Alba Regia. Annales Musei Stephani Regis. – Alba Regia. Az István Király Múzeum Évkönyve. 24. 1986-1988 – Szent István Király Múzeum közleményei: C sorozat (1990)
Szemle – Rundschau - Fitz Jenő: Notes. p. 165–167.
DáA-omov Kai ITáxeQVOV TaQp,ouxf|viov èç xoùç шгахеикохас KaxsiÀ£|iévov, aXÀouç xs цех' aôxcov Kai xiva Kai Çuvaûca eÙTtaxQÎSa ànéaçaÇev. Kaíxoi Kai 'IouAiavôç Suvnoeiç dv цеха xfjv Мадкои xeX,euxf|v nàg eô£ùç ках' aôxoC ő xi Kai eXAoytцсохахос cbv Kai axpaxiav цеуалт|у еягхехдаццеуос xoùç xe axQaxidbxaç àvnQxrmévoç, лра^аг, oôôèv f)9éX,r|ae ôia xe xff êauxoù è7iieÎKeiav Kai ôià xf|v èKeivou Kai xe$vr|KOxoç eûvoiav veo^ókrat Kai ó uaxepvoc 'QUÔÎCOÇ äv ешер, e7ießeßouA.eUKei oí, &CTZEQ f|xiá9r|, (poveúaac ëroç ëxi xôv ÔOQuepÔQcov fJQKev, oÚK ènoinaev. En 180 P. Salvius Iulianus, consul ordinaire de l'an 175, au moment de la mort de Marc Aurèle se tenait à la tête d'une armée puissante. Les sources ne révèlent pas quelle armée le sénateur commandait. Dans un passé récent deux opinions différentes ont vu jour. Selon Tibor Nagy nous devons voir en la personne de Salvius Iulianus le gouverneur de la Pannonié Supérieure qui, après Quintilius Maximus, remplit un important rôle dans la direction des opérations militaires au cours de la seconde étape de la guerre marcomane (1982, 53, note 21 ; 1983, 199, note 37). Par contre, K. Dietz chercha et trouva des arguments selon lesquels Iulianus avait à diriger l'armée de la Germanie Supérieure et de la Rétie (1989, 429^35). Si nous considérons les textes cités Dio et SHA comme sources primaires, deux circonstances ont un caractère décisif dans l'appréciation du rôle que Iulianus joua autour de 180. Selon Dio, Iulianus avait un rôle décisif au moment de la mort de Marc Aurèle, il aurait pu rendre contestable la prise du pouvoire de Commode. En 179-80 l'Empire fit des efforts extraordinaires à fin de briser de manière déterminante les Marcomans dans l'aire de la Pannonié Supérieure. Il est évident qu'à ce moment là c'est l'armée la plus puissante qui se trouvait dans la région. Iulianus n'aurait guère eu le moyen d'intervenir dans la question de la prise du pouvoir s'il avait commandé, loin de Vindobona, loin du lit de mort de l'empereur, les 3 légions de la Germanie-Rétie. C'est exclusivement à condition de disposer d'une puissante armée se trouvant sur place qu'il put avoir ce moyen. Une autre information, celle qui mentionne la rencontre de Commode et du fils de Iulianus, plaide également pour son poste de gouverneur en Pannonié. Dietz - supposant qu'il commandait en Germmanie Supérieure et en Rétie - admettait que les deux jeunes hommes se soient connus à Castra Regina, à l'occasion de l'inauguration du nouveau camp de légion. En remplacement de cette hypothèse qui n'est que trop hypothétique et indémontrable, une explication bien plus réelle s'offre si on accepte P. Salvius Iulianus comme légat de la Pannonié Supérieure : au cours de la seconde étape des guerres marcomanes Commode se trouvait au grand quartier général impérial, c'est-à-dire à Carnuntum. Le jeune Iulianus put, aussi bien en tant que tribun de la legio XIIII Gemina, rencontrer - sans aucune supposition forcée - le jeune empereur. * Aurelius Victor CIL, V, 486* = CIL, XI, 569*, Nr. 4. (Ameria?) Aur. Victori, I XVuir sac.fac, / leg. Augg.pr.pr. /prou. Pann. Inf., J patron, r. p. h. u. J d. d. CIL classa l'inscription parmi les faux. Connu des sources, le monument de pierre (Ligorius, Cod. Neap. 36, 576; Panvinius, (1) C'est M. Endre Tóth qui attira mon attention sur l'inscription. Je saisis l'occasion pour l'en remercier. Cod. Vat. 6036 f. 44' 48 62', ed. Rom 428, de Sibyllis 34) figure dans la première édition de Gruterus / 372, 8) comme étant de provenance inconnue, la seconde édition indique "Ameriae" comme provenance, mais ne donne pas d'indication quant aux sources. C'est cette provenance que reprit Orellius (1828, 158, Nr. 3715). La provenance incertaine de la pierre perdue ne veut pas nécessairement dire que nous avons affaire à un faux, le texte non plus ne permet une telle déduction/ 1 ) Dans le cas où c'est le nom d'un personnage réel ainsi que son exercice à Aquincum que l'inscription conserve, Aurelius Victor gouvernait la Pannonié Inférieure sous le règne de deux empereurs. De ces périodes la première seulement peut être exclue avec certitude: entre 161 et 169 nous connaissons tous les légats -probablement sans exception (C. Iulius Geminius Capellianus, Ti. Haterius Saturninus, Q. Caecilius Rufinus Crepereianus, Ti. Claudius Pompeianus). Du temp du règne commun de Marc Aurèle et de Commode on tient compte de deux gouverneurs : Sex. Quintilius Condianus (cos. ord. 180) et Septimius Flaccus. Au moment où la guerre a éclaté Condianus se trouvait déjà en Pannonié, ils devaient se relayer en 179 au plus tard. Toutefois, si Condianus avait pris le gouvernement de la Pannonié Inférieure dès 175 (ALFÖLDY 1977, 252, 283), on ne peut pas exclure la possibilité qu'il ait cédé sa place à un Inconnu. L'insertion d'un nouveau gouverneur sous le règne conjoint de Septime Sévère et de Caracalla est également possible. Après Ti. Claudius Claudianus et L. Baebius Caecilianus, à partir de 202, le nom de deux légats est inconnu, jusqu'en 208-09, quand C. Iulius Septimius Castinus s'est mis à la tête de la province. Le nom de [Jasdius?] a été avancé préalablement (Fitz 1978, 71-79) mais, d'après un nouveau fragment d'inscription de la villa de Rome cette supposition a été éliminée (Licordari 1982, 569-570). C'est de cette époque que doit provenir un fragment d'autel d'Aquincum (Szilágyi 1950, 451 ; 1967, 76, Nr. 7 = AÉ, 1967, 360) exécuté sous le gouvernement d'un legátus Augusti inconnu. Dans la période postérieure à l'époque séverienne, sous le règne de deux Augusti, on ne connaît qu'un seul gouverneur: en la personne de P. Cosinius Felix qui remplit la dignité de légat sous Trébonien Galle et Volusien. Hors les les années 202-08, ce sont les années 235-38, 249-51 et 253-59 qui s'offrent pour placer Aurelius Victor. Par la suite la province a été gouvernée par des praesides équestres. Ce nom n'est pas rare, fait qui rend difficile une éventuelle identification avec ses homonymes. M. Aurelius Victor a peu de chance d'entrer en ligne de compte (CIL, VI, 1358 = ILS, 1205; PIR 2 , A 1633; BARBIERI 1952, 388, Nr. 2221), il fut c. u.,praefectus feriarum Latinarum, sacerdos dei Solis. Si la datation de ses fonctions sacerdotales ne peut devancer l'époque d'Aurélien (PLRE, I, 960), il ne put, en tant que sénateur, gouverner la Pannonié Inférieure. Un autre Aurelius Victor - cui Pinio cognomen erat - se prononça, en 218, contre Macrin (SHA, u. Macr., 4,2-4; PIR 2 , A 1631 ; BARBIERI 1952,198, Nr. 967) in actisfictis. La carrière du sénateur nous est complètement inconnue, de ce fait son identification avec le légat de la Pannonié Inférieure se présente comme une éventualité tout au plus. La date 218 pourrait de toute manière plaider en faveur de l'identification : avant 208 le sénateur, en tant que prétorien, put gouverner la Pannonié Inférieure.