Az Egri Múzeum Évkönyve - Annales Musei Agriensis 8.-9. (1972)
Bakó Ferenc: Kőházak és barlanglakások Észak-Hevesben
MAISONS DE PIERRE ET HABITATIONS TROGLODYTIQUES DANS LA PARTIE SEPTENTRIONALE DU COMITAT HEVES Les recherches relatives aux constructions en pierre constituent un domaine assez négligé de l'ethnographie hongroise. Les publications antérieures s'occupent surtout des constructions en pierre des environs du lac Balaton, en Trandsdanubie. L'auteur a choisi comme sujet de ses recherches la manière de construire du village palocze, typique : Sirok, en Hongrie septentrionale. Le nom de Sirok est connu dans l'histoire hongroise par le château-fort du même nom, s'élevant au-dessus de l'agglomération et qui au moyen-âge avait été le centre politique et économique de la région. Jusqu'en 1945, les habitants du village travaillaient pour les seigneurs fonciers détenteurs des terres, en été ils allaient faire du travail saisonnier dans des contrées éloignées et travaillaient en hiver dans les forets; depuis 1950 ils exploitent les propriétés terriennes réparties entre eux et travaillent dans la fabrique se trouvant à proximité immédiate du village. L'architecture populaire de l'agglomération se caractérise de l'usage primordial de la pierre. Selon les données du recensement de la population de l'an 1910, 98 p. с des maisons d'habitation étaient en pierre, ce qui s'explique par le fait qu'à côté du village, il y a plusieurs carrières et que le tuf rhyolitique volcanique constituant le soubassement, se prête particulièrement bien à la construction de logements. Les habitants de Sirok se servaient de la pierre de deux manières différentes. Ils bâtissaient des maisons en surface d'après la méthode générale, et construisaient des habitations troglodytiques en creusant des cavités dans le tuf tendre. Le thème principal de notre étude est la présentation des deux modes de construction. Les bâtiments s'élevant en surface peuvent être divisés en deux types.- maisons d'habitation et bâtiments de ferme. L'auteur s'appuie en premier lieu sur les monuments existant encore à l'heure actuelle. C'est pourquoi, il choisit deux maisons d'habitation et quelques bâtiments de ferme, les fait connaître en détail, c'est-à-dire il décrit les bâtiments et les illustre par des photos et - s'ils sont particulièrement importants - par des dessins. Après l'exposition des exemples susmentionnés, il jette un coup d'oeil sur les autres édifices du village et aboutit à des constatations générales relatives aux détails suivants: qualité des matériaux de construction, technique des travaux, forme de la construction de toit, matériaux de la toiture, disposition du plan, façades, installation de chauffage, mode de la sortie de la fumée, matière et structure du plafond. La pratique de construction du peuple de Sirok était fonction de la présence des différents artisans. Il y avait tout un nombre de carriers, de perriers, de maçons, de tailleurs de pierre et de maîtres qui creusaient les cavités. Dans le développement de la forme des bâtiments se trouvant en surface, l'activité des tailleurs de pierre est particulièrement importante. Au XVIII e et dans les deux premier tiers du XIX e siècle, ils taillaient des bâtis de fenêtre en pierre, qui décoraient les façades de devant et celles donnant sur la cour des maisons. Vers 1870, ils ont emprunté aux tailleurs de 430