Módy György: Képzőművészeti írások (A Hajdú-Bihar Megyei Múzeumok Közleményei 34. Debrecen, 1978)

Résumé

L'an 1937 apporta le résultat, le fruit d'un ouvrage long et infatigable. A l'exposition mondi­ale de Paris, le théâtre de marionnettes de Blattner avait présenta «La Tragédie de l'Homme». «Le Théâtre de Marionnettes Arc-en Ciel» reçut, bien mérité, la médaille d'or de la section de théâtre de l'exposition mondiale qui lui fut remise par Paul Valéry. Le théâtre de marionnettes de Blattner présenta des pièces de plus en plus actuelles et ex­pressément opposées à Hitler et au nazisme. Quand les troupes allemandes occupèrent Paris, deux jours plus tard il fut déjà cherché par le Gestapo. La famille Blattner pourtant, abandonna pendant quelques heures Paris et réussit à trouver à Valençay, zone pas occupée, un refuge. Ce fut une grande mansarde qui fut mis à leur disposition. Ici, Blattner construisit deux nouvelles scènes et présenta trois différents programmes. Au jour de fête de la Libération, son petit ensemble présenta variation sur le théâtre de la célèbre ballade d'occasion d'Aragon. Blattner commença à peindre de nouveau plus intensif pen­dant son séjour à Valençay et avant de retourner à Paris, il organisa une exposition de ses tableaux peints ici. Revenant à Paris, Géza Blattner recréa, pour ainsi dire, de rien son théâtre de marionnet­tes. Parmi les nombreux joueurs de marionnettes d'esprit novateur, il tint aussi par la suite le premier rang. Sur son activité apparurent plusierus ouvrages specials en français, en anglais, en allemand et en italien. Entretemps il peignit aussi constamment, surtout des aquarelles et un matériel gra­fique grandiose. 11 y a quelques années, il s'établit à Boulogne-sur-Seine. Les ressouvenirs de la Hongrie, de Debrecen reçoivent encore place parmi ses sujets, mais en premier lieu ce sont le paysage français, la vie des gens simples, pleine luttes et de travail et pourtant belle et paisible, la vie des paysans, des pêcheurs, des prolétaires, voyageant de province à la grande ville pour y travailler qu'il représente sur ses tableaux. 11 passe les vacances dans un petit village sur les îles Baléares, à Ibiza, c'est surtout là qu'il peint beaucoup. Après les succès en France et à l'étranger, Blattner, l'auteur de plus de 75 pièces de marionnettes, mit le point à la fin d'une activité de joueur de marion­nettes de 40 ans, pour qu'il pusse consacrer, dorénavant, le reste de son existence à la peinture, négligée jusqu'ici de temps en temps. Il voudrait bien, si c'était possible, se présenter l'hiver pro­chain avec une exposition d'ensemble à Debrecen, à la ville où sa carrière commença. L'exposition, projetée en 1960, se réalisa avec la collaboration du Conseil de la ville de Deb­recen et du Musée Déri. De cinquante-deux oeuvres exposées à l'exposition d'ensemble, datent seulement deux de la période prématurée de l'artiste. Le «Paysage de Sajô» (Sajókesznyéteni táj, 1925), dessin lavé en couleurs, est un précédent organique des tableaux peints plus tard des paysages français. 11 nous montre les vertus de Blattner: le découpage soigneux, la composition mûre et les teintes vives, mais harmonieuses. Les «Bergers de Debrecen» (Debreceni pásztorok, 1923), gravure à pointe-sèche bâtie sur une, on pourrait dire, construction constructive, nous montrent, par une connaissance de dessin sûre, les figures caractéristiques de Debrecen en les caricaturant avec humour riche. Chacun de ses personnages est un caractère individuel et pourtant tous ensemble forment un milieu authentique. Ce ne fut pas par hasard que Blattner produisit de grand éclat en 1926 à une exposition de Paris et remporta un succès exeptionnel par une peinture, se rapportant à Deb­recen. Les marchandes du marché, assises dans la banne de jonc, offrent leurs marchandises et s'entretiennent les unes avec les autres. Nous trouvons aussi plus tard les ressouvenirs de Debrecen par mi ses sujets: «Foire à Debrecen» (Debreceni fonatoskészítők, 1935). Mais il est peut-être plus important encore le mode indirect par lequel les souvenirs de sa jeunesse résonnent dans la repré­sentation de la vie quotidienne du pays français. C'est l'évocation des images de la foire de Deb­recen que nous retrouvons sur les aquarelles — «Marché hebdomadaire à Nantes» (Hetivásár Nantes-ben, 1933) et «Marché hebdomadaire de Valençay» (Valençay-i hetivásár, 1941). Derrière l'aquarelle «Pêcheurs au bord du lac» (Folyóparti halászok, 1942), nous sentons les événements de jeunesse de l'artiste, vécus au bord de Tisza. Le critique de l'Humanité lui fit attention déjà en 1929 qui, malgré de son origine étrangère, fut inspiré par la vie du prolétariat français et des gens de petite condition de la province. Il resta fidèle aussi les années suivantes à ces sujets. Sur les tableaux de Géza Blattner on peut voir un alliage propre et heureux des choses vécues dans sa jeunesse, influencées par le milieu de Debrecen, des facteurs, ayant une influence sur la vue de tous les peintres, fils de 1'Alföld et des impressions reçues en France. La façon de représentation, souvent caricaturale et grotesque de ses figures, ne devint jamais chez lui un but en soi — par ses images prises de la vie des gens simples, à travers de la forme façon­née légèrement à la française, arrive jusqu'à nos coeurs tout ce que l'humaniste à nous dire. Il nous faut encore parler d'une solution technique propre à Géza Blattner, des dessins faits sur les parchemins avec l'encre de Chine en couleurs. Cette façon de procéd inhabituelle reflète souvent avec plus de force ce que l'artiste à nous dire que le dessin ou la peinture. Parmi ses par­chemins exposés, ainsi par leur contenu que dans leur forme, sont particulièrement bien réussis ceux qui fuent faits en 1960. «Rue de Montmartre» (Montmartre-i utca) et «Au bord de la Seine» (Szajna partján). Les tableaux de Géza Blattner sont des oeuvres d'un artiste, observant et rep-

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