Fitz Jenő (szerk.): A Pannonia Konferenciák aktái IV. Bronzes Romains figurés et appliqués et leurs problemes techniques - István Király Múzeum közelményei. A. sorozat 27. A Pannon konferenciák aktái 4. (Székesfehérvár, 1984)

V. Cserményi: Statuettes de Vénus de Pannonie

occidentales de l’empire romain. Parmi les objets décou­verts en Pannonie, ce type est représenté par la statuette portant un torque d’argent torsadé sur son cou qui est de provenance de Mitrovica (PI.LXV11.1.) et conservé aujo urd’hui au Musée National de Budapest (Hekler 1913, 220—222). Le type dit Aphrodite détachant ses sandales trouve son représentant dans la statuette découverte à Kővágószőllős (Ibid., 217—220). Vénus est débout sur une base rectangu­laire. La figurine fut fondue ensemble avec le pillier rec­tangulaire dans la partie postérieure duquel se trouve une cavité. La composition de vue frontale devait décorer le pied d’un tripode (Pl. LXVII. 2.). L’histoire de ce type qui est d’ailleurs très rare en Pan­nonie, a été mise au point concernant tout l’empire ro­main, par Ernst Künzl. (Menzel 1969, 44—47). Selon son avis, le type doit remonter à un prototype de demi-grandeur nature exécuté de toute vraisemblance au tournant du 3e et du 2e siècles avant notre ère. Le type dit Vertus tenant un miroir est également repré­senté par plusieurs variantes. La divinité est nue ou bien elle porte une draperie autour de sa taille. D’une main elle tient un miroir, tandis que avec l’autre main elle est en train d’arranger une longue mèche de sa coiffure. D’autres variantes représentent la déesse tenant un autre attribut, par exemple une pomme. Le prototype grec de ce type est représenté par exemple par l’Aphrodite d’Arles dont l’original remonte à l’époque classique tardive. La Pannonie connaît plusieurs des variantes de ce type, ainsi le Vénus de Gorsium (Bánki 1972, 13—15) et celle de Szőny (Pau­­lovics 1942, 121, pl. XXXVIII, 3) (PL LXVIII. 1—3). Le quatrième type est constitué par la Vénus nue (Bánki 1972, 16—18; Paulovics 1953, 114). (Pl.LXIX. 1-2). Elle s’appuie sur la jambe droite, sa main droite est tendue en avant et sa main gauche levée haut. La statuette de pro­­vennance de Veszprém (Pl. LXXIII. 3) qui est conservé au Musée National de Budapest est dans l’état brut de fonte, les finitions des détails ne sont pas faites. Le front de la figurine est surmonté d’un diadème, ses oreilles sont per­cées. Dans la Bibliothèque Nationale de Paris (Babelon-— Blancnet 1895, Nr. 249, pl. 107—108) est conservée une figurine provenant de la Syrie et très apparentée à la sta­tuette de Budapest dont le diadème est orné d’un bandeau avec incrustation d’argent. Ses yeux sont également in­crustés d’argent. La pièce du Musée National n’en a aucune trace. Il est le résultat de la réunion de plusieurs types. Kaufmann-Heinemann remonte ce type à un prototype du 1er siècle avant notre ère (1977, 68). Le type dit Vénus pudique comprend deux groupes de statuettes. Les figurines qui appartiennent au premier groupe sont représentées nues, cachant d’une main les seins, de l’autre le sexe. (Pl. LXXI. 1—4) a statuette découverte à Mindszent, conservée au Musée National, fait partie de ce groupe dont le prototype statuaire peut être reconnu dans la Vénus du Capitole. Les variantes appartenant au deuxième groupe du type Vénus pudique représentent la divinité cachant d'une main son sexe, tandis que sa main droite est tendue en avant. Dans les corpus publiant des pièces analogues ne figure aucune statuette tenant un attribut de la main droite. Dans son étude Die Römische Bronzen aus Österreich, R. Fleischer formule l’hypothèse que la divinité tenait une écuelle de sa droite (Fleischer 1967, 74). Ce deuxième groupe du type est réprésenté en Pannonie par deux sta­tuettes conservées au Musée National, par le Vénus de Tâc et par celle de Csönge Les pièces trouvées en Pannonie manquent également d’attribut, mais étant donné que chaque statuette est endommagée sur la main tendue en avant, il n’est pas possible d’exclure toute la possibilité d’un attribut, peut-être d’une pomme tenue à la main. L’aperçu des statuettes de Vénus mises au jour en Pan­nonie nous permet de confirmer plusieurs des constata­tions qui se rapportent en général aux bronzes. La diversité des représentations due aux procédés techniques et dépen­dant des exigences des clients, offre la possibilité de ré­pondre, à côté du problème de l’histoire de l’art, à nom­breuses questions. La grande variété des figurines, parmi lesquelles il n’y a pas de pièces tout à fait pareilles, témoigne de ce que bien que chacun des types comporte des variantes proches l’une de l’autre, l’étude des pièces analogues ne nous permet que de les remonter à un prototype commun. Dans le cas de certains objets il est possible de déterminer approximativement la date d’exécution (dans des limites très éloignées), mais les analogies ne donnent pas assez de points de repère pour identifier le lieu de fabrication de l’objet. Il ne nous reste pour le moment qu’ à espérer que la publication de la monographie de petits bronzes de Pan­nonie nous constituera une base suffisante pour résoudre les questions ouvertes concernant les groupes, les types, les variantes et les procédés techniques de la matière décou­verte en Pannonie.f1) (1) La publication définitive avec le matériaux complets sera publiée dans le volume XVII d’annuaire SAV ARIA. 136

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