Fitz Jenő (szerk.): The Celts in Central Europe - István Király Múzeum közelményei. A. sorozat 20. A Pannon konferenciák aktái 2. (Székesfehérvár, 1975)
I. H. Crisan: La nécropole de Fintinele et son importance pour le probléme des Celtes de l'Europe Centrale
boucliers, poignards. Malheureusement, la seule tombe contenant un char de lutte était trop mal conservée!5). Tandis que l’inhumation rencontrée dans toutes les phases de la nécropole, ne nous offre que sept exemples, l’incinération en fosse a représenté le rite prépondérant. Après la crémation, dont la place ne coineidait pas avec celle de la tombe, les restes étaient déposes au fond de la fosse. En ce qui regarde un ustrinum nous ne l’avons pas encore trouvé(6). Enfin il est remarquable que l’incinération en urne est complètement absente. La forme des fosses tombales fût très facilement à décéler grâce aux marnes colorées. On a rencontré des fosses rectangulaires aux coins arrondis, des fosses ovales ou rondes. Leur profondeur varie entre 0,20 et plus de 2 m. Une grande variété caractérise également les inventaires funéraires : il y a des tombes riches à côté des tombes qui contiennent seulement un ou deux vases et très rarement seulement des os calcinés, dont, la quantité est généralement, réduite. Si les restes cinéraires manquent, on peut présumer des cénotaphes. Presque dans tous les cas, l’incinération du défunt est accompagnée par l’immolation d’animaux, déposés ensuite dans la même.fosse. Le porc, entièrement ou par morceaux y tient la première place. Il est notable le cas où deux porcs servirent comme offrande pour un seul mort. Les os de bovidés et de volailles sont également déposés dans les tombes à incinération. Celles à inhumation ne contiennent aucune offrande d’animaux. Très riches sont spécialement les tombes des femmes. Parfois certaines parures ont été détruites par les flammes pendant l’incinération, alors une autre garniture fut déposée directement dans la fosse. Un éloquent exemple nous offre la tombe trouvée à l’extrémité ouest : une paire de bracelets à demi-oves était intacte tandis que l’autre était brûlée. Des fibules, des chaînes brûlées furent également remplacées par d’autres pièces. La place la plus importante, au point de vue de la quantité, revient à la céramique. Les vases, en divers états de conservation, de toutes les formes et dimensions se comptent déjà par centaines. A côté d’une céramique celtique typique travaillée à la roue, on a aussi découvert une importante quantité de céramique dacique, travaillée à la main, dans la manière traditionnelle hallstattienne. Il est à souligner qu’on rencontre presque toutes les formes de vases dacogétiques: de grands vases en cloche à proéminences ou boutones et de grands vases bitronconiques jusqu’aux petites cruches et aux tasses à une anse. Les (5) On a découvert des chars de lutte dans les suivantes localités de Transylvanie: Toarcla; Vurpăr (K. Hoeedt, Dacia, IX —X, 1941 — 1944, 194); Cristuru Secuiesc (M. Roska, Dacia, III—IV, 1927 — 1932, 359 — 3(il) ; Curtuişeni (In., Közlemények, II, 2, 1942, 35 — 37); Dezmir (I. H. Crişan, AMN, X, 1973, 51). (ö) Telles platformes pavées mesurant 2,40 — 2,80 m X 0,90 — 1,20 m ont étét découvertes dans la nécropoles celtique d’Apahida. I. Kovács, Az apahidai őskori telep és La-Tène temető. Dóig. II, 1911, 21 — 20. vases en forme de cloche présentent des très bonnes analogies avec ceux des nécropoles gétiques situées au Sud du Danube (Satu Nou(7), Murighiol(8), Telita)(9). On les y a trouvés à côté de la céramique grecque. 11 est encore difficile de déchiffrer la signification historique de la céramique dace de Fîntînele, puisqu’elle est plus abondante dans les phases initiales tandis qu’elle diminue aux étapes finales. En tout cas, il est à signaler l’existence des autochtones, au moins dans la région. L’étude attentive des rites d’enterrement dans la nécropole de Fîntînele et la comparaison avec les systèmes contemporains nous fera, sans doute, mieux comprendre les phénomènes. Il nous semble presque superflu d’accentuer l’importance de la nécropole de Fîntînele. En première ligne, il s’agit d’élucider les problèmes transylvains en démontrant que l’espace de cette province est intimement lié, dès le IV-éme siècle, aux grandes civilisations européennes. En seconde ligne, la nécropole de Fîntînele concerne l’histoire générale des celtes: la chronologie, l’expansion et la manière dont elle s’est accomplie dans toute l’Europe. Les conquérants celtes sont déjà dans la première moitié du IV-éme siècle av. n. è. une réalité constante dans les régions orientales de notre continent et ne représente pas une expansion du groupe située sur le Tisa où celles des guerriers qui ont détruit le sanctuaire de Delphi selon les hypothèses en vigueur. Les jalons chronologiques offerts par la nécropole de Fîntînele nous aident à mieux dater les matériaux celtiques accidentalement trouvés et des matériaux daces contemporains des phases d’évolution ancienne et moyenne. Les étapes de l'expansion celtique en Europe peuvent elle aussi être mieux connues. En Transylvanie, par exemple, on constate trois groupes principales: au centre, au nord-ouest et aux environs d’Arad. Les deux derniers, qui sont plus restreints, représentent des prolongements vers l’Est et des groupements sur le Tisa supérieur et moyen. En général les trois groupes sont contemporains en constatant quand même des mouvements à l’intérieur ou à l’extérieur(10). La stratigraphie horizontale de la nécropole de Fîntînele et les analogies découvertes au sud du Danube permettront une précision de la chronologie. Mais c’est seulement après les fouilles complètes du cimetière que nous aurons le droit d’en discuter à fond. Cluj—Napoca /. II. Cri.şan (7) B. Mitre a - C. Preda — N. Anghelescu, Şantierul Satu Nou. Necropola geto-dacă. Materiale şi cercetări archerlogice, VIII, 1962, 369-372. (8) E. Bujor, Şantierul arheologic Murighiol. Materiale şi cercetări arheologice, V, 1959, 373 — 378; VI, 1959, 325 - 330. (9) G. Simion - Gh. I. Cantacttzino, Cercetările arheologice de la Telita. Materiale si cercetări arheologice, VIII, 1962, 373-381. (10) I. H. Crişan, Das keltenproblem in Siebenbürgen. ARoz, 1971, 548 — 558; Id., Contribuţii la probleme cehilor din Transilvania. SCIV, XXII, 1971, 149 — 164. 180