Romer Floris: Compte-rendu (Budapest, 1878)

1 - V. LESTUMULI (Halmok)

Les tumuli. 133 les rives élevées des fleuves et sur les plateaux. Ils ne contiennent quelquefois qu'une urne, souvent avec un ou plusieurs os carbonisés, ou rien que des cendres pures ; ces urnes sont aussi maintefois couvertes avec des pots plus petits contenant des ustensiles en pierre ou en bronze. Ces tertres, d'après mon avis, étaient, pour la plu­part, les tombeaux des chefs et de leurs familles. Cela est constaté par le tumulus appelé Csákhalom , près de Tisza-Füred, sur la rive droite de la Holt-Tisza , lequel est détruit jusqu'au tiers, mais dont ce qui reste accuse encore l'ancienne magnificence. De là on a levé des boucles d'oreilles en or, des squelettes avec des épées de fer, &c. Un tertre semblable à celui-ci se trouve aussi à Egyek. A Tisza-E örvény, au sommet du tumulus qui aujour­d'hui sert de cimetière, on a trouvé des squelettes de païens d'une époque bien reculée; aux pieds il n'y avait que quelques urnes remarquables. Tout près de là, sur une colline sablonneuse, on a découvert un casque en bronze; puis dans une urne, une croix de forme grecque; d'où M. le curé a conclu que les chrétiens ont conservé longtemps l'usage des sépultures païennes. Aux environs de Nagy-Iván (Heves) il y a sept grands tumuli. Il est remarquable, dit M. le curé, que sur ce territoire on trouve des restes du fossé du diable, ördög­árok et que l'un des tumuli porte le nom de ördög-táncz, la danse du diable. * Il y a aussi plusieurs grands tertres autour de la ville de Derecske (Bihar); quelques-uns sont dispersés sans ordre, d'autres sont réunis en groupes de deux ou trois, quelquefois placés en ligne droite. On en distingue encore 24, la plupart intacts, au nombre desquels il y en a un qui s'appelle le Lyukas-halom, c'est-à-dire troué , pro-

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