Alba Regia. Annales Musei Stephani Regis. – Alba Regia. Az István Király Múzeum Évkönyve. 8.-9. 1967-1968 – Szent István Király Múzeum közleményei: C sorozat (1968)
Tanulmányok – Abhandlungen - Kralovánszky Alán: Contribution a la question du sarcophage de Székesfehérvár dit de Saint Étienne. – A székesfehérvári ún. István-szarkofág kérdéséhez. VIII–IX, 1967–68. p. 85–91. t. XXIII–XXV.
"g": "Um moine appelé Mercurius... l'heure même lorsque fut ouverte la tombe (tumulus)... " 16 Résumant les passages de textes relatifs à notre problème, on voit que chronologiquement ils se répartissent en deux parties. Le passage "a" parle de la mort survenue en 1038 et de l'inhumation, tandis que les passages "b — с —d —e —f —g" décrivent les événements se rattachant à la canonisation ayant eu lieu en 1038. Il s'ensuit nettement que la plupart des données dont Hartvik disposait étaient relatives à la canonisation. Comme nous l'avons dit, le passage "a" est la partie qui sert à la détermination précise de l'époque, c'est sur celui-ci que se base la datation établie avec une exactitude d'une année. Selon ceci il prétend — contradictoirement ! — d'un côté que c'est après la consécration de la basilique que le "corps fut rendu à la terre", et de l'autre côté que "le corps sacré .. .fut placé dans un sarcophage de marbre" . D'une importance essentielle est dans notre cas le passage „b" selon lequel "le corps bienheureux reposait pendant 45 ans au même endroit . .. le poids de la terre pesant sur lui et réduit en poussière ..." Les autres passages nous apprennent qu'avant, pendant et après l'ouverture de la tombe de différents événements miraculeux se sont produits, en rapport avec lesquels doit savoir que jusqu'à sa canonisation, le roi Etienne n'ayant eu aucun miracle, il était extrêmement important que de tels se produisent du moins en 1083. L'un des miracles était la dalle de pierre recouvrant la tombe, impossible à déplacer. La raison rationnelle évidente de ceci est que les fidèles du roi Salamon (1063— 1074) prirent l'occasion de cette fête chrétienne et nationale pour obtenir l'amnistie pour le roi. L'autre miracle est en rapport avec les guérisons et peut être comprise, d'après la psychologie des foules, comme la manifestation du style conventionnel des légendes littéraires. La situation est pareille pour le parfum suave montant de la tombe, qui put être aussi bien l'odeur aromatique du baume ou de l'encens utilisés lors de l'ensevelissement en 1038, ou de la cérémonie religieuse ayant eu lieu en 1083, que la manifestation d'une marque de style littéraire. 17 Par contre, la description du puisage de l'eau reflète l'authenticité du témoint et la réalité de l'événement. C'est pourquoi nous la considérons comme absolument varie. A notre avis, le passage cité décrit l'expérience même, le phénomène physique répondant à la loi dite des vases communicants. Si le roi Etienne avait reposé jusqu'en 1083 dans le sarcophage de Fehérvár, ce phénomène n'aurait pas pu se produire, le sarcophage ayant été taillé dans un seul bloc de pierre dans lequel le liquide ne put pénétrer, et si il contenait de l'eau, cette eau aurait pu être vidée. Ce phénomène ne peut se produire que dans effundere, ut evacuato sarcophago certior fieret anuli invent lo. Set mirum in modum quanta magis liquor effundebatur, tanto plus eo crescente t и m b a replebatur. Quo viso miraculo haustam aquam loco suo restituerunt, пес ea refusa, magis ob hoc tumb a replata fuit. Tune cooperto sepulchro laudes et grates divine pietate proclamantes cum invente thesauro beatissime dei genitricis Marie et perpétue virginis altare repetierunt ..." E. SZENTPÉTERY: op. cit. p. 436. 16 ".. .Monachus, quidam, nomine Mercurius. .. ipse hora, qua tumulus fuit apertus..." E. SZENTPÉTERY: op. cit. p. 438. 17 Je tiens à remercier le professeur János Horváth le Jeune pour l'information qu'il a bien voulu me donner et selon laquelle le "Parfum suave" montant de la tombe du saint est, dans les légendes médiévales, un motif toujours récurrent. le cas où la tombe est creusée dans la terre et le liquide est une eau souterraine. L'on sait que la basilique de Fehérvár est située sur une ile de la ville entourée de marais, sur an territoire de l'île dont l'altitude est la plus basse. Selon nos données de surface, les sommets des tombes royales du XII e siècle dégagées dans la basilique, sont situées dans une altitude de 109, m, 12 ; 20 ; 42 ; et 48 cm, et leur bas dans une altitude de 108 m, 64 ; 68 ; 87 cm. Le sommet de la tombe se trouvant dans l'abside près du mur latéral sud et considérée comme la plus ancienne en date, est dans une altitude de 108,80 m, et la base dans une altitude de 108,20 m. L'altitude reconstituée du niveau de l'abside au XI e siècle dut être entre 109,20 et 109,30 m. 18 Le niveau au X e siècle des eaux souterraines, constaté lors des fouilles de 1965, près des murs nord et sud, était dans chaque cas dans une altitude de 107,00 m. 19 Étant donné que les tombes royales de la basilique furent faites foutes de plaques de calcaire blanc ou de marbre rouge de Piszke, et de briques, de façon que chaque tombe était revêtue intérieurement d'une plaque de pierre composée de 6 à 9 pièces placées l'une à côté de l'autre sans liant, qu'elles étaient recouvertes soit d'une enorme dalle de pierre, soit de 2 ou 3 plaques de pierre et que le bas était revêtu de briques, les eaux souterraines purent, par forte crue, facilement pénétrer dans la tombe à travers les joints libres. 20 Prenant en considération les données de la decription de Hartvik et les données archéologiques et géographiques de la basilique, nous pensons pouvoir reconstituer l'ensevelissement de 1038 et l'exhumation de 1083 de la manière suivante : Ayant défait le pavement de l'église, situé dans une altitude de 109,25 m environ, on avait creusé une fosse dans la terre, dont le fond dut être dans une altitude de 107,50 m, ou encore moins. Les parois latérales de la tombe creusée dans la terre furent revêtues intérieurement de plaques de marbre blanc ou de plaques de calcaire semblant du marbre blanc. C'est dans cette tombe revêtue de plaques de pierre que fut placé le corps du roi Etienne, puis la tombe fut recouverte d'une grande dalle de pierre qui fit saillie du pavement. Le corps reposait ainsi jusqu'en 1083, lorsqu'en l'exhumant "on a soulevé la dalle de marbre qui saillaid du pavement, puis on arrivait à la tombe ... qui était rempli d'une eau un peu rouge. .. les os furent rassemblés dans un linceul très propre, puis sur Vordre du roi le liquide fut vidé dans des vases d'argent et dans des tonneaux, mais plus on vidait le liquide, plus la tombe en était remplie. Puis, l'eau vidée fut reversée à sa place originale, mais malgré l'eau reversée il n'y en avait pas davantage dans la tombe. Après quoi la tombe fut complètement recouverte". Le texte de Hartvik contient douze données relatives à la tombe. De ces douze données seulement deux parlent de sarcophage, ce qui signifie en soi-même qu'on ne peut accepter exclusivement le mode de l'ensevelissement à sarcophage. Du reste, le sarcophage en tant que sépulcre de pierre ne signifie dans la langue latine médiévale pas univoquement et exclusivement un coffre de pierre abso18 Mon relevé fait en 1965* 19 A. KRALOVÁNSZKY: Arch. Ért. 98 (1966). 306. 20 Cf. D. DERCSÉNYI: op. cit. 87