Romer Floris: Compte-rendu (Budapest, 1878)
1 - III. LES FOSSÉS DU DIABLE EN HONGRIE
Les fossés du diable en Hongrie. 1227. Le pape Grégoire IX, confirmant les diplômes des rois de Hongrie, parle de la meta Sancti Ladislai regis , a qua tendit ad magnam fossam. Monum. Hung. Hist. Diplom ., I, p. 235. 1228. Fait mention du Negu-Aruk. F EJÉR Cod. dip., ill, 11, 122. On trouve aussi, dans les archives du chapitre métropolitain d'Esztergom, un document bien intéressant (voir: K NAUZ N ÁNDOR, Magyar Sion, 11, année 1864 p. 684), dans lequel le roi Béla échange, en 1256, avec le noble Pierre de JVysk (aujourd'hui, Yissek, près d'Ipolyságh, comté de Hont), une terre de la dépendance du château de Hont, nommée Saag, laquelle, entre autres limites, avait un quoddam fossatum que dieitur fossa Gigancium (fosse des Géants) . Comme le village de Saag (aujourd'hui, Ipolyságh, ville et chef-lieu du comitat) n'est pas éloigné du fossé Hellemba-Báth, et que dans le même diplôme on parle aussi d'une : Scissura cujusdam montis Hradischa , ce qui indique que l'écrivain sait très bien faire une distinction entre des ravins de montagnes ou des éboulements du sol, et un fossé creusé par la main des hommes, nous pouvons supposer avec raison que le fossé dont il est question dans ce document, est le même que celui qui est marqué sur notre carte. Il est aussi parlé d'un autre grand fessé dans une charte de l'année 1338, à propos d'un procès entre l'abbaye des Bénédictins à Sexard et la famille de Beehey. Dans l'énumération des territoires de Földvár, camp de terre (aujourd'hui, Satoristye, Comté de Baranya) de Laak (aujourd'hui, Puszta-Lak) et de Nogh-moysa (aujourd'hui, Majsa), il est dit qu'on arrive, ad magnum Aruk, c'està-dire, au grand fossé qui existe encore aujourd'hui, et duquel je ne puis dire s'il est l'ouvrage des Romains qui ont habité ce pays, ou celui dès peuples qui y vivaient avant eux.