Vendel-Mohay Lajosné: Liszt-emlékek Szekszárdon (Szekszárd, 1986)
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(Rome, 29 Septembre 1874.) Mieux vaudrait ne point parler de l'espèce de roman intitulé: „Souvenir d'une Cosaque ". Il appartient à cette catégorie de choses (mondes que St Paul recommande dene même pas nommer: „Nec nominetur in vobis ..." Cependant deux ou trois personnes auxquelles je dois des égards particuliers, m'ayant questioné par lettres à ce sujet, je me suis cru obligé de leur répondre. Voici le résumé de mes lettres, que je vous communique en confidence, comptant sur votre discrétion pour ne point l'ébruiter. Il serait contraire à ma dignité d'occuper davantage le public de cet incident; sont le coté le plus pénible pour moi est d'avoir servi de prétexte à outrager mes meilleurs amis, par d'effrontés mensonges sur Szegzard et Kalocsa. Nulle injure ne pouvait m'être aussi sensible; mais j'espère qu'elle n'atteindra point jusqu'à la „hauteur de votre dédain". Copie des lettres (Avant la lecture du volume) „Je n 'ai pas encore lu les „Souvenirs" en question; mais d'après ce qui m'en est revenu, l'auteur se complaît à me rendre aussi ridicule qu 'odieux. Libre à elle et à ses amis de procéder selon leur bon ou leur mauvais plaisir; à certains scandales je ne saurais opposer qu'une décence tacite qui n'embourbe point, et laisse à d'autres le charge de leur avilissments. Que la Cosaque surpasse à me décrier et à me cribler la docte Nélida, " je n'ai qu'y voir; l'une et l'autre m'ont écrit autrefois de nombreuses lettres d'exaltation sur la noblesse de mon caractère et la droiture de mes sentiments, En cela je ne les démentirai point et continuerai de priser sincèrement leur remarquables et brillants talents d'artistes, d'écrivains et d'inventeurs, tout en regrettant qu'elles les tournent si fort contre ma pauvre personne. Ce dernier volune me servira d'avertissement définitif; je l'espère contre mesfautives tolérances envers les exaltationsfactices des artistes de contrebande, et les flamboiements de la passion intruse. * Af K la Contesse d'Agoult, auteur du roman: Nélida. (Après lecture) La cosaque, Nélida interlope au pétrole, a rodé des nuits entières autour de ma demeure à Rome. Mon grave tort consiste à m'être laissé finalement duper par ses faux semblants d'héroïsme excentrique son bagouine qui ne manque pas d'esprit et d'une sorte d'éloquence qui confond; elle a de plus une énergie de travaille étonnante et un talent de pianiste très rare. Assurément, j'aurais du la chasser des son premier aveu d'amour, et ne pas succomber à la sotte tentation de m'imaginer que je pourrais lui être bon à quoique ce soit, de façon quelconque. Cette espèce de petits serpents ne s'apprivoise qu 'en roulant carosse avec domestiques poudrés, et en étalant ses hontes dans des logis ornés d'ameublements fantastiques et de plantes tropicales. Leur ideal bonheur c'est de parader aux loges des spectacles et aux bombances des cabinets particuliers des restaurants ... „Vade retro me, Satana, quoniam non sapis quae Dei sunt." -