Alba Regia. Annales Musei Stephani Regis. – Alba Regia. Az István Király Múzeum Évkönyve. 24. 1986-1988 – Szent István Király Múzeum közleményei: C sorozat (1990)

Szemle – Rundschau - Fitz Jenő: Epigraphica XIV. p. 163–164.

Alba Regia, XXIV, 1990 J. FITZ EPIGRAPHICA XIV 24. Autel Iupiter-Neptune - Kerepes (Soproni 1987, 91-97) I(oui) O(ptimo) M(aximo) et Nep(tuno) / uex(illationes) Cl(assis) F(lauiae) Pan(nonicae) / q(uae) sunt in S[ —/ /. A la fin de la troisième ligne du fragment on voit encore une lettre qui devait être i, it, ti, ou bien, comme l'auteur le suppo­sait, et. Dans ce cas dernier le S( ) et [ ] doit se rapporter à deux noms géographiques. La solution de S. Soproni : in S(armatia) et [M(arcomannia) s(ub) с (ma) ­]. Par ce complètement hardi Soproni solutionnerait sous une forme inattendue la polémique de longue durée sur la Sar­matia-Marcomannia : il ne s'agissait pas d'une invention des auteurs, de racontars répandus ou d'un projet avorté à cause du tournant malencontreux de la guerre, mais d'une action militaire en cours soit au cours de 175, soit pendant les combats de 179. C'est précisément la partie concluante pour cette question qui est hélas fragmentaire sur l'inscription. La lecture et est possible mais nullement certaine. Dans le texte on trouve les ligatures NE, VE, et NT, mais chaque fois dans le cas des lettres de pleine taille seulement. En cette raison le supposé TE de petite taille n'est pas convainquant. Cela mis à part, la solution S( ) est également problématique. Un S unique n'inspire pas nécessaire­ment à interpréter S(armatia), surtout si on prend en considéra­tion que ni en 175 ni en 179 aucune province n'a été constituée (... uoluit Marcomanniam prouinciam etiam Sarmatiam facere et fecisset, nisi. .. SHA, v. Marci 24, 5 ; ... si anno uno superfluit, prouincias ex his fecisset... SHA, v. Marci, 27, 10). Il est impro­bable que ceux qui ont érigé l'autel et tous ceux qui ont lu l'inscription aient su que le S se rapporte à une province non réalisée. Le texte porterait, si non en toute lettre, mais au moins Sarm., si ceux qui l'ont édifié attachaient de l'importance à ce que tout le monde comprenne les conditions de leur acte géné­reux. La polémique sur la question Marcomannia et Sarmatia n'est certainement pas close et il n'y a guère de toute que le stade des projets n'est pas dépassé. Contrairement à mon opinion de jadis, dernièrement je me suis rangé à l'avis selon lequel l'idée d'organiser deux nouvelles provinces occupait Marc-Aurèle dans la seconde moitié des anannées 60, mais il arriva tout au plus que jusqu'à certain préparatifs (formation de deux nouveles légions, leur déploiement à la frontière, le choix de chefs d'armée compétents). Il est possible que la puissante attaque germanique avait pour but de contrecarrer ces préparatifs, attaque qui a anéanti l'armée massée autour de Carnutum, a ravagé le passage stratéqique en toute son étendue, a mis le siège devant Aquilée, grand quartier général. On ne parla plus du projet Marcoman­nia-Sarmatia (Fitz, 1985, 123-125). La solution in S(armatia) et [M(arcomannia)] motivait de compléter la deuxième ligne de l'inscription par uex(illationes) : la flotte pannonienne dirigea deux détachements dans les deux «provinces» non voisines l'une de l'autre. Malgré l'importante distance, ces deux détachements érigèrent un autel en commun. Toutefois, s'il ne s'agisait pas de la Sarmatie et de la Marcoman­nie, le complètement en deux vexillations n'est guère tenable. La soltion uex(illarii) est plus probable. On entend parler de uexil­latii des flottes fluviales en rapport avec la flotte germanique (CIL, XIII, 7697, 7715, 7716). Dans ce cas in Sf 7 ne signifie pas nécessairement le lieu de l'action mais peut aussi bien indiquer le port d'attache de l'unité de la flotte. La lettre incertaine qui se voit à la fin du fragment d'inscription est, dans ce cas, sans doute un /, le complètement est donc : in Si[rmio]. Donc, le texte rectifié de l'inscription est: I(oui) O(ptimo) M(aximo) et Nep(tuno) / uex(illarii) Cl(as­sis) F(lauiae) Pan(nonicae) / q(ui) sunt in Si/frmio J. 25. Dans la riche ouvrage de R. Hosek publié sur les monu­ments en pierre nouvellement trouvés à Barbaricum, situé au nord du Danube (1985), une place a été réservée à l'épitaphe de Q. Atilius Primus trouvée à Boldogfa. Le monument funéraire de belle sculpture prend cettefois-ci encore une nouvelle inter­prétation dans les lignes 3/4 discutées. Là on lit interrex / leg. XV. Uinterrex s'adapte difficilement à la carrière d'un centu­rion, en conséquence, les personnes qui analysèrent l'inscription - sans compter les tentatives de M. Pichlerová et de A. R. Neumann qui acceptent Vinterrex (1979, 51-61) - ont trouvé nécessaire d'y apporter certaines corrections. La graphie elle-même confirme cette conception: au-dessus du dexième R de Г INTERREX on observe hast orizontal : corne si le sculpteur de pierre troublé par la difficulté que présentait le manque de place avait surchargé une lettre, ou comme s'il avait tenté d'ajouter une lettre ommise. T. Kölnik, premier à publier l'inscription, a choisi la so­lution la plus simple et la plus logique: Primus fut inter(p)rex, soldat de la legio XV Apollinaris, qui, en tant que principalis, remplissait les fonctions d'interprète à l'office gouvernemental (1978, 61-75). Ce qui dans l'interprétation de T. Kölnik n'est pas tout à fait convainquant ce n'est pas l'insertion du P dans 1TNTER­REX, mais la carrière de Q. Atilius Primus: il est difficile de considérer la ligne inter(p)rex / leg(ionis) XV, (centurie), / negotiator comme la carrière complète du soldat ayant atteint un âge bien avancé: ce n'est qu'après avoir rempli des postes supérieurs de principalis que l'interprète en service à l'office gouvernemental pouvait être promu centurion. Les tentatives qui ont vu le jour au cours des dix années écoulées n'ont pas cherché à trouver une meilleure explication à cette question dernière, mais recherchaient - en refusant Vin­ter(p)rex - d'autres possibilités dans l'interprétation de 1TN­TERREX. P. Püspöki Nagy a aidé la recherche en y ap­portant deux variations. La première, que l'on peut lire sur place, sur plaque de bronze, donne la lecture inter ri(parios) ex I leg(ione) AT" (1981, 17-21, 23), la seconde rectifie cette pre­mière comme suit: inter ri(penses) ex / leg(ione) AT (1987/88, 126-127). Selon l'auteur les mots riparii, riparienses, c'est-â-dire ripenses - qui semblent énigmatiques - signifient défenseurs des 163

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