Romer Floris: Compte-rendu (Budapest, 1878)
1 - III. LES FOSSÉS DU DIABLE EN HONGRIE
Les fossés du diable e?i Hongrie. 57 mais M. SCHOENVISNER (Itineris et Commentarii Geographici, Pars il. p. 239) doute de la justesse de cette assertion. Le même Katona dans son História Mctropolitanae Cotocensis Ecclesiae , tome 1, p. 63, dit : Cagani regiam Timon sitam fuisse censet in valto insigni; in cujus umbilico hodie est Berenium in Jazygia, c'est-à-dire Jászberény (Timon Imago Antiquae Hungáriáé, p. 245), sed Eccardus (Rerum franc., torn. 1, p. 774) intra limites hujus dioeceseos (colocensis) ita collocat : Regiam illam Hunnorum a Francis mngus dictam ad Tibisci in Danubium confluentem situm fuisse, verosimile est. Et monstrantur adhuc nostro aevo reliquiae valti, quod recentiores a Romanis extructum credunt, a Petro-Varadino et Danubio Kouiarezkum usque (ubi nunc Földvár) et ad Tibiscum protensi. Hic ego ringum fuisse suspicor loco a Tibisco et Danubio, praetereaque vallo et firmissimis indaginibus munito. On peut voir ici les hésitations, les tâtonnements des historiens, puisque Katona lui-même confond le vallum romanum avec les retranchements barbares. Il suffira peut-être de citer encore G RISELINI [Geschickte des temeswarer Banats, 1, p. 12), qui pense que la Hagia Horom comprenait le Banat et le château de Ujpalanka, qui existait déjà quand les Avares ont occupé cette province. Griselini ne craint pas non plus d'avancer que les retranchements du Banat ne sont pas romains, mais d'un autre côté, il accepte les neuf rhings comme ils sont tracés sur la carte de M. Tomka-Szàszky. Cela nous conduirait trop loin si nous voulions citer toutes les opinions émises sur les retranchements barbares au sujet desquels même des écrivains sérieux n'ont pas craint d'admettre, dans leurs publications, la dénomination de routes romaines, se laissant probablement guider par les idées des Roumains qui en ont fait des routes de Trajan.