Alba Regia. Annales Musei Stephani Regis. – Alba Regia. Az István Király Múzeum Évkönyve. 12. 1971 – Szent István Király Múzeum közleményei: C sorozat (1972)
Szemle – Rundschau - Fitz Jenő: Epigraphica V. XII, 1971. p. 254–258.
EPIGRAPHICA V. IL> Les fouilles exécutées, en 1971, dans la basilique royale de Székesfehérvár, ont mis à découverte une inscription romaine qui était encastrée dans le mur oriental du bascôte septentrional. Malgré qu'elle ait été remployée, l'inscription a souffert quelques menues détériorations sur les côtés gauche et droit: au commencementet à la fin des lignes quelques lettres sont fragmentaires; à la fin de la 8 e éventuellement, et à la fin de la 9 e ligne probablement on peut compter avec une lettre manquante (fig. 1). La lecture de l'inscription n'est problématique qu'à deux endroits. Le cognomen se trouvait à la fin de la 8 e ligne et au commencement de la 9 e ligne est nettement lisible: A/H1L1S. La hampe de gauche de l'A, gravé à la fin de la 8 e ligne part verticalement, ce qui, comparé aux autres A de l'inscription, nous permet de songer aux ligatures AM, MA, AN ou NA. Au commencement de la 9 e ligne il y a une lettre illisible qui, d'après les fragments subsistants, pourrait être complétée en C, en G, éventuellement en S, mais il pourrait être question aussi d'un P. Le cognomen formé des variantes des lettres susceptibles de se trouver à la fin de la 8 e et au commencement de la 9 e ligne (АС-, АО, AS-, AP-, AMC-, AMG, AMS-, AMP-, MAC-, MAG-, MAS-, MAP-, ANC-, ANG-, ANS-, ANP-, NAC-, NAS-, NAP) ne peut être donné que sous la forme de A/P. Dans ce cas le cognomen était A/\V~\rilis. L'autre problème qui se pose est la résolution du nom de la colonie à la fin de la 9 e ligne. Du nom de la ville on lit aujourd'hui un S qui à la fin de la ligne, fut probablement suivi d'une autre lettre de laquelle, à cause de la détérioration de la pierre, rien n'est resté. Au nom de la ville dut appartenir au commencement de la 10 e ligne une lettre; la première lettre visible, un peu usée (E) est un peu en retrait par rapport aux initiales des lignes précédentes. Devant le E on voit une hampe fragmentaire et incertaine qui peut être interprétée soit comme I, soit comme R. Ce fragment de lettre pourrait nous permettre de tenter à restituer le nom de la colonie sous la forme de S[i/r(mii) ?]. Si le S de la fin de la ligne est la lettre initiale du nom de la colonie, en complétant le nom, ce n'est que Sirmium qui en Pannonié Inférieure peut entrer en ligne de compte. Si nous négligeons la hampe incertaine mentionnée au commencement de la 10 e ligne, il pourrait être question — en nous référant au col. Aq. signalé à la 6 e ligne — aussi du complément en s(upra) [s(criptae)]. Comptant aussi avec la possibilité de l'autre variante du complément du nom de la colonie, la lecture de l'inscription peut être donnée en ce qui suit: Pro salute d(omini) n(ostri) / Imp(eratoris) Mar(ci) Aurel(ii) I AntoniniPH / Felicis Aug(usti), Mar(cus) I Vlp(ius) Quintianus, / dec(urio) col(oniae) Aq(uinci), (duum,)uir/alis, q(uin)q (uennalis) désigna /tus et Titus Fl(auius) A/fP]rilis, dec(urio) col(oniae) S[i/r(mii)?], equo pub(lico), praepo/siti annon(a)e, u(otum) s(oluerunt) I l(ibentes) m(erito), Imp(eratore) Antonino I IUI et Balbino II co(n)s(ulibus) . L'inscription fut dédiée, en 213, pour le salut de Caracalla par deux membres importants, jusqu'ici inconnus, de l'aristocratie municipale de la Pannonié Inférieure, qui, en ces temps-là, ont rempli une fonteion particulière (praepositus annonae) . M. Ulpius Quintianus était membre de l'ordre d'Aquincum, ancien duumuir iure dicundo et au temps de la dédicace de l'inscription, candidat de la dignité de duum,uir quinquennalis . Son cognomen ne permet pas d'établir univoquement sa provenance. Les premiers Quintiani connus en Pannonié appartenaient à la population locale (A. MOCSY, Die Bevölkerung von Pannonién bis zu den Markomannenkriegen. Budapest, 1959, p. 187.). Après les guerres marcomanes le nom se rencontre en premier lieu dans la partie orientale de la Pannonié. Ailleurs il était utilisé plus fréquemment en Afrique et en Italie Septentrionale (L. BÀHKOCZ1, The population of Pannónia from Marcus Aurelius to Diocletian. AArchHung 16, 1964, p. 322). Sa diffusion relativement large et son utilisation locale d'auparavant permettent de conclure en premier lieu à la provenance locale de Quintianus. Le même nom subsiste aussi sur un autel d'Aquincum — GIL, 111, 3452: I(oui) O(ptimo) M(aximo), / M. Vlp(ius) Qu[i]/ntianus I u(otum) l(ibens) m(erito). — l'autel cependant n'indique pas le rôle social de son dédicant, ainsi nous n'avons aucun point de départ qui permettrait de l'identifier ou de supposer d'autres relations. D'entre les charges énumérées du decurio c'est sans aucun doute le q( uin)q( ennalis ) designatus qui mérite le plus d'attention. Non seulement du fait que jusqu'à présent nous n'avons pas connu d'exemples de la désignation ni à Aquincum, ni en Pannonié, mais aussi par ce que Quintianus n'avait pas occupé le poste de quinquennalis. Aquincum, on le sait, obtint de l'empereur Septime Sévère, en 194, le rang de colonie (cf. A. MÓCSY, Pannónia. RE, Suppl., 9, 1962, col. 599.) donc dès ce temps-là les quinquennales entraient en fonction tous les 5 ans. Avant la dédicace de l'inscription ils étaient actifs en 199, 204 et 209. La designatio mentionnée par l'autel, érigé en 213, ne peut indiquer autre chose que la quinquennalitas de254