Alba Regia. Annales Musei Stephani Regis. – Alba Regia. Az István Király Múzeum Évkönyve. 14. 1973 – Szent István Király Múzeum közleményei: C sorozat (1975)
Tanulmányok – Abhandlungen - Szabó Miklós: Sur la question du filigrane dans l’art des celtes orientaux. XIV, 1973. p. 147–165.
forme ajourée( 2ü ). La documentation qui à notre disposition nous permet de supposer que les pièces énumérées par I. H u n y a d y, la fibule du Musée de Komárno et celle de Prunis viennent du même atelier. Le problème de la fibule de Mistrin est plus difficile. L'hypothèse quelle soit une pièce importée de l'atelier dit de Bölcske, est peut-être suggérée par l'agrafe conique de ceinturon de Kosd (PL IV, 1—2) publiée par P. J a с о b s t h a 1, dont la forme et les décors en spirales ajourés ressemblent beaucoup à la fibule de Moravie( 21 ). On a mis au jour tout récemment en Hongrie, à Vác, (fig. 6) un nouvel exemplaire de ce type d'agrafe, mais aux attaches thériomorphes( 22 ). Il a une pièce analogue, d'exécution légèrement plus simple, munie d'une chaine en fer tressée qui indique une datation très récente. Elle provient de Kozlany (PI. IV, 3a, b) en Moravie, et fournit une autre preuve des rapports dont nous venons de parler à propos de la trouvaille de Mistrin. Cette dernière indication chronologique parle peut-être en faveur d'une datation plus récente des fibules de type de Bölcske et des agrafes de ceinturon coniques que celle des fibules du comitat de Fejér et de Yougoslavie traitées précédemment^ 3 ). On arrive ainsi à l'idée — au moins en forme d'hypothèse de travail, — (pie le pseudo-filigrane vient de la Yougoslavie et du Sud-Est de la Transdanubie vers le Nord et l'Est. Il est de toute façon incontestable (pie cette manière d'ornementation devient populaire pendant peu de temps au cours du 2 e siècle sur les territoires situés plus au Nord de la Hong: ie( 24 ). En Slovaquie et en Moravie, il apparait sur les types originaires de la civilisation celtique régionale, ainsi par exemple sur un bracelet de Palàrikovo (PL V ,3) et sur une fibule à pied de décoration globulaire de Dobrockovice . Puis il donne le jour aux chefs-d'oeuvre de caractère individuel comme le fameux bracelet de Chotin (PI. V, 1 — 2) ou celui de Moravsky Krumlov (PL V,4—5) ou d'autres objets venant surtout (20) Cf. J. FiLiP, o. c, p. 529. — Voir les motifs fondus à la fois en plein, à la fois ajourés des fibules traitées à propos des pièces conservées en Székesfehérvár. (Voir les notes 7-11). (21) P. JACOBSTHAL, Early Celtic Art. Oxford, 1969, p. 199, n° 368. — Selon la description ci-donnée, la pièce est soudée, mais, en vérité, elle est fondue. Je dois les photos au Musée National de Budapest. (22) M. HELLEBRANDT, AËrt, XCVIII, 197J, p. 381, fig. 15,5. (Sans indication de la fonction primitive de la pièce.) (23) J. FILIP, o. c, p. 163, fig. 50, 1 -2. — Grâce à Moravské Museum de Brno, j'ai l'occasion de donner ici les photos de la pièce. — Pour la chronologie voir: J. FILIP, o. c, p. 541 et suiv. (24) En faveur de l'origine méridionale ou sud-orientale de la décoration imitant la technique du filigrane: J. FILIP, O. C, p. 529.; K. LUDIKOVSKY, Sb. ceskosl. spol. arch. II. 1962. pp. 257 et suiv.; cf. V. KRUTA, L'art celtique. . .o. c, p. 69, note 147. — Sur les contacts qui existent entre le Bassin des Carpathes et la Moravie voir: J. FILIP, AArch Hung, IX, 1958, Fig pp. 355 et suiv. 150