Alba Regia. Annales Musei Stephani Regis. – Alba Regia. Az István Király Múzeum Évkönyve. 15. 1974 – Szent István Király Múzeum közleményei: C sorozat (1976)
Tanulmányok – Abhandlungen - Tóth E.: La survivance de la population romaine en Pannonie. XV, 1974. p. 107–120.
de petites et de grandes propriétés, de domaines privés où impériaux ? Quelle était la situation des terres de la milice paysanne, l'influence de tous ces facteurs sur la continuité — voilà encore des sutjes de recherche. Il serait important aussi de ce point de vue d'évaluer les villas et les forteresses du IV e siècle. Il est probable que l'agriculture pannonienne dans son ensemble n'influença pas le gentes. Quel fût le sort des vastes propriétés impériales et des autres( 95 ) — nous n'en savons rien. Quelques-une avaient été peut-être cultivées par les «paysans» continuant à vivre sur place, d'autres onté été abandonnées où ravagées. Donc il est certain et important du point de vue de la survivance de la population que la Pannonié était une province pauvre du point de vue économique. C'est la raison prourquoi après la désintégration de l'Empire la chute économique ne parut pas si grande — nous parlons naturellement de la classe moyenne et basse de la société. L'industrie locale était surtout autarchique, bien qu'on ait des informations sur un élan de l'exportation de blé au IV e siècle( 96 ). En ce moment on peut parler plutôt d'influence réciproque en ce qui concerne la culture matérielle, mais elle aussi dût être superficielle: la richesse des motifs barbares influençait celle de la Pannonié, tandis que la population originaire donna plutôt la technique^ 7 ). Nous n'en savons pas plus long ; l'histoire de l'industrie pannonienne az IV e siècle (céramique, travail des métaux, vitrerie, taille de pierre)( 98 ) est pour ainsi dire inconnue. Il faudra commencer par rassembler les trouvailles de la Pannonié du IV e siècle, examiner en détail tous les objets. En premier lieu on (Szent István Emlékkönyv, I, 153 ; cf. encore J. ZEILLER, о. c, 146.) En plus l'inscription de Flavius Lupus est également important : Flavio Lupo viro clarissimo, peraequatori propter muro cingendas urbes iudicio sacro glebalis census per secundam Pannoniam... AÉ, 1968, 113. (95) AÉ 1968, 113. (96) A. MÓCSY, о. с, Pannónia a késő csiszárkorban. (La Pannonié á l'époque du Bas-Empire.) Budapest, 1974, 133, 155, 182. — Expos, mundi. 57 (éd. A. Riese 121, Hildesheim, 1964): Deinde Pannónia regio, terra dives in omnibus, fructibus quoque et iumentis et negotiis, ex parte et mancipiis. Et semper habitatio imperatorum est. Habet autem et civitates maximas, Sirmium quoque Noricum: unde et vestis Noricus exire dicitur. Haec Pannónia regio. — Ambrosiuö écrit en 383 (epist. XVIII 21, PL 16, 1019): Quis ergo tarn novus humanis usibus vices stupeat annorum? Et tarnen etiam superior anno plerasque novimus provincias redundasse fructibus. De Qallis quid loquar solite ditioribus? Frumentum Pannóniáé, quod non servant. Vediderunt: et secunda fertilitatis suae novit invadiam: nam quae solebat tutior esse jejunio, fecunditate hostem in se excitavit: Liguriam Venetiasque autumni frumenta paverunt. (97) Cf. I. BONA, Die pannonische Grundlage der langobardischen Kultur im Licht der neuesten Forschungen. Problemi délia civiltà dell'economia langobarda. Milano, 1964, 71. (98) Concernant la vitrerie et la taille de peirre voir encore les essais de L. Barkóczi: Die datierten Glasfunde aus dem 3—4. Jahrhundert von Brigetio. Fol Arch, XIX, 1968, 59; ID. Plastisch verzierte spätrömische Glasfunde aus Pannonién. FolArch, XXII, 1971, 71.; I D-, Beiträge zur Steinbearbeitung devrait donc traiter l'effet technique, plutôt que les conditions de production d'une société en désintégration, ses formes de propriété (terres et rapports juridiques, ce dont la population pannonienne n'était pas potentiellement pas même en possession à partir du V e siècle) de pauvoir exerce rune influence("). Bien qu'il soit important d'analyser et d'évaluer la vie économique de la province au IV e siècle, il faut noter que dans le Pannonié, économiquement peu significative, les «conquérants» prirent seulement contact avec la culture romaine, sans en emprunter ou s'en laisser influencer considérablement. La fusion des deux cultures n'était que très superficielle. Cependant ce manque de fusion est en même temps significatif de notre point de vue. La population locale, dont la culture romaine était bien moins forte que celle de la première zone (l'Italie, l'Hispanie et la Gaule) pouvait sauvegarder sa propre culture, faute de fusion mieux que dans la partie occidentale de l'empire. Cette culture, déracinée dégénéra, où plutôt — par manque de nouvelles influences — dépérit( 100 ). Comment et quand? Des recherches ultérieures y réponderont. Actuellement nous n'avons que peu d'idées concernant l'influence des «barbares» transmigrants où s'installant dans le pays sur la population originaire. On pourra y répondre seulement après les recherches systémathiques et l'évaluation des trouvailles. Comme conclusion finale nous dirons: au IV e siècle la population de la Pannonié dans l'espace entre la Drave et la Save, ainsi que la Pannónia Prima, survécut de beaucoup la chute de l'empire romain. Cette population, parlant selon toute probabilité le latin — latin vulgaire — ou une langue démontrant une influence considérable de substratum, embrassant des éléments ethniques toujours s' augmentant, pouvait — variant selon les territoires — survivre jusqu'au IX e siècle. Sa culture matérielle reste encore à être établie. Du point de vue de la continuité il n'est nullement indifférent que la survivance de la population se manifesta sur les territoires de la Pannonié, où la romanisation commença le plus tôt et fût la plus forte. Quant à leur culture spirituelle, nous n'avons que peu de notions sur leurs conceptions religieuses : ils étaient chrétiens, mais leur christianisme, au début «orthodoxe et canonique» dégénéra déjà au IX e siècle. On trouve également une dégénération en in Pannonién am Ende des 3. und zu Beginn des 4. Jahrhunderts. FolArch, XXIV, 1973, 67; L. BARKÓCZI—A. SALAMON, IV. század végi, V. század eleji üvegleletek Magyarországról. (Verreries trouvées en Hongrie, datant de la fin du IV e et début du V e siècle.) AËrt, XCV, 1968, 29. (99) Je reviendrai encore Sur le problème du rôle du christianisme. (100) Une dégénération pareille se montre dans les trouvailles de l'époque avar dites de la «culture de Keszthely»: des boucles d'oreilles à double cônes et à grandes coquilles, des épingles de style, qui dérivent toutes des petites boucles d'oreilles à petites coquilles, en argent où en or, trés répandues dans l'empire. 119