Az Egri Múzeum Évkönyve - Annales Musei Agriensis 7. (1969)

Kozák Károly: Az egri vár feltárása (1957–1968) VI.

LA MISE Á JOUR DU CHÂTEAU FORT D'EGER (1957—1968) VI. Le point le plus élevé du château-fort d'Eger se trouve au sommet du bastion appelé Szépbástya. Les crucifix dont il est surmonté faisaient autrefois partie d'un calvaire aujourd' hui démoli. Au moment de l'ouverture des travaux, le côté ouest du bastion était couvert d'une colline à pente raide en haut et s'adoucissant progressivement vers le bas, qui s'étendait jusqu'au chemin conduisant jusqu'à la porte Setét-kapu (fig. 1.). Ce côté ouest du bastion constituait, du fait des conditions de niveau, le terrain le plus difficile et en même temps le plus vaste des fouilles. Sur ce terrain divisé en sections nous avons déblavé, conformément aux résultats du sondage par un fossé de recherche des couches de décombre épaisses de plusieurs mètres (fig. 2 à 4). En haut nous avons découvert le mur de base, large de 4 m, du bastion avec — au pied du mur — les bouts de poutres pourris qui avaient servi autrefois de support au mur en pierre. Plus en bas les fouilles ont dégagé les restes d'une maison encore habitée dans la seconde moitié du XVIII e siècle, avec un poêle dont quelques carreaux de faience se trouvaient encore à leur place originale (fig. 5-8). Dans la couche de décombres étendue sous le plancher de la maison nous avons recueilli plusieurs tessons pots fabriqués au XVII e siècle et assez faciles à reconstituer (fig. 9). Les coupes de sondage indiquant les couches montrent fort bien les grandes différences de niveau (fig. 10-11). Un chemin longeant le côté N du bastion conduit sur le sommet. De ce côté, on a réussi à retrouver quelques restes d'un mur en pierres de taille bien travaillées qui fut celui du bastion octogonal. Le chemin aboutissait à l'entrée du couloir voûté par lequel on pouvait monter sur le bastion. La forme et la construction du bastion nous ont été conservées par deux figures des relevés du XVIII e siècle (fig. 12—13). La stratification établie au moyen des sondages au côté E du bastion nous a beaucoup aidé dans l'aménagement du terrain. Nous avons également retrouvé les restes d'un épais mur de pierre qui séparait, autrefois, la for­teresse intérieure avec la forteresse extérieure, et sur lequel on construisit plus tard le mur du bastion (fig. 14). Après avois déblayé la couche supérieure qui recouvrait le versant ouest du bastion, couche constituée en majeure partie de décombres de démolition, nous avons mis à découvert des restes d'autres maisons et, à l'Ouest de celles-ci, les traces d'une route pavée. Entre la route et les restes de la maison située en direction nord, nous avons commencé à mettre à jour un puits d'un diamètre de 3 à 3,5 m, aux parois revêtus de pierres. Dans une profondeur de 20 m, la paroi en pierres concassées cède la place à une paroie en grandes pierres taillées (fig. 15—18). Sous la maison en direction sud mise au jour sur le niveau médian, on a trouvé les restes d'une autre maison habitée dans la seconde moitié du XVI e siècle, plus à l'Ouest un canal et les murs de fondation d'un bâtiment plus petit — peut-être un atelier de forgeron (fig. 19 à 23). Parmi les nombreuses trouvailles, il y a un étui en métal doré, orné de pierres précieuses, qui a été recueilli sur le terrain entre le chemin et le puits, un peu en-dessous du niveau de la 207

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