Arrabona - Múzeumi közlemények 5. (Győr, 1963)

K. Kozák: Eglises a plan trilobé et quadrilobé en Hongrie

il est probable que nous ayons trouvé le chainon qui relie ce groupe du XIII e siècle aux églises et édifices des XIV e —XVIII e siècles au plan triangulaire et trilobé, recelant les symboles de la Trinité. A notre opinion il ,ne peut être un hasard qu'en Hongrie — vers le milieu du XIII e siècle — on avait construit dans le même temps et dans les différents endroits du pays des chapelles de disposition, de plan et de dimensions approximativement identiques, ou bien qu'en les transformant et agran­dissant, on avait élevé des églises dont les choeurs étaient analogues. Nous pensons être en présence d'un cas spécifiquement hongrois. Avec la divi­sion des propriétés de clan, la conscience de la solidarité des familles se consolide au détriment des liens de clan. Des familles, bien qu'elles continuent à s'engager pour leur clan, exploitent leur propriété de plus en plus indépendamment, ce qui s'exprime aussi dans l'intérieur et l'extérieur des églises patronales (sépulteures fa­miliales) oointruites sur le modèle des monastères de clan ou transformées et agran­dies. Notre supposition se trouve étayée par la forme que les tribunes des patrons de l'église ont obtenue aux XII e et XIII e siècles dans les églises de village hongroi­ses. C'est avec cette évolution que coincide en Hongrie l'expression du culte de la Sainte Trinité et de l'apotre Saint Jacques se manifestant dans le nom et la forme — trilobée — des chapelles et églises destinées au culte funéraire. Des chapelles de cimetière et les cella trichora paléochrétiennes (Pécs, Szombathely, Öbuda) existant encore à cette époque ou connues seulement par leurs ruines, ont sans doute con­tribué à la diffusion de cette forme en Hongrie. L'un des plus grands événements de la vie humaine était de tous temps la naissance et la mort. Selon la liturgie chrétienne le baptême et la dernière onction ont eu lieu toujours au nom de la Sainte Trinité. C'est grace à la rencontre de cette croyance et des aspirations familiales et patronales, dues à la désagrégation des clans, que ce symbole particulier de la Sainte Trinité s'était formé en Hongrie, en rendant ainsi plus variée et plus colorée notre architecture de l'époque arpadienne. K. Kozák

Next

/
Thumbnails
Contents