9 (deuxième quart du II e s.), où des fragments de gobelets furent récoltés dans une fosse contenant les restes du bûcher. Il semble que, comme pour les fragments de sigillée brûlés de Hanret et Walsbets, ces gobelets dorés furent encore utilisés dans les cérémonies funèbres à une époque où ils ne sont plus déposés dans les mobiliers, comme si l'on s'était servi d'une vaisselle passée de mode et de toute façon destinée à être détruite. Des changements apparaissent donc vers 120, époque à laquelle les productions de céramique belge (dorée, terra nigra, lissée) disparaissent ou ne subsistent plus qu'en quantité très réduite pour céder une place importante à la céramique engobée dans les mobiliers du groupe 2. La céramique engobée (fig. 5) est presque exclusivement à pâte blanche et provient des ateliers de Cologne qui approvisionnèrent largement la Hesbaye par la route de Cologne à Bavay. Une diffusion qui éclipsera également, au II e s., les productions d'assiettes «rouge­pompéien», telles qu'en livra le tumulus flavien de Braives. C'est dans le 3e quart du II e siècle que l'engobée est la mieux représentée et qu'elle offre la plus grande variété de formes (notamment à Hodeige et Herstal). Après quoi on ne la trou­ve plus qu'en quantité très réduite dans le dernier quart du siècle. La céramique engobée ne sera pas remplacée en même quantité, au début du III e s., par la céramique métallescente, malgré la qualité atteinte par les ateliers de Trêves et selon une tendance générale de dimi­nution des dépôts céramiques, dans les tumulus les plus récents, en faveur de la vaisselle en verre et d'une augmentation de récipients en métal; alors que les produits céramiques restent majoritaires dans les tombes ordinaires. Dans le dernier quart du II e s. et au III e s., la belle table se dresse avec des produits plus nobles par leur brillance, le verre et le métal. La verrerie Le verre déposé dans les tumulus les plus anciens consiste essentiellement en récipients de contenance, balsamaires, bouteilles pour les huiles et les parfums, buires et parfois un plat. Ce n'est qu'à partir de la seconde moitié du II e s. que l'on voit apparaître des services de table. La quantité de verrerie devient alors assez impressionnante dans certains de ces tombeaux, si on la compare avec l'ensemble assez réduit des fragments récoltés dans les vici largement fouillés de Braives et Liberchies, confirmant qu'il s'agit d'un produit de luxe, coû­teux et dont l'usage n'est pas courant sur la table ordinaire alors qu'il semble généralisé chez les propriétaires enrichis de Hesbaye. D'après les rapports des fouilles anciennes, la verrerie a dû être abondante dans certains de ces tumulus, malheureusement fouillés à une époque où l'on négligeait les objets trop fragmentaires.

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