A Nyíregyházi Jósa András Múzeum évkönyve 2. - 1959 (Nyíregyháza, 1961)

Nagy Gyula: Moulin ? man?ge de Vámosoroszi

MOULIN À MANÈGE DE VÂMOSOROSZI Les moulins à manège ont joué jusqu'à la fin du XIX e siècle un grand rôle dans la vie des villes et villages de Hongrie. En 1863, 7966 moulins à manège et seulement 147 moulins à vapeur fonctionnaient dans le pays. Cependant, le développement de la technique a relégué à l'arrière-plan les moulins à manège et leur nombre n'était plus que de 651 en 1906. Par contre, celui des moulins à vapeur a augmenté à 2040. Par suite des progrès réalisés au cours des dernières dizaine d'années, les moulins à manège ont complète­ment disparu, à l'exception d'un seul, à Szarvas, qui sert à décortiquer le millet. Il existe encore un tel moulin à Vâmosoroszi un à Mekényes, mais aucun des deux n'est en service. Le présent travail ne traite que du moulin à manège de Vâmosoroszi. Ce village, situé dans l'arrondissement de Fehérgyarmat, comitat de Szabolcs­Szatmâr, s'étend sur une superficie de 2881 arpents cadastraux et le nombre de ses habitants est de 626. Le moulin se trouve au centre du petit village (tableau XXXIII). Il constitue la propriété de l'Eglise calviniste qui l'avait acheté en état usagé en 1846. La première partie de l'étude décrit en détail le bâtiment du moulin et son installation. Le moulin se compose de trois parties. La partie médiane est celle appelée ,,tente". Ses dimensions et sa proportion par rapport aux autres parties sont illustrées au tableau XXXIII. La tente se raccorde d'un côté au bâtiment du moulin et de l'autre au pressoir d'huile. Dans le bâtiment du milieu — la tente — où la grande roue actionne le moulin et le pressoir d'huile, se trouvent les installations nécessaires à la mouture et à l'extraction de l'huile. Le tableau XXXIII. montre leur disposition. La deuxième partie de l'étude décrit le fonctionnement du moulin et du pressoir d'huile. Jusqu'en 1930, dans le moulin outre l'extraction de l'huile, on moulait du blé, du maïs et décortiquait aussi du millet. Ces derniers temps» on'y extrayait que de l'huile. Le moulin était en service depuis l'automne jusqu'au printemps. Le lundi et le mardi on moulait le blé, le mercredi et le jeudi on décortiquait le millet, le vendredi et le samedi on extrayait de l'huile. En 1948, les autorités (font cesser) le moulin. Le moulin était entrainé par des chevaux appartenant aux fermiers du village. Les animaux attelés entre les rais, marchaient en rond. Leur propriétaire recevaient un tiers des tourteaux. On moulait peu de blé. Le moulin ne pouvait pas séparer le son de la farine. On moulait aussi peu de maïs, mais on décortiquait plus de millet. Trois litres de millet par boisseau étaient attribués au propriétaire du cheval, l'Église recevait les deux tiers des droits de mouture, un tiers revenait au meunier. L'extraction de l'huile constituait la principale activité du moulin. On y apportait même des environs plus éloignés le tournesol pour en tirer de l'huile. Les graines étaient débarrassées de leur enveloppe par les meules indiquées au tableau XXXIII. sous le N° 12 et elles passaient ensuite au pressoir (tab­leau XXXIII. 10 et 11). La pulpe pressée était pétrie dans une caisse (tableau XXXIII. 20), puis grillée. Enfin, elle était soumise à la presse pour en ext­raire l'huile (tableau XXXIII. 18). Chaque neuvième litre d'huile revenait au moulin. La population employait l'huile à la confection de gâteaux et à l'éclai­rage. Si le temps d'attente au moulin était long, on le passait à bavarder et à plaisanter. Après dîner, beaucoup se rendaient au moulin pour causer. 146

Next

/
Thumbnails
Contents