Romer Floris: Compte-rendu (Budapest, 1878)

1 - V. LES CIMETIÈRES.

Les cimetières . i 6i un art plus avancé que celui de nos Tsiganes qui tra­vaillent le fer. Ajoutons encore des perles en verre, des agrafes en os, puis une tasse en silex, dit-on, au milieu de laquelle on a observé des vestiges d'ustion. Les trou­Veurs l'ont cassée en deux et en ont pris une moitié qu'ils ont brisée en plusieurs morceaux, pour s'en servir en guise de pierre à feu. Le chevalier avait été enseveli avec son cheval. M. le curé a donné le crâne du célèbre chevalier à Y archevêque d' Eger, pour le Musée du Lycée. En 1842, l'avocat du trésor n'a obtenu que quelques pièces de fer rouillé et des morceaux de poteries qui ont été déposés à la trésorerie de Bude. Les pièces en fer démontrent que la trouvaille dont il est question, date d'une époque relativement récente. * Du reste, sur la berge, nommée Nagy-Aszó , de la Tisza morte, Holt-Tisza, il y a un grand cimetière païen dont l'étendue est d'à peu près 4000 mètres. C'est là que le peuple allait s'approvisionner de briquets. * A Tisza-Eörvény sur la rive de la Tisza morte que l'on appelle ici Morotva, il y a aussi un cimetière païen dans lequel les ustensiles trouvés sont presque tous en fer. La plupart des tombeaux ont la forme de silos; l'in­térieur en est assez lisse; leur profondeur est de 2*85 m. Les couches se suivent à peu près comme à 1 'Asott­halom , mais elles sont plus courtes et moins larges. Les coquilles ne s'y trouvent que sporadiquement. C'est dans ce cimetière, dit M. Tariczky, que j'ai trouvé pour la première fois des poteries qui, au lieu de lignes creuses ont des bandes peintes en rouge. On voit au fond du tombeau la cavité dans laquelle était déposé le grain sur une terre friable; près de là, du coté du nord, le pot qui renfermait les aliments; à

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