Alba Regia. Annales Musei Stephani Regis. – Alba Regia. Az István Király Múzeum Évkönyve. 15. 1974 – Szent István Király Múzeum közleményei: C sorozat (1976)

Tanulmányok – Abhandlungen - Tóth E.: La survivance de la population romaine en Pannonie. XV, 1974. p. 107–120.

Aquincum, Leonianus, qui arriva en 472 avec les goths de Widimer dans la Gaule méridionale( 16 ) et devint abbé de Vienne( 17 ), ainsi que Martinus, qui devint évèque en Hispanie à Dumio puis à Braga et que l'on honore comme saint( 18 ). (cca. 510—580.) On entend donc des personnes pannoniennes dans les différentes parties de l'Empire, ce qui prouve qu'un nombre considérable de pannoniens a quitté cette province. Cela était le cas sourtout pour la pre­mière vague des réfugiés. D'un autre côte la seconde et la troisième groupe prouvent, que jusqu'à la fin du VI e siècle la province était habitée par une population romaine, donc elle ne fut pas complètement abandon­née dès le premier mouvement de refuge( 19 ). Pas même la province de Valéria ne resta pas dépopulée, bien que c'est la partie de l'est de la Transdanubie ou il fallait compter sur une perte rapide et considérable. Il fauf aussi considérer, que les pannoniens habi­tant le territoire de l'Empire de jadis n'arrivèrent dans d'autres provinces pas uniquement en réfugiés. On peut aisément supposer, que quelques personnes entreprenantes allaient volontairement „chercher fortune" ailleurs, quittant le territoire pauvre et me­nacé, soit par le gout des avantures, soit pour des causes religieuses. La vie de St. Antoine de Lérin et de son oncle, ainsi que celle de St. Martin de Braga prouvent la vérité de cette supposition( 20 ). En évaluant les données sur les ravages, les désastre les fuites il ne faut pas oublier que même s'il y avait eu antérieurement une littérature pannonienne, elle dis­parût. Il ne nous restent ni des oeuvres historiques, ni théologiques( 21 ) Nous ne disposons que de documents écrits hors de l'empire, qui ne font que soupirer pathé­tiquement ou non sur les épreuves de la province. A part quelques données devenant de plus en plus routinières ils n'ont probablement pas eu de renseig­nements exacts. Les auteurs s'occupaient du danger AA VII, Berlin 1885, ed. Fr. Vogel, 186). A. ALFÖLDI, Budapest története. (L'histoire de Bu­dapest.) 1942, 759. (10) E. TÓTH, о. с, A római lakosság továbbélésének kér­dése Pannoniában. Savaria. V— VI, 1971-72, 231.— (17) Son épitaphe: A. ALLMER—A. DE TERRABASSE, Inscriptions Antique et de Moyen Age II. Inscrip­tions du Moyen Age I. Vienne, 1875, nr. 332; plus: J. VAN DER STRAETEN, Vie arrageois de S. Léonien. AB, XC, 1972, 119. (18) Gregor. Turon, V 37 : Hoc tempore et beatus Martinus Oalliciensis episcopus obiit, magnum populo Uli faciens planctur. Nam hic Pannóniáé ortus fuit, et exinde ad visitanda loca sancta in Oriente prosperans, in tantum se litteris inbuit, ut nulli secundus suis tem­poribus haberetur (ed. R. BUCHNER, Ausgewählte Quellen zur deutschen Geschichte des Mittelalters I .) (19) Une épingle portant l'inscription BONOSA, trouvée dans une tombe du cimetière prés de l'horreum de Keszthely-Fenékpuszta fait référence à une popula­tion romaine au VI e siècle: L. BARKÓCZI, AArch­Hung, XX. 1968, 275. — A l'ethnie du cimetière cf. eneore: I. BONA, AÉrt, XCVII, 1971, 257, 122. notes; ID., AArchHung, XXIII, 1971, 296; E. TÓTH, FolArch, XXV, 1974, 172 note nr. 31. (20) Gregor. Turon. hist. V 37. (21) L'existence des livres liturgiques, leur copie tardive est prouvée par le q Evangeliarum, gardé à Munich (Bayer. Staatsbibliothek, Clm. 6224), qui était en usage en Pannonié du Sud-Est : H. J. WHITE, de l'invasion barbare venant de la Pannonié (Illyri­cum) — et rien que de la Pannonié. Les auteurs vivant hors de la province ne s'intéressaient guère à la vie quotidienne de la population restée en Pannonié, ni à leur hiérarchie ecclésiastique, mais seulement aux «sin­gularités». Ce ne sont pas les choses communes qui intéressent, mais les particularités — et cette parti­cularité, c'était la menace des invasions barbares avec leurs ravages. Les réfugiés venant de la province avaient sans doute aussi parlé de «destruction com­plète». Donc il n'est pas étonnant, si aux yeaux de Procope la Pannonié du VI e siècle n'était qu'un terri­toire absolument sans intérêt( 22 ). Naturellement je ne veux nullement douter de l'intensité de la dévastation survenue au début du V e siècle, ni du sort misérieux de la population. Mais que cet aspect ne reflète pas la vérité complète est paroles par les mots de Iordanes, plus intéressé au sort de la province : «Ornata patria civitatibus plurimis, quarum prima Syrmis, extrema Vindominab( 23 ). Cette source, provenant du V e siècle dénote pourtant l'existence quelconque des villes d'autrefois. Restons encore prés du premier groupe des sources: à part des informations sur les fuites, nous avons encore trois sources importantes, prouvant unanimement la continuité de la population du IV e siècle. 1. Quelques lignes du poème écrit par Venance Fortunát (vers 600) en honneur de St. Martin de Braga : Pannóniáé, ut perhibent, veniens e parte Quiri­tis est magis effectus Gallisueba salus( 2i ). Le terme quirites dénote les restes de la population romaine, les romani( 25 ). Cette donnée prouve en même temps aussi que dans les autres parties de la province la popula­tion — en grandes masses — ne survécut pas. On se demande, quelle est l'époque à laquelle cette infor­mation se réfère: pourrait-elle refléter les conditions du début du VI e siècle (naissance de St. Martin de Braga) où bien se réfère-t-elle à la fin du VI e siècle? Venance mourut après 600( 26 ). Il est connu que fai­sant suite à un voeux, en 575 il fit un pèlerinage, par­Oospels from the Munich Ms (q) now numbered lat. 6224 in the Royal Library at Munich, in Old-Latin textes III. London, 1888; Les Évangiles q, dits de S. Corbinien. Studien und Mitt, zur Geschichte des Benedictiner-Ordens, LIV, 1936, 295. — Je reviens encore à ce codex. (22) Les sources historiques sont interprétées de la même manière: A. MÓCSY, О. С, 344 (23) lord. Getica, 264, (MGH AA VII, Berlin 1882, ed. Th. Mommsen 126); Cf. E. SCHWARTZ, Flussnamen und Völkerbewegungen in Ober pannonién. Zeitschrift für slavische Philologie, I, 1924, 329; Sur l'évêque de Sirmium: VL. POPOVIC: Le dernier évèque de Sirmium, Revue des Études Augustiniennes XXI, 1975, 91.— (24) Venano. Fort. carm. С 2, 231—32, (MGH AA IV:1, ed. Fr. Leo, Berlin, 1881, 104). (25) Cf. Venanc Fort., MGH AA IV:1, 104. Venance Fortunát, Trad, par M. Ch. Nisard, Paris, 1887, 445, ILCV 7746, 445, ILCV 7746, Chron. Sti. Benedicti Cassiensis 14, (MGH SS rer. Langob. 475, 30), С TagHavini, Le origini délie lingua neolatiné. Bologna, 1962, 120. (26) В. ALTHANER-—A. STUIBER, Patrologie. Freibung i. Br. 1966 7 , 499. 110

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